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La Maison qui glissait >

Critique du Roman : La Maison qui glissait

Avis critique rédigé par Manu B. le mercredi 19 mai 2010 à 15:46

Décompte mortel

"La tour Les Erables se dresse au milieu d'une douzaine de tours semblables, elles-mêmes bordées en angle droit, sur leurs faces nord-est, par autant de barres en quinconces. L'ensemble de ces bâtiments forment la cité des Etangs, qui comporte aussi un centre sportif/ maison des jeunes incrusté entre un terrain de foot et un autre de basket et, quelque peu décentré en bordure de la bretelle autoroutière, un centre commercial Soveco, sans oublier une école, une crèche, une bibliothèque, toutes situées dans la barre principale, celle de la Cour Longue..."

Quand ils s'éveillent ce matin du 30 août, les habitants ne s'attendent certainement pas à ça. Après quelques jours de canicule sous un ciel bleu uniforme, c'est une brume dense et mystérieusement lumineuse qui accueille ceux et celles qui ouvrent leurs volets. Elle est si épaisse qu'on distingue à peine l'autre tour, pourtant distante d'à peine cent mètres. Pierre et quelques autres décident donc de descendre pour voir ce qu'il en est...

Avec plus d'une centaine d'ouvrages à son actif, Jean-Pierre Andrevon a écrit son premier roman il y a un peu plus de trente ans et il symbolise avec quelques grands auteurs le fondement de la science-fiction française née dans les années soixante dix. Cela n'empêche pas cet artiste touche à tout d'écrire, d'écrire et d'écrire encore aujourd'hui. L'auteur du travail du furet et Le Monde enfin nous livre avec La Maison qui glissait (ed. Le Belial') un roman très réussi sur les rapports des hommes placés devant l'improbable.

Et si ?
Et si un jour vous vous réveilliez et que tout ce qui vous entoure habituellement s'évanouissait à travers le filtre d'un mur de brume. Pas seulement ce qui vous entoure, mais aussi tout ceux qui habitent le même immeuble ou la même rue que vous. De quoi créer un microcosme intéressant. Car dans un tel contexte, dans tout ce petit monde, il y en a certainement un à qui vous n'avez jamais parlé et qui soudain se confie à vous. Soudain les liens se resserrent entre tout ceux qui vivent la même expérience. Les relations de façade laissent place à des sentiments plus profonds. Plus durs aussi car les vraies personnalités apparaissent. C'est ce que propose Jean-Pierre Andrevon, qui laisse de côtés ses idées écologiques pour un temps, pour s'intéresser aux relations humaines de proximité, de voisinage.
Pour cela, et c'est là que le roman est passionnant, l'histoire est établie dans un cadre fantastique. D'abord, les habitants de la tour se trouvent devant un mur de brume qui occulte tout le quartier, un brouillard qui s'avère menaçant (à rapprocher de Brume de Stephen King, référence récurrente dans le texte). Ensuite, les personnes découvrent que plus aucun appareil électrique ne fonctionne. Seule une onde électromagnétique gigantesque peut provoquer un tel évènement. Avec ça et le mur de brume/poussières, les hypothèses ne manquent pas.
Et puis l'histoire chavire sous le coup du basculement d'un énorme interrupteur. Un vent de folie secoue ce petit monde. Sexe, gore et rock 'n roll. On se demande jusqu'où l'auteur va nous emmener.

On regrettera néanmoins quelques imperfections relatives au dénouement amené un peu trop sèchement et aux personnages. En effet, l'auteur rassemble dans sa tour un trop grand nombre de personnages typés et aux défauts trop stéréotypés. Le trait caricatural est parfois tellement appuyé qu'on n'y croit pas une seconde. La bonne surprise, c'est qu'on y croise des maghrébins et des noirs en majorité sans qu'ils aient systématiquement les plus mauvais rôles.

Difficile d'en dire plus sans spoiler. Sauf en concluant que ce roman est recommandable à plus d'un titre.

90

La Maison qui glissait est un roman un rien barré. C'est surtout une plongée hallucinante dans l'incroyable maelstrom qui engloutit les habitants de cette tour. Une grande et folle réussite.

Critique de publiée le 19 mai 2010.

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