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Critique du Jeu de société : Brillance
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Critique du Jeu de société : Brillance

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 27 avril 2006 à 0654

Vraiment pas brillant !

Dans Brillance, chaque joueur (2 à 6) se trouve à la direction d’une compagnie de livraison composée de cinq chariots. Chacun à son tour, dans un ordre chronologique qui voit le joueur initial se décaler à chaque tour, les joueurs déplacent leurs chariots dans les ruelles d’une ville ‘’médiévale’’. Le but du jeu est de parvenir à livrer les commandes contenues dans les chariots en atteignant des cases échoppes de votre couleur qui sont réparties dans la cité et, une fois ceci fait, ressortir les chariots de la ville par le chemin par lequel vous y aviez pénétré. Bien entendu, la mission n’est si simple, car les ruelles ne laissent passer qu’un seul chariot à la fois et de plus, un chariot de brigands – déplacé successivement par les joueurs qui sont en phase de jeu - hante la ville à la poursuite d’un larcin.
Le principe de jeu est donc de parvenir à livrer le plus rapidement possible (il n’y a que 10 tours de jeu) ses marchandises tout en essayant de bloquer les chariots adverses. Pour cela, il y a bien sur le bon vieil embouteillage – vos chariots vides sont idéals pour cette mission – mais il y aussi un système de cartes évènements qui vous permet d’infliger des malheurs à vos adversaires (roues brisées, collisions, nains obstruant la voie).
La première chose qui frappe lors de l’ouverture de la boîte de jeu et lors du placement de la carte, c’est l’esthétique et la qualité du matériel. Au niveau du plateau de jeu, il n’est pas à proprement parlé moche, mais le dessin est confus, les couleurs denses et on peut même remarquer une erreur d’impression au niveau d’une zone d’arrivée, qui handicape nettement le joueur orange. Puis vient les pions évènements, moches, d’une épaisseur ridicule, avec des illustrations complètement décalées par rapport à celle du plateau. On les croirait presque sorties d’un vieux en encart d’un J&S des années 80. En bref, une désagréable sensation de cheap.
Dés le début de la partie, on s’aperçoit que le manque de clarté du plateau entraîne quelque peu la confusion, notamment avec ces échoppes oranges et rouges qui se confondent presque. Puis, on remarque aussi un décalage au niveau de l’équilibre des forces. En effet, les concepteurs ont placé la zone de départ des brigands sur une île – sort d’île de la Cité – avec une échoppe aux couleurs de chaque joueur dessus. Pourquoi pas ? Oui, mais alors pourquoi avoir placé cette île vers l’un des bords de la carte – et plus particulièrement vers les zones d’entrée de deux joueurs – au lieu de l’avoir situé au centre de la carte pour équilibrer les chances ? Une décision étrange qui est loin d’avoir satisfait mes camarades joueurs qui étaient concernés par la chose.
Le déroulement du jeu n’est pas particulièrement désagréable, mais pas passionnant non plus. Le système allemand (avec sa quasi absence d’interaction entre les joueurs) n’est pas gênant lorsque le déroulement des tours est rapide mais cela devient rapidement chiant lorsqu’il traîne en longueur. Et je peux vous dire qu’à six, vous pouvez aller vous boire un café entre deux tours de jeu !
Reste le coté tactique, qui est effectivement présent. Avec un nombre de joueurs suffisants (au moins 4), vous pouvez même voir naître des alliances éphémères suivies de trahisons qui peuvent donner au jeu un petit air Diplo. Mais au regard de tous les défauts du jeu, cet aspect intéressant paraît bien maigre pour pouvoir de relever la note.
Dernier reproche, même s’il ne gène pas la jouabilité ni le plaisir de jouer. A quoi sert donc de s’appuyer sur une licence D20 comme Archipels si l’on ne retrouve aucun des éléments de l’univers du jeu de rôle dans Brillance ? Au delà de l’illustration de la boite avec ses bêtes de somme fantastiques et cette ambiance d’heroïc fantasy – plus un ridicule pion nain -, Brillance n’inspire rien de fantastique, tout juste une époque quelque peu médiévale. En tout cas, rien qui puisse véritablement le rattacher à la gamme Archipels D20.

La conclusion de

En conclusion, Brillance me fait l’effet d’un jeu inachevé. Le jeu riche en possibilités mais il est plombé par des approximations et un choix de matériel surprenant. Il serait vraiment souhaitable que quelques modifications puissent y être apportées, afin que les parties puissent devenir intéressantes. S’il est très désormais trop tard pour le matériel, il est encore temps de rectifier le tir avec la règle. Car il serait vraiment dommage qu’Oriflam relance sa gamme de jeux de plateau avec ce ratage. Vraiment dommage.

Que faut-il en retenir ?

  • Règles faciles à assimiler
  • L’aspect tactique
  • Le Prix

Que faut-il oublier ?

  • Matériel cheap ou mal pensé
  • Peu d’interaction entre les joueurs
  • Aucun rebondissement
  • Et Archipels là-dedans ?

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