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Critique du Téléfilm : Cyclone catégorie 7
Cyclone catégorie 7 >

Critique du Téléfilm : Cyclone catégorie 7

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 28 juin 2007 à 1613

Sacrés courants d'air

Un cyclone de catégorie 6, le plus puissant jamais enregistré, vient de ravager Chicago, faisant des milliers de morts et des millions de sans-abri. Les autorités scientifiques sont toujours en train de spéculer sur les raisons d’une telle catastrophe alors que le gouvernement américain entre dans une phase de reconstruction quand de nouvelles tornades sont signalées, toutes aussi colossales, et qu’un ouragan est annoncé dans le Golfe du Mexique. Rapidement, les catastrophes climatiques s’accumulent, non seulement aux Etats-Unis, mais dans le monde entier. Ainsi, Paris et Le Caire sont pratiquement effacés de la carte…
Catégorie 7 est la suite directe de Catégorie 6, un téléfilm à grand spectacle diffusé sur ABC il y a deux ans et qui connut un succès notoire. Il faut dire que les effets spéciaux, très satisfaisants pour ce type de production, y étaient nombreux et saisissants. L’ayant visionné à l’époque, je ne m’étais pas décidé à le faire figurer dans la base de données SFU, car bien que spectaculaires, les catastrophes climatiques qui s’y déchaînaient restaient dans le domaine du « réaliste » (bon, maintenant, c’est juste un avis personnel et profane car je ne possède aucune compétence de climatologue). Il en est tout autrement pour cette séquelle, qui est nettement plus axée sur le coté « extraordinaire » de ces phénomènes météo, avec l’introduction dans le scénario d’évènements climatiques hors normes et cataclysmiques.
Comme dans la quasi-totalité de ce genre de métrage, l’on a encore affaire à un script ultra classique et prévisible. Le film alterne donc des séquences d’état d’alerte avec ces citoyens paniqués qui tentent de fuir la mort annoncée, d’actes héroïques de gens ordinaires, et d’expositions pseudo-scientifiques de vulgarisation mis en place par des équipes de scientifiques se heurtant à des politiciens un peu crétins. Cet aspect drama est mis en place par l’intermédiaire des agissements des membres de la famille Carr ; avec son doyen sénateur, sa fille directrice de la fameuse organisation FEMA et son fils agent du FBI. Tous vont devoir résoudre à la fois leurs problèmes sentimentaux et privés, tout en assumant les responsabilités de leur fonction. Il vont croiser dans ce film un sacré lot de personnages hauts en couleurs comme un chasseur de tornade farfelu et son assistante coyote girl à ses heures, un climatologue surdoué mais méprisé pour ses fautes passées, un fanatique religieux et un pilote de chasse semi-retraité mais héroïque.
Grâce à tout ce beau monde, les scénaristes exploitent les 3 heures de métrage disponible pour glisser dans la trame générale un petit nombre de spin-off destiné à donner de la variété dans cette répétitive exposition de cataclysmes et de discussions fumeuses. L’introduction des agissements d’une secte évangéliste est une bonne, et plutôt audacieuse, idée ne frottant pas du tout les citoyens américains dans le sens du poil. En effet, profitant de la peur de cette fin du monde, quelques responsables de cette église en profitent pour prêcher le repentir et engranger un maximum de fric, manne de cette population crédule et bigote.
Le gouvernement américain en prend aussi pour son grade. On assiste ainsi à des séquences que l’on aurait pas imaginé voir il y a peine dix ans. Depuis, le 11 septembre et Erika ont fait leurs offices et démontré par le malheur à la population américaine les limites de leur système politique, économique et civil. Ainsi, dans Catégorie 7, la grande majorité des politiciens ne pense qu’au profit, ne parle qu’en coûts et en valeur d’amortissement, et ne prête qu’une oreille discrète aux cris d’alarme des scientifiques qui jouent ici le beau rôle. Le film va même démontrer, par l’intermédiaire d’une scène qui voit le gouvernement privé de parole par le poids d’un capitole qui lui tombe sur la tronche, que les américains peuvent s’en tirer par la simple mise en place de leur compétences, faisant fi des décisions de leurs élus. Un point de vue étonnant. Reflet d’une Amérique qui s’éveille à la conscience ? On peut toujours rêver…
Bon, attention, l’on n’est pas encore dans un film militant. Catégorie 7 est un téléfilm grand public et son contenu reste par conséquent très policé. Le gouvernement contient encore son quota de purs ; tout cela va bien se terminer grâce à des individus prenant leur destin en main et à un héros de guerre (considéré d’ailleurs comme un has been par les autorités supérieures) se sacrifiant; les méchants vont mourir, les couples branlants sur leurs bases vont se retrouver solidifiés par l’épreuve endurée, etc. Mais cela file quand même du baume au cœur de voir que l’ère d’Independence Day et autres plaidoyers patriotique moisis semble belle et bien passée de mode.
