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Critique du jeu de société : When I Dream [2017], par Gaetan G.

Avis critique rédigé par Gaetan G. le jeudi 24 mai 2018 à 14h00

Kamoulox !

Vous avez remarqué comme la vie est pleine de coïncidences ? En voici un exemple parmi tant d’autres : le thème du rêve n’est pas fréquent dans les jeux de plateaux, c’est le moins que l’on puisse dire, et pourtant deux boîtes oniriques sont sorties à quelques semaines d’intervalle. La première est Dream On!, fraichement chroniquée dans nos colonnes juste ici, et la seconde n’est autre que When I Dream, la dernière production de l’éditeur Repos prod.

Vu d’avion, les deux jeux peuvent sembler relativement similaires. En effet, ils s’appuient tous les deux sur des cartes, celles-ci représentant des fragments de rêves que les joueurs vont devoir rassembler.

Pourtant, à y regarder de plus près, les différences sont nombreuses. Graphiquement, déjà, When I Dream mise sur un rendu beaucoup plus travaillé, très loin de l’ambiance cartoon de Dream On!. Dans l’esprit, on est plus proche des réalisations