75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°3 : Un peu de fantasy ! Désactivez votre Adblock pour notre domaine et nous revivrons comme par magie !
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Hanté par ses ex
Hanté par ses ex >

Critique du Film : Hanté par ses ex

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 17 janvier 2011 à 1828

Très niais et vraiment pas drôle...

Au fil des ans et des films, Mark Waters s'avère être l'un des yes-men les moins intéressants parmi tous les tâcherons actuellement en activité à Hollywood. Et pourtant, nombre de longs-métrages sur lesquel il a travaillé se sont avérés être de bons succès commerciaux au box office. Son créneau : des romances très niaises dans lesquelles sont intégrés des ingrédients fantastiques plus ou moins légers, et plus ou moins prétextes à des ficelles vaguement comiques. Dans ses meilleurs jours, Waters nous livre un film gentiment regardable (Freaky Friday), dans ses plus mauvais (les plus fréquents), il nous pond un machin tellement chargé en niaiserie qu'il en devient bien vite écoeurant (Et si c'était vrai..., Folles de lui). Après être passé par la case clone d'Harry Potter (allez à la case bide commercial, ne passez pas par la case départ), Waters est revenu à son genre de prédilection avec Hanté par ses ex, variation du fantôme des noëls passés, présents et futurs adapté au séducteur sans foi ni loi.

Ce séducteur sans foi ni loi, c'est Matthew McConaughey, beau gosse terriblement talentueux incapable de s'engager dans une relation amoureuse (Après Playboy à saisir et Comment se faire larguer en dix leçon, c'est la troisième fois qu'il nous ressort la même partition, mais il faut bien manger et payer ses impôts, comprenez le...), qui, après une folle nuit passée avec les fantômes de ses ex, va se rendre compte qu'en fait, tout ça, c'est parce qu'il a eu le coeur brisé par son amie d'enfance (Jennifer Garner, seule femme du métrage avec un peu de personnalité... mais pas trop quand même, faut qu'elle reste un peu cruche pour lui tomber dans les bras à la fin). Entre temps, diverses péripéties sous forme de flashbacks vont rythmer le film, et offrir aux amateurs d'histoires bien niaises une love story sans queue ni tête, ainsi qu'une comédie sans rythme ni gag dans lequel le méchant playboy va devenir un gentil amant prêt à tout pour que sa moitié soit comblée de bonheur... pitié !!!

Bon, pour être tout à fait honnête, j'ai choisi en toute connaissance de cause de regarder Hanté par ses ex jusqu'au bout. On pourra parler de dévotion envers Scifi-Universe (j'attend toujours ma prime de pénibilité), voire de sensibilités masochistes assez poussées (regarder ce genre de truc, c'est comme manger entièrement un paquet de yaourts périmés, et assumer les conséquences intestinales qui vont avec...), toujours est-il que pour le spectateur lambda, tout est joué en vingt minutes. En effet, devant un spectacle aussi navrant, la grande majorité des gens aura zappé, ou appuyé sur le bouton "Eject" de leur lecteur DVD (voire Blu-Ray pour ceux qui aiment souffrir), pour pouvoir se délivrer de cet horrible calvaire ; c'est vrai, inutile d'attendre quatre-vingt dix longues minutes pour comprendre que ce truc est un navet de la pire espèce (celle des nanars pseudo romantiques), et que l'on gagnera son temps en faisant autre chose (laver ses chaussettes par exemple).

C'est donc ce que j'aurai pu (dû ?) faire, et c'est donc en toute connaissance de cause que j'ai continué, jusqu'au générique de fin, luttant pour ne pas m'endormir à chaque longue minutes de ce long-métrage. En effet, passé son postulat de départ déjà pas super passionnant (le fantôme des noëls passés, présents et à venir, c'est une particularité américaine auquel nous sommes, chez nous, bien peu sensibles), force est de reconnaître que Hanté par ses ex n'est vraiment pas drôle. A moins d'être très sensibles aux aspects les plus matériels de la comédie (perruques moches, appareils dentaires qui défigurent les acteurs), ou de trouver Matthew McConaughey très drôle (ce qu'il n'est pas), vous risquez de rester de marbre devant cette absence quasi-totale de ressorts comiques. Au mieux, les courtes apparitions de Michael Douglas ou de Robert Forster pourront peut-être vous arracher un sourire, toujours est-il que dans l'ensemble, le tout manque sérieusement d'audace et sombre dans le déjà-vu.

La partie romantique ne rattrape pas non plus le fiasco comique sur lequel repose le film ; ainsi, même les amateurs de love story ne pourront qu'être déçu devant ce film déjà vu tellement de fois. Il est beau, elle n'est pas terrible, il peut avoir toutes les femmes qu'il veut, sauf elle, et c'est ce qui la rend tellement unique... Les situations qui servent de pivots au scénario sont à ce points éculées que l'on ne pensait pas encore pouvoir à faire à elles ; celui qui a dit que que c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes n'a visiblement jamais vu une comédie-romantique signée Mark Waters (et il a beaucoup de chance soit dit en passant). La chose est d'autant plus agaçante que ce style d'histoire, qui implique un changement de personnalité radical, ne peut que s'appuyer sur un scénario travaillé pour réussir son coup (style Un Jour sans fin par exemple), ce qui, ici, est loin d'être le cas (on retrouve, en fin de film, ce syndrôme d'amnésie générale où tout le monde a oublié que la veille, le héros était un pur connard).

Devant la caméra, les acteurs ne font même pas de leur mieux pour sauver les meubles ; non, ils cachetonnent tous, et ne s'en cachent même pas, aucun d'eux ne semblant véritablement intéressé par ce qui se passe (comme le spectateur, effectivement). Matthew McConaughey nous livre son habituel numéro de playboy (dommage qu'il se cantonne à se genre de productions, il a prouvé quelques fois qu'il pouvait valoir mieux que ça), Jennifer Garner se contente d'une prestation au mieux fadasse (comme d'habitude), Lacey Chabert confond stress et hystérie, Breckin Meyer est juste absent, le reste du casting s'apparente à de la figuration. Du coup, dès que Michael Douglas ou Robert Forster pointent le bout de leur nez, ils volent la vedette à tout le monde, alors même qu'ils sont aux commandes de personnages tout juste médiocres.

La conclusion de

Comédie romantique teintée de fantastique réalisée par l'un des réalisateurs les moins intéressant du moment (Mark Waters, pour le citer), et interprétée par l'un des couple de comédiens les plus fades du milieu hollywoodien (Matthew McConaughey et Jennifer Garner pour également les citer), Hanté par ses ex est un long-métrage poussif, plat, chargé comme une mule avec une morale bien pensante, et qui, en plus, se paye le luxe de ne jamais être drôle. Si l'on excepte les petites apparitions quelque peu amusantes de Michael Douglas et de Robert Forster, tout est à jeter dans cet immonde étron calibré pour plaire aux fans de romances roses bonbons bien écoeurantes... euh, il y en a ?

Que faut-il en retenir ?

  • Les apparitions de Michael Douglas et Robert Forster.

Que faut-il oublier ?

  • Tout le reste.

Acheter Hanté par ses ex en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Hanté par ses ex sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+