Le coté aventurier est assuré par deux éléments majeurs. Tout d’abord, le chasseur de tornade ; Tornado Tom. Au volant de son 4x4 customisé, accompagné de sa ravissante assistante, il poursuit les tornades à travers le pays afin de ramasser un maximum d’informations volumétriques en lançant directement au cœur du tourbillon des fusées équipées d’instruments de mesure. Considéré comme mort dans le précédent volet (il est emporté par une tornade au volant de son véhicule), ce casse-cou s’en est finalement sorti avec quelques fractures et retourne au front en chantant, plus barge que jamais. Le deuxième élément est le colonel Davis, un pilote de chasse sexagénaire, qui aux commandes d’un appareil ultrasophistiqué entre au cœur des éléments déchaînés pour y effectuer des relevés de données. Une mission qui va entraîner la vision d’étonnants et très impressionnants effets spéciaux.
S’il y a aussi un aspect qui est impressionnant dans Catégorie 7, c’est le prestige de sa distribution. A ce niveau, il rejoint cette vague de films catastrophe des années 70. Rappelez-vous ; La Tour Infernale, Tremblement de Terre, Poséidon, Concord… Tous ces blockbusters s’attardaient à réunir sur le même plateau le plus grand nombre possible de stars hollywoodiennes, tant et si bien que certains d’entres eux ressemblaient plus à une cérémonie de la remise des Oscars qu’à un véritable film. Catégorie 7 reprend le principe mais les temps ayant changés, c’est non plus des stars du grand écran qui s’y affichent, mais des grands noms de la télévision. Et ce choix est loin d’être saugrenu.
On peut se réjouir des choix de ces producteurs qui ont plus posé un regard sur le potentiel réaliste du casting que sur le sensationnel et l’éphémère des effets de mode. Ainsi, en tête d’affiche, on retrouve deux femmes, un fait assez rare dans ce type de productions pour être signalé. De plus, ils n’ont pas choisi pas n’importe qui. Au lieu de sélectionner des midinettes dans le vent, l’équipe du vétéran Dick Lowry a choisi deux comédiennes flirtant avec la quarantaine. Et on peut dire bravo, car en plus d’avoir de sacrés beaux restes tout en évitant la sophistication « bimbo sur le retour », Shannen Doherty (37 ans… et un tout nouveau tatouage à la chute de ses reins !) et Gina Gershon (43 ans) sont vraiment parfaites dans leurs rôles respectifs. L’une dans celui d’une responsable de la FEMA et mère de famille et l’autre dans celui d’une fille qui devient accroc d’un vieux dingue.
Ce vieux dingue d’ailleurs, parlons-en, c’est Randy Quaid. Toujours aussi maboul, toujours aussi exubérant, toujours aussi colossal, et toujours aussi attachant. Puis, autres vieilles gloires loin d’être à la ramasse ; Robert Wagner dans le rôle du sénateur Carr et surtout un Tom Skerritt qui n’a finalement jamais autant tourné depuis qu’il a dépassé la soixantaine. Il incarne cette fois-ci l’élément héroïque de l’histoire, le colonel pilote de chasse qui va se sacrifier avec son avion pour arracher au cyclone des informations capitales (une scène clichée mais traitée plutôt sobrement, sans tambours ni trompettes, et encore moins de violons). Enfin, pour clore la distribution dans le registre stars de la télé, on reconnaît Nicholas Lea dans la peau d’un illuminé religieux et Sebastian Spence dans celui d’un agent du FBI courageux et dévoué.
Pour finir, venons-en aux effets spéciaux car finalement c’est eux qui font le centre de gravité de ce genre de métrages, par ailleurs en général assez ronronnants. A ce sujet, même si l’on est loin des effets du Jour d’Après, par exemple, je trouve que les techniciens – qui n’ont pas dû bénéficier du dixième du budget du film de Roland Emmerich – ont bien assuré leur travail. Les séquences de cataclysmes sont bien saisissantes, fluides au montage (malgré la présence de cette satanée mode des changements de fréquence donnant cet aspect saccadé et artificiel, auquel on ajoute un inutile changement de grain d’image), assez longues et dévastatrices. A cela, on peut ajouter les séquences de vol, avec une très jolie scène lorsque l’avion du colonel Davis slalome entre de gigantesques tornades. Totalement fantaisiste, je pense, mais sacrément bien rendu.

La conclusion de

Catégorie 7 est un spectacle télévisuel respectable. Comme avec toutes ces nouvelles productions de luxe destinées au câble ou au satellite, on ne prend pas les gens pour des crétins. On n’essaye pas de tromper sur la marchandise. Ce long téléfilm est donc un agréable spectacle de divertissement, bien interprété, avec des effets spéciaux vraiment corrects. On pourrait avec raison regretter l’absence d’originalité du sujet et le manque de nervosité dans le traitement des scènes dialoguées qui voit leur rythme étudié en fonction des coupures pubs. Mais cela ne serait, je pense, que faire un faux procès à une œuvre qui n’a aucune autre ambition que de vous faire passer une soirée de divertissement bon enfant.

Que faut-il en retenir ?

  • Divertissant et sans prétention
  • Quelques pointes critiques intéressantes
  • Casting de luxe
  • Bon effets spéciaux

Que faut-il oublier ?

  • Encore une histoire de tornades !
  • Scénario sans surprise
  • Quelques chutes de rythme

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