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Critique du roman : L'Oreille Interne [2007], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 30 janvier 2007 à 13h18

Le chef d'oeuvre de Silverberg

"Donc il faut que je descende à la fac pour essayer de gratter à nouveau quelques dollars. Il ne m'en faut pas tellement pour vivre -200 par mois font parfaitement l'affaire - mais les fonds sont en baisse, et je n'ose plus emprunter à ma frangine..."
David Selig est un monstre, un mutant, une erreur de la nature. Ou plutôt il est doté d'un don que personne d'autre dans son entourage ne possède: il est télépathe. Du moins, il peut lire les pensées des gens qui l'entourent. Il aurait pu s'en servir pour devenir riche et puissant mais comme il considère ce don comme une malédiction, sa vie est un échec total. Or, ces derniers temps, il prend conscience qu'il perd ce don, et constate avec effroi qu'il ne veut plus s'en séparer...
Plus un roman psychologique que SF, l'oreille interne n'est en soi un roman de l'imaginaire que sur le point de la télépathie de Davis Selig. Ecrit dans la période faste de Robert Silverberg, c'est aussi et surtout un compte rendu des états d'âme de ce personnage singulier. Or ce personnage n'est autre que Robert Silverberg lui-même dont ce livre est largement autobiographique. Dans une période où l'auteur entre dans ses quarante ans, survient toute une série de doutes, de réflexions sur sa vie passée, sur le sens et la tournure qu'a pris la vie pour lui. C'est un moment charnière, l'heure des bilans à mi parcours. C'est l'heure de savoir si il est allé dans la bonne direction, s'il a accompli les bonnes actions. L'oreille interne est aussi une parabole de l'inspiration et du talent potentiel. Et avec ça de l'amour.
Mais à travers ce personnage, on a accès à toute une Amérique typique de cette période, une carte postale historique, les "soixante-huitards", les drogues, les expériences diverses. Et lorsque David Selig rencontre un autre télépathe, c'est Silverberg qui rencontre un autre auteur de talent. C'est l'homme qui, par sa passion d'écrivain, est resté dans sa bulle, s'est fermé au monde, écrivant sans arrêt, s'est érigé des murailles d'isolement. Or si l'inspiration disparaît, que reste t-il à l'écrivain ? L'inspiration, source d'éloignement du monde donc de solitude, devient source de vie et malédiction à la fois. Le titre original dying inside est plus qu'éloquent.
C'est dans ce roman que s'exprime le plus largement le Silverberg réel, avec un style et une série de digressions dramatiques pour ce personnage pathétique, mais profondément humain.
Un livre à ne pas manquer.

La conclusion de à propos du Roman : L'Oreille Interne [2007]

Manu B.
95

L'oreille interne est le roman psychologique des plus poignants de Robert Silverberg et de toute la littérature SF de cette période des années 70.

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