75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°3 : Un peu de fantasy ! Désactivez votre Adblock pour notre domaine et nous revivrons comme par magie !
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Roman : Singularité
Singularité >

Critique du Roman : Singularité

Avis critique rédigé par Manu B. le jeudi 18 mars 2010 à 2300

Une idée un peu folle

"Le sauteur quitta la Terre occupée tel un caillou jeté d'un bol bleu. L'étincelant petit vaisseau cylindrique roulé lentement sur lui-même tandis qu'il grimpait à la verticale..."

5274. L'humanité a atteint les étoiles. Elle a rencontré d'autres formes de vie. Elle est tombée sous le joug des Squeems. Elle s'est libérée. Elle est tombée sous le joug des Qax.
Rien à faire, les Qax sont simplement supérieurs et pourtant ce ne sont que des marchands de l'espace. Ils maîtrisent d'une main de fer les hommes et leur ont même confisqué la technologie. Du coup, l'Homme a régressé de pas loin de deux millénaires. Dans le système solaire, la résistance s'organise et trouve le moyen d'ouvrir un trou de ver pour retourner dans le passé et échafauder un plan pour modifier ce présent sinistre. Les Qax réagissent en créant un trou de ver vers le futur pour trouver une solution auprès de leurs lointains descendants. L'espace temps est malmené et nul ne sait ce qui en résultera...

Un roman de Stephen Baxter est toujours un évènement. Ou presque. On se souvient de son tout premier roman, Gravité, premier roman de la série Xeelee où il faisait ses armes et il faut avouer qu'il avait déçu. Il a persisté à écrire; les éditions du Belial' ont persisté à publier la suite.
Heureusement car le contraste est saisissant.

On se demande pourquoi on s'obstine à écrire que Stephen Baxter écrit des cycles (Les Univers Multiples, Les Enfants de la Destinée, Cycle des Xeelees). Il n'y a qu'un cycle, celui de Michael Poole. On le trouve partout, sauf que dans le cycle des univers multiples, il s'appelle Reid Malenfant. Mais dans le fond, n'est-ce pas aussi Poole?
Et si l'on réfléchit un peu plus, l'écrivain est toujours dans la même réflexion cosmologique, il pose toujours les mêmes questions: qu'est-ce qui s'est passé au début, qu'est-ce qui se passera à la fin et comment ça marche entre les deux ?
C'est avec cette idée dans un coin de l'esprit qu'il faut lire Singularité.

Le roman commence comme un space op', il a les ingrédients du space op' mais ce n'est pas un space op'. 
Du moins, il serait dommage de ne le réduire qu'à cela. Comme le faisait Gregory BenfordBaxter a l'art d'aborder les idées et les théories fondamentales en enrobant le tout dans une histoire intéressante et lisible par le plus grand public. Imaginez qu'ici on aborde les notions de singularité nue, des principes théoriques de l'hyperpropulsion et de mécanique quantique. Difficile ? Pas du tout parce que le roman ne contient aucune équation mathématique ou physique. Il n'y a également rien de didactique puisque tout le message théorique un peu difficile ou presque passe gentiment dans les dialogues entre un homme et le virtuel de son père acariâtre. On saluera à ce propos le gros travail de l'auteur pour améliorer ses personnages, bien plus crédibles, bien plus humains que dans son précédent roman. Le père est même très attachant face à son physicien de fils au tempérament un peu analytique.
Sur le plan du rythme, la première partie est un peu molle mais cet aspect est contrebalancé par une deuxième moitié menée tambours battants, une partie qui se dévore très rapidement. On s'oblige même à ralentir lorsqu'on approche du paroxysme du livre, le point de révélation  du "grand projet" où Baxter exprime une idée complètement folle mais vertigineuse. Là il faut suivre. Il déroule ensuite pour finir en beauté en privilégiant les sensations aux réflexions.

Quand on pense que c'est son deuxième roman, on s'étonnera qu'il est déjà aussi passionnant que ses grands textes (Temps, Origine, Transcendance, entre autres).

La conclusion de

Pour son deuxième roman, Singularité, Stephen Baxter est remarquable de maîtrise et contraste agréablement avec Gravité, un roman maladroit. Il convient néanmoins de réviser ses connaissances sur les singularités pour comprendre toute la portée du roman.

Acheter Singularité en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Singularité sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Cycle des Xeelees

  • Voir la critique de Flux : Flux
    80

    Flux - Critique du roman par Manu B.

    Flux : Troisième épisode de la série des Xeelees, Flux repose - une fois n'est pas coutume - sur une idée assez bluffante. Il fallait ima…

  • Voir la critique de Gravité : Des débuts de Stephen Baxter
    70

    Gravité - Critique du roman par Manu B.

    Des débuts de Stephen Baxter : C'est donc par ce roman que commença la carrière de Stephen Baxter. Les défauts y sont inévitablement repérés par le lecteur qui a…

En savoir plus sur l'oeuvre Cycle des Xeelees