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Critique du Film d'animation : La Traversée du Temps
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Critique du Film d'animation : La Traversée du Temps

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 14 décembre 2011 à 0944

Amour et temps

Critique de la VOST

La Traversée du Temps est l'adaptation d'une nouvelle japonaise très populaire dans son pays d'origine. Il ne s'agit pas d'une première pour l'écrit de Yasutaka Tsutsui, l'histoire ayant connu de nombreuses déclinaisons en films, téléfilms, séries télé lives, ou manga. Cette adaptation créée par le prestigieux studio Madhouse est l'adaptation la plus populaire dans notre pays, et ce étant donné qu'elle est la seule ayant eu les honneurs d'une sortie en salles. Son histoire tient autant de la science-fiction que de la chronique adolescente, se concentrant sur le personnage de Makoto, jeune lycéenne dont la vie sociale tourne autour de deux garçons : Chiaki et Kosuke ; un jour, elle tombe sur un étrange objet lui permettant de maîtriser le voyage dans le temps. Makoto va alors se créer une belle vie, mais va hésiter : va t-elle garder le trio soudé ou laisser les deux garçons vivre leurs propre vie ?


L'un des meilleurs aspects du scénario est qu'il parle de voyage dans le temps sans s'embourber dans des explications, possibilités et paradoxes qui existent dans toutes les autres productions de ce style. On s'éloigne donc des enjeux vitaux d'un Retour vers le futur pour simplement s'intéresser aux effets d'un tel pouvoir dans la vie d'une lycéenne banale. Ce pouvoir est ainsi placé au service d'une histoire nostalgique d'une époque qu'on a tous connu, à savoir la fin de l'adolescence. L'époque où le plus important étaient les cours et les potes, sans avoir à se soucier de l'avenir. L'idée est ici bien illustrée par le fait que Makoto refuse pendant tout le film de choisir définitivement son orientation post-lycée. L'intrigue reste dans l'environnement du personnage principal, qui, de fait, s'avère vraiment crédible. La fibre nostalgique est donc plutôt communicative, donnant une certaine poésie à cette aventure.


Le film n'a cependant de science-fiction que le postulat du voyage dans le temps, pour le reste, il demeure concentré sur la personnalité de ces pré-adultes à la fin d'une époque de leur vie. Pas de grand méchant, ni d'enjeu véritablement plus important que la vie de l'héroïne et celles de ceux qui l'entourent. Cependant, cette particularité - qui fait la force du film - peut aussi être son principal défaut au regard de certains spectateurs. Les amateurs de science-fiction trouveront que le voyage dans le temps n'est qu'un prétexte à une histoire manquant cruellement de rythme. Plus globalement on pourra reprocher au film une fin un peu longue et décevante, on sent qu'il y a un véritable potentiel gâché : l'intensité dramatique n'offre finalement qu'une petite sortie, rendant le tout facilement trop pessimiste. Le dernier retournement de situation s'en révèle d'ailleurs totalement inutile (le film aurait pu durer un quart d'heure de moins). Ne connaissant pas l'œuvre originale, cette sortie de piste dans la dernière ligne droite peut démontrer une fidélité au récit de Tsutsui, où peut être l'œuvre du scénariste Satoko Okudera.


Au niveau de la technique, le métrage est l'œuvre d'un des studios les plus prestigieux du Japon, à savoir Madhouse. On lui dont beaucoup d'oeuvres sur ces trente dernière années, avec des séries ayant déjà mis en avant les affres de l'adolescence à l'image de Beck ou les excellents films de Satoshi Kon comme Tokyo Godfathers ou Paprika, dont la production se fit en même temps que le film d'Okudera. Ce dernier peu s'apparenter à un véritable enfant de la maison Madhouse, ayant d'abord réalisé des films Digimon, puis One Piece avant de s'attaquer à ce projet. On sent le savoir-faire du studio avec un dessin tout en souplesse, gagnant en identité quand il donne des aspects très épurés aux personnages, et quelques effets par ordinateur pour donner corps aux voyages dans le temps de Makoto. On saluera également aussi la grande fluidité de l'animation, qui est ici exemplaire. Pour les décors, c'est avec plaisir qu'on découvre ce Japon urbain ensoleillé. Un dernier mot sur la musique, proche du classique et se concentrant sur de jolies mélodies au piano, et du doublage, qui donne correctement vie aux différents protagonistes de l'intrigue.

 

La conclusion de

La Traversée du Temps est le prototype de film qui peut autant plaire que laisser dubitatif. On peut adorer l'idée d'un voyage dans le temps abordé différemment et sans complication, le tout dans une chronique adolescente ne manquant pas de charme. Mais on peut aussi se désoler du manque d'ambition dans l'utilisation du voyage dans le temps et surtout regretter une fin pas vraiment maîtrisée. Quoi qu'il en soit, le film s'avère avant tout rafraichissant..

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