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Critique du téléfilm : Brain Code [2011], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 16 juin 2011 à 17h17

Cerveau en dérangement

La téléphonie mobile, il faut bien l'admettre, c'est vachement bien. Depuis cette invention, nous ne sommes plus jamais seuls - du moins tant que l'on dispose du réseau et d'une batterie chargée - et l'homme, créature grégaire à grande sociabilité (dans ta face!), apprécie cette attache permanente avec sa famille, ses amis, ses amants, son patron (bon, ok, peut-être pas son patron!). Le seul problème, si l'on prend pour négligeable la rumeur (fausse, forcément, sinon on ne nous les vendrait pas, hein?) que les ondes de portables nous grillent les neurones,  est que son usage nécessite l'emploi d'une main, qui serait bien mieux employée à faire autre chose (comme se curer le nez, remuer une cuillère à café ou passer la vitesse d'une voiture). Un peu frustrant. Hors, actuellement, les solutions proposées sont aussi rares que peu séduisantes. Il y a bien ce que l'on appelle le "kit main libre" mais bon, c'est un truc de beauf ou de VRP fauché (le VRP qui se la pète porte, lui, de disgracieux téléphones qui s'accrochent aux oreilles et les font ressembler à d'improbables croisements entre l'agent Smith et lady Gaga).

Désireux de résoudre ce problème primordial pour le bien-être de la race humaine (bien plus important que trouver un remède contre le cancer ou une solution à la faim dans le monde), trois jeunes gens doués et très ambitieux ont mis au point un appareil révolutionnaire: une puce de téléphone implantée directement dans le cerveau! Enfin, je dis trois mais, en fait, il n'y a qu'un seul scientifique; les deux autres sont des commerciaux qui, sapés comme des ministres et attaché-case en main, usent de leurs belles gueules pour tenter de dégoter un contrat. Malheureusement, le charme du couple ne suffit pas à convaincre le plus gros opérateur téléphonique du coin et les voilà un peu dans la mouise, complètement fauchés avec trois prototypes (putain, quel hasard!) sur les bras.

Ils décident alors de tester le système sur leurs personnes. A croire qu'ils n'ont jamais vu ces films de science-fiction où ce genre d'initiative entraine toujours des conséquences désastreuses (parait qu'il y en a même un qui s'est transformé en mouche!). Grace à Lee, la jeune femme du groupe, ils entrent en contact avec un chirurgien (banni de l'ordre des médecins!) qui leur implante les puces dans le crane en passant par la cavité nasale (la séquence de l'opération évoque quelques passages de Total Recall). Et, devinez quoi? ça marche du feu de Dieu! Un mec dit "Activer puce!" et hop, il entend la tonalité d'un téléphone. Il pense ensuite à un nom et, hop, ça sonne dans la tête de la personne destinataire qui dit "Décrocher!". Et voilà les deux personnes reliées comme par télépathie. Pour mettre un terme à la discussion? Il suffit que l'un d'eux dise "Raccrocher!". C'est pas génial, ça? Et ils peuvent même s'applaudir sans aucune gène! Bon, personnellement, mis dans cette situation, j'aurai quelques questions à poser à l'opérateur voulant me refourguer sa cam, comme: pourquoi suis-je obligé d'annoncer à voix haute que je décroche, alors qu'il suffit que je pense à mon destinataire pour que cela compose le numéro? Et pourquoi dois-je parler lors de mes communications alors que la puce est directement implantée dans mon cerveau? Bref, quelques petits détails obscurs que des spécialistes de hot line n'auraient aucun mal à m'expliquer. Ou pas.

De toute façon, Brain Code ne propose pas de mode d'emploi. Ce n'est pas un guide technique mais un thriller de SF. Oui, thriller, car vous vous imaginez bien que quelque chose va se dérégler. Sinon, le film serait trop chiant - en fait, pour être honnête, même avec les évènements qui vont suivre, il reste chiant. Après une très longue partie d'introduction qui s'achève par l'implantation des puces, ces dernières vont donc commencer à dysfonctionner, de manières différentes. Celle de Lee se met à capter toutes les communications cellulaires du coin. Jason voit la qualité de réception de sa puce dégradée par des parasites et il se met à saigner du nez. Des effets secondaires totalement imprévus et très gênants mais qui, comparés au cas d’Alec, comptent comme menu fretin. Son cerveau boosté par la puce, ce geek asocial et un peu barge s'est carrément transformé en une sorte de surhomme qui peut prendre le contrôle des esprits humains. Déjà un peu psycho avant l'implantation, Alec sombre dans la folie, use de son pouvoir sur autrui pour satisfaire ses pulsions sexuelles (calmez-vous, les plans coquins se limitent à une fille en lingerie) et se venger de la société en forçant au suicide les gens qui lui ont fait du tort.

En fait, au moment où l'on croit enfin que le rythme va décoller, le scénario se hasarde alors dans une (mauvaise) relecture de Scanners dans laquelle sont glissés des éléments de Hollow man, l'homme sans ombre, version aseptisée. Absolument pas inspiré, parfois même frileux, Randy Daudlin n'arrive pas à insuffler du rythme à un flux narratif qui accuse ses insuffisances dramatiques. Prévisible, l'intrigue se traine, avec l'entretien d'une lutte poussive (et peu crédible, au lieu d'utiliser ses pouvoirs pour vider les banques, le "super vilain" s'amuse à harceler ses anciens amis) entre Alec et un duo d'amoureux qui veut arrêter l'expérience. Daudlin, le réalisateur, n'essaie même pas d'éveiller notre attention par des artifices, comme des effets gore gratuits ou quelques séquences d'action. Cela aurait été maladroit, certes, mais au moins amusant. Non, peut-être fan des épisodes de Derrick, il enchaine ses plans comme une grand-mère son point de crochet, avec une régularité métronomique. Seul détail plaidant en faveur du cinéaste: une application dans le domaine technique qui fait qu'à aucun moment le film ne sombre dans le ridicule. Mais pour apprécier, force est de résister à l'assoupissement. Et je vous assure que ce n'est pas gagné d'avance.

Ha oui, et pour finir, un petit mot sur la qualité de l'interprétation. Voilà, c'est fait.

La conclusion de à propos du Téléfilm : Brain Code [2011]

Nicolas L.
35

L'idée de base, si elle n'est pas nouvelle, est assez amusante. Mais pour que le film ait été réellement divertissant, à défaut de captivant, il aurait fallu que Randy Daudlin fasse preuve d'un peu plus de hardiesse. En l'etat, Brain Code est une production télévisuelle soporifique et extrêmement sage qui n'a comme seul aspect positif qu'une facture technique convenable. Aucun intérêt... Sauf si vous souffrez d'insomnie.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation appliquée
  • Une idée de base sympa

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario mou du genou
  • Des personnages sans relief
  • Une production très policée

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