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Critique du Jeu de société : Galaxy's edge
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Critique du Jeu de société : Galaxy's edge

Avis critique rédigé par Amaury L. le samedi 4 décembre 2010 à 0749

Pacifiez, détruisez, mais colonisez tout !

A la tête de votre vaisseau spatial, vous arpentez les froideurs infinies de l’espace intersidéral à la recherche de systèmes planétaires à coloniser. Les méthodes employées diffèrent selon les caractères trempés des commandants en concurrence. Certains optent pour une solution pacifique et diplomatique, d’autres pour une coercition militaire. Et vous, quelle stratégie adopterez-vous ?


Dans l’espace, on perd du matériel en cours de voyage…

Galaxy’s edge contient un matériel abondant qui se compose de trente tuiles Secteur (six par peuple) visuellement sobres mais lisibles, de nombreux éléments en bois représentant les colonies (20 par joueur normalement), les bases militaires (même nombre) et quatre jolies fusées. En cas d’achat, vérifiez immédiatement les éléments en bois, des inexactitudes apparaissent. Dans l’exemplaire reçu par exemple, on dénombre seulement quatorze bases militaires bleues au lieu des vingt affichées sur la règle. On termine par 28 cartes Evènement (avec du texte en anglais), cinq tuiles Loyauté d’un peuple, quatre marqueurs Bannissement, un dé Evènement et une règle en anglais de huit pages. Le jeu fabriqué en Chine conserve une belle qualité d’édition même si la boîte et les tuiles Secteur gondolent légèrement.

Un matos sidéral ou presque...

Des règles qui se colonisent facilement…

Le commandant qui totalise le plus de points à la fin du jeu remporte la partie. Après une disposition aléatoire des tuiles Secteur, un joueur possède deux actions, soit déplacer son vaisseau sur un système adjacent, soit construire une base militaire uniquement sur l’emplacement occupé par son vaisseau ou une colonie sur tous les systèmes adjacents à une de ses installations préalablement posées.

Les tuiles Secteur, la couleur des bords indiquent à quel peuple appartient le secteur.

En cas de construction uniquement, il lance le dé Evènement qui autorise de piocher ou d’appliquer l’effet d’une carte Evènement, ou de placer sur la tuile nouvellement bâtie un marqueur Bannissement (qui interdit toute construction future). Quand un joueur occupe le dernier système disponible d’un secteur, on détermine qui contrôle militairement le territoire. Les bases militaires (de niveau 1, 2 ou 3) servent à départager les belligérants. On acquiert le droit d’enlever et de remplacer par une des siennes une colonie adverse du secteur concerné si on est le seul à disposer d’un niveau de base inutilisé par les autres joueurs sur toutes les tuiles adjacentes.

Quelques évènements. Le jeu en comporte 28 (7 différents en quatre exemplaires chaque)

La partie se termine immédiatement quand tous les joueurs successivement n’ont pas construit d’installations. On vérifie les loyautés acquises par les joueurs des cinq peuples qui apportent des bonus en points. On contrôle un peuple en ayant plus de secteurs colonisés (grâce aux colonies construites) de ce peuple que les autres joueurs. On compte les secteurs possédant une colonie, pas le nombre total de colonies. Chaque système avec une colonie, pas les bases militaires, rapporte entre un et neuf points, le joueur avec le meilleur total devient la maître de la galaxie.

L'exploration commence, les rouges colonisent... plutôt militairement.

Dans le noir de l’espace, il fait froid et tu ne vois rien…

Succédant au magnifique Conquest of the Fallen Lands (voir la critique du jeu), Galaxy’s edge suscite une impatience étonnante pour ceux qui connaissent l’opus antérieur de ce discret auteur, Andréi Burago. Pourtant, lors de la première partie, un coup de froid glacial surprend désagréablement les commandants de vaisseaux galactiques en herbe. Malgré une thématique accrocheuse, Galaxy’s edge se rapproche étonnamment d’un jeu de stratégie abstrait comme Kamisado (voir la critique sur le site).

Les impressions initiales ressenties naviguent entre la déception et la reconnaissance d’une originalité dans les divers mécanismes proposés. On espérait une immersion virtuelle dans une galaxie peuplée d’étranges civilisations ethnologiquement inconnues, propices à une évasion momentanée de notre esprit vers des sphères intergalactiques aussi lointaines qu’inaccessibles. Malheureusement, la cosmogonie offerte arbore une légèreté déconcertante qui suscite une indifférence malvenue, aucune sensibilité particulière chez les néophytes intersidéraux.

Tous les peuples présents sur la Galaxie à coloniser...

Galaxy’s edge n’incorpore pas dans ses vocables descriptifs, détente, convivialité, bonne humeur à l’instar de son frère antonyme Asteroyds (voir la critique sur le site). Il privilégie la stratégie, la réflexion, une atmosphère studieuse. Une effervescence cogitative règne constamment pendant l’intégralité de la partie où l’auteur, Andrei Burago, martyrise complaisamment les neurones délicats des explorateurs ludiques. De plus, l’originalité de certains rouages dessert l’ensemble et leur maîtrise n’apparaît qu’après plusieurs tentatives.

Ensuite, si les acquéreurs font preuve de patience, un processus inédit et rarissime se produit. Galaxy’s edge commence à dévoiler des facettes séduisantes où progressivement les défauts susmentionnés s’estompent. On découvre le plaisir d’anticiper ces prochaines attaques avec une détermination du contrôle militaire innovante, créatrice fertile de potentialités stratégiques. On repère ses faiblesses défensives, les intrusions adverses dangereuses et les choix douloureux, les décisions cornéliennes ne cessent de grandir plus la partie avance. Avec la pratique, on visualise davantage toutes les subtilités génératrices de point de victoire, avec une meilleure connaissance des peuples qui procurent des bonus. Le gain de leur loyauté accentue la difficulté de trouver la solution optimale à chacun de ses tours. Galaxy’s edge se domestique avec l’enchaînement des parties et intègre une famille élitiste, les jeux dont on ne se lasse pas facilement. Cela change des jeux standardisés qui finissent par tous se ressembler. Andréi Burago surprend une nouvelle fois par la qualité des mécanismes proposés qui, toutefois, comme un animal sauvage, ne s’apprivoise pas en une seule partie. Voici un jeu à consommer sans modération !

Et ça continue de coloniser, de militariser...

La conclusion de

Galaxy’s edge offre un visage abstrait prononcé malgré sa thématique « space-opera » qui, lors des premières parties, laisse sceptique sur les qualités intrinsèques du jeu. Heureusement, passé cet écueil glacial, Galaxy’s edge révèle des innovations très intéressantes et dévoile une richesse stratégique hautement classieuse. La bête de l’espace se domestique progressivement et avec la maîtrise grandissante, le contentement éprouvé ne cesse de gravir des échelons sur l’échelle de la satiété ludique. Avec la pullulation de jeux qui se ressemblent, Galaxy’s edge apporte un vent rafraichissant et novateur. Quand le froid intersidéral donne chaud aux neurones !

Que faut-il en retenir ?

  • Plus on joue, plus on aime.
  • Mécanismes novateurs.
  • Très riche en stratégie.
  • Simple à comprendre.

Que faut-il oublier ?

  • Rebutant les premières parties
  • Très abstrait
  • Visualisation difficile quand on débute

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