A l’occasion du dernier
Salon du Jeu, qui s’est déroulé en octobre 2007 aux
Palais des Expositions de la
Porte de Versailles, j’ai eu le privilège de participer en compagnie de
Josselin Moreau – l’un des principaux acteurs des éditions
Kraken – à une démonstration en avant-première d’
Alkemy, un jeu à figurines fantastiques devant sortir à la vente en janvier 2008.
Josselin Moreau, des editions Kraken
Alkemy est un jeu se déroulant dans le monde de
Mornea, un univers médiéval fantastique sur lequel s’affrontent – pour le moment – quatre peuples :
- Les
Aurloks sont des créatures pacifiques – mais il ne faut pas les chercher, hein ! – qui vivent dans des grandes plaines, à la manière des amérindiens de l’Ouest (leurs totems se nomment d’ailleurs les
Manitou !). Du coté de leur physionomie, cela dépend essentiellement de leur tribu (leur totem), certains ressemblent à des hommes-loups, d’autre des hommes-corbeaux et certains même des hommes-crapauds.
- Les humains d’
Avallon composent un peuple belliciste de chevaliers médiévaux. C’est une nation impérialiste, dominée par un dogme intransigeant.
- Les
Khalimans sont des hommes-félins. Imprégnés d’orientalisme, ils nous rappellent les contes des 1001 Nuits. Ils cultivent donc les sports de l’esprit et le rafinement.
- Autre peuple humain : ceux issus de la
Triade de Jade. Là, on a affaire bien sûr à un peuple de culture extrême-orientale. Quand à savoir si cela tend vers la Chine ou le Japon médiéval, je n’ais pas assez étudié la question pour vous le dire. Mais bon, y'a des katanas, c'est l'essentiel...
Donc, dés la sortie, le joueur potentiel se verra proposer quatre factions, dans des boites d’armée représentant des starters suffisant pour démarrer une partie. Les figurines, superbes, seront disponibles en plastique non-prépeint.
Le starter des Khalimans, des superbes hommes-félins
Le jeu est dit à escarmouche, c'est-à-dire qu’il suffit de 5 ou 6 figurines par joueurs pour pouvoir s’amuser et une surface de jeu peu exigeante (4 m² suffisent amplement). Chaque figurine - ou groupe de figurines pour les plus faibles, comme les archers – est représentée par une carte de caractéristiques (les joueurs de Confrontation seront donc en terrain reconnu). Sur ces cartes, les joueurs trouveront les points de vie de la figurine et quelques caractéristiques chiffrées :
-
4 Attributs : Sagesse (utilisé pour la magie), Réflexes (pour l’initiative), Combat (mouvement et frappe), Défense (armure de la figurine).
- Une tri-Capacité de déplacement (marche / course / charge)
- Une grille de dégâts utilisables avec des dés spéciaux.
- Une valeur de taille (utile pour le calcul des couverts).
En plus de cela, de nombreuses figurines ont des capacités spéciales qui n’utilisent aucune action (voir ci-dessous) lorsque on les utilise.
La partie se déroule au tour par tour, les joueurs devant décider qui débute le tour en effectuant un test d’initiative. Le vainqueur choisit s’il entame ou non le tour, car en certaines occasions, il est plus intéressant de jouer en dernier. Son tour venu, le joueur peut alors activer toutes ses figurines d’un nombre d’actions égal à leur valeur de combat. Une action peut être un mouvement de marche (deux pour une course et trois pour une charge), un tir, une frappe en mêlée, ou l’exécution d’un sortilège. Les combats, très brutaux, se présentent sous la forme d’opposition d'attitudes (Attaque Rapide, Attaque Normale, Attaque Brutale, Parade et Inactif) qui sont fixés par la découverte simultanée de
Cartes de Combat.
Table de démonstration au Salon du Jeu
L’une des particularités du jeu est son système de magie, basée sur l’alchimie, donc sur l’utilisation de pierres. Les personnages magiciens (assez puissants) seront par conséquent contraints de trouver leurs ressources en énergie sur le terrain puisqu’ils doivent consommer ces pierres pour créer des effets magiques souvent très destructeurs. Dans
Alkemy, vous ne verrez donc pas de magiciens balançant leurs sorts, confortablement installés dans un coin de table. Non, ils devront prendre des risques - surtout que le but du jeu n’est pas nécessairement l’extermination de l’adversaire mais la prise de contrôle de bornes Jin, des artefacts disséminés sur le terrain. J’en sais quelque chose, mon guérisseur Aurlok s’est fait marcher dessus à la mi-partie pour avoir pris trop de risques…