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Critique du Jeu de cartes : Bohnanza

Avis critique rédigé par Amaury L. le mardi 22 mars 2011 à 07:17

Harry Colt versus Harry Coriace...

Sur la planète Bohn, une guerre impitoyable oppose les différents peuples de haricots. Les terres fertiles deviennent rares et s’enrichir passe par une diplomatie intéressée avec les autres agriculteurs. Bohn chance à tous !


Bohn récolte !

Gigamic propose une boîte en métal de petit format d’un rouge explosif très attirant pour l’œil. A l’intérieur, on découvre cent quatre cartes Haricot de huit familles distinctes (20 Harry Colt, 18 Harry Cauchemar, 16 Harry Cochon, 14 Harry Colique, 12 Harry Copain, 10 Harry Chaos, 8 Harry Comique, 6 Harry Coriace) et six cartes Troisième champ, complétées par une règle de dix petites pages. Le matériel et les illustrations humoristiques de Björn Pertoft séduisent immédiatement et donnent une envie irrépressible de tester le jeu.

 

Un matériel d’un très bohn goût… (photo éditeur)

Respecter les règles de plantation…

Pour gagner, il faut devenir l’agriculteur le plus riche. On distribue cinq cartes en début de partie à chaque joueur. Celui-ci garde ses cartes obligatoirement dans l’ordre où il les a reçues, interdiction formelle de les trier. On commence par planter impérativement de sa main sa première carte Haricot, éventuellement une seconde (non obligatoire) sur un de ses deux champs acceptant qu’une seule variété de haricot. Si la carte plantée correspond à une variété déjà présente ou un champ vide se trouve encore disponible, on passe à la phase suivante, sinon le joueur doit vendre sa récolte (au moins deux cartes) afin de planter sa carte obligatoire. Quand on récolte, on reçoit de l’argent (entre zéro et quatre Thunes au maximum), cette recette dépend du nombre de cartes vendues. On vend quand on veut. A tout moment, le joueur acquiert un troisième champ en dépensant trois Thunes (pièces).

Exemple : le joueur doit planter son Harry Coriace, pas de champ disponible, il vend ses six Harry Colt, cela lui procure deux Thunes. Il garde deux Harry Colt, les retourne face pièce d’or, et jette les quatre autres dans la défausse. Il termine en plantant son Harry Coriace.

La seconde phase consiste à piocher deux cartes de la pioche et de les placer face visible au centre de la table. Ensuite, tous les joueurs négocient avec le joueur actif des échanges de carte, de sa main, du centre de la table, mais pas celles déjà plantées dans les champs. Toute carte échangée sera impérativement plantée à la fin de la phase. Une liberté accompagne ce marchandage, on peut même accorder gratuitement une carte à un autre joueur si celui-ci accepte le don.

On termine son tour en piochant trois nouvelles cartes Haricots, toujours en respectant l’ordre d’arrivée dans la main. La partie se termine quand la pile s’épuise pour la troisième fois. On récolte les champs productifs et on compte ses pièces. Le plus riche l’emporte.

Voilà la situation finale de l’exemple précèdent.

Très bohn jeu…

Bohnanza, dont la première édition date de 1997, séduisit rapidement un public nombreux en raison de qualités ludiques originales. Le succès international ne se démentant aucunement, Gigamic « relooke » magnifiquement ce classique des jeux de cartes contemporains. Présentée dans une boîte métallique d’un rouge électrique, cette réédition réussie suscite habilement la curiosité d’essayer l’objet. L’auteur, Uwe Rosenberg, marquait de son empreinte créatrice une première fois le monde ludique. Quelques années plus tard, il accouchait d’un monstre dans le domaine des jeux de gestion, devenu une référence depuis, Agricola

Constitué uniquement de cartes, Bohnanza dévoile une vraie innovation dès la préparation du jeu avec l’interdiction absolue de trier les cartes tenues en main. Cette contrainte oblige les joueurs à passer des accords commerciaux avec les autres éleveurs de haricots. Ne pas marchander ou négocier les cartes inopportunes de sa main implique des répercussions très négatives lors de ses futures récoltes. En effet, l’obligation de planter la première carte de sa main interdit une stratégie solitaire et isolée, si on souhaite récolter des champs procurant des revenus élevés. Vendre continuellement des champs faiblement semés ne rapporte que des bénéfices insignifiants voire nuls. Afin de minimiser cette possibilité, entretenir de bonnes relations avec les autres participants s’avère indispensable.

Voici toutes les familles de haricots présentes dans Bohnanza…

La phase d’échange s’apparente à un souk ludique, à un marché ou les camelots rivalisent de propositions parfois intéressantes mais souvent ubuesques et incohérentes. Les joueurs essaient de refourguer leurs cartes Haricot qui parasitent leur main. On assiste alors à un déferlement argumentaire surprenant pour un jeu de cartes. Le bluff, le chantage affectif, l’intimidation avec d’éventuelles menaces ultérieures, l’apitoiement, la séduction, l’entente au détriment d’un autre joueur se mêlent joyeusement dans une sérénade ludique incroyablement excitante. Il est rare d’observer une interactivité aussi prégnante entre les participants, un vrai régal. Bohnanza accroche dès la première partie et on ne voit pas l’heure que dure le jeu passée. On comprend pourquoi celui-ci est devenu une référence majeure, tous les styles de jeux confondus.

Toutefois, deux bémols surviennent avec l’édition proposée, la configuration à deux joueurs transforme Bohnanza en un fade jeu de pioche hasardeux, la puissance des Harry Coriace (une thune par carte posée) donne un sacré avantage financier à son planteur. Sinon, Bohnanza fait partie des indispensables à posséder absolument. A noter que Bohnanza multiplie les plaisirs avec de nombreuses extensions, dont certaines autonomes. Nous en citerons quelques unes, La Isla Bohnita, High Bohn,  Laby Bohn, Bohnaparte (nécessitent le jeu de base), Al Cabohne, Space beans (indépendantes).

 

90

Bohnanza a explosé dès sa parution en 1997 grâce à des mécanismes innovateurs pour un jeu de cartes. L’interdiction de trier sa main, les phases d’échange entre les joueurs extrêmement dynamiques et interactives, apportent une dimension rarement atteinte par des jeux similaires. Avec son format de poche, Bohnanza s’emmène partout pour le plus grand plaisir de chacun. On enchaîne les parties sans lassitude et la réédition proposée par Gigamic dans un boîtage métallique rouge accroche immédiatement le regard. Bohnanza devient une passerelle idoine pour séduire un public réfractaire à la pratique de jeux de société ou animer positivement une soirée entre amis ou en familles. Qui sème le haricot, récolte Bohnanza !

Critique de publiée le 22 mars 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Cartes humoristiquement illustrées.
  • Mécanismes originaux.
  • Très interactif.
  • Durée de vie importante.

Que faut-il oublier ?

  • Pas terrible à deux joueurs.
  • Puissance des Harry Coriace.

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