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Critique de la Bande Dessinée : Polak
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Critique de la Bande Dessinée : Polak

Avis critique rédigé par David Q. le dimanche 24 janvier 2010 à 1527

Un monde trop virtuel

Genuine City – Polak est le premier tome d’une BD d’anticipation ressemblant par certains aspects à Matrix. Un univers virtuel idyllique permet de contenir toute personne gênante dans le monde réel, sauf qu’au contraire de Matrix, l’univers en question n’est pas le monde des années 90 mais un monde proche de la Grèce antique, avec des Dieux incarnés sous la peau d’hommes-animaux qui vont et viennent chaque jour embellir la vie de ces pantins virtuels. Polak, dont on assiste à la naissance virtuelle, va évoluer dans cet univers et commencer à percevoir ses limites et son manque de concret.


La plus grande partie de la BD se passe dans cet univers virtuel, les 4/5ème pour être précis, sans pour autant nous dévoiler l’existence d’un monde bien plus réel caché derrière celui-ci. Mais ça ne nous empêche pas de penser très rapidement à un univers virtuel façon Matrix vu la manière dont certains personnages apparaissent et disparaissent comme dans un jeu vidéo. C’est le roi Leonidas a tête de lion qui dirige l’endroit, bien entouré d’hommes à tête de chien et de jolies femmes nues (autant se faire plaisir). Comme à l’époque, l’occupation des Dieux et des hommes était centrée sur les combats, les arènes et les femmes, et c’est exactement ce qui caractérise la BD. C'est plaisant à suivre mais ça reste souvent trop superficiel pour qu'on s'intéresse à cet univers.

Le problème, c’est qu’on se doute que cet univers n’existe pas et qu’on attend d’en sortir pour rentrer pleinement dans l’histoire. Mais cela n’arrive que très tard dans la BD, presque à la fin, et on se dit que tout ça, ce n’est finalement qu’une longue introduction, bien trop longue pour pouvoir apprécier ce qui se trame réellement. C’est comme si on s’arrêtait à la moitié du premier film Matrix juste quand Néo se réveille. On perdrait le fil de l’histoire et ça n’aurait aucun intérêt. C’est ce qui arrive à ce premier tome qui est soit trop long (dans le virtuel) ou pas assez long (dans le réel) pour qu’on accroche à l’histoire et aux personnages.

C’est dommage car les dessins sont très bons. De nombreuses cases sont organisées comme si elles étaient tirées d’un film, d’un péplum. De nombreux effets de profondeur de champ ou de prises de vues augmentent la qualité déjà très bonne des dessins. Les traits fins et précis donnent de nombreux détails à chaque scène et on sent une implication de tous les jours dans la réalisation de chacune des cases. Même les Dieux à tête d’animaux sont suffisamment réalistes pour s’intégrer aux décors majestueux dont font preuve chaque scène de la BD. Je pense d’ailleurs que c’est une des raisons qui font continuer la lecture de la BD jusqu’au bout, beaucoup plus que le déroulé du scénario qui peine à démarrer.

La conclusion de

Un premier tome trop lent à démarrer mais qui pourrait décoller par la suite grâce à un scénario de monde réel / monde virtuel toujours intéressant. Dommage car les dessins sont très bons et donnent envie d’aller jusqu’au bout. Une BD à suivre…

Que faut-il en retenir ?

  • Superbes dessins
  • Le tome suivant pourrait être intéressant

Que faut-il oublier ?

  • Une introduction trop longue

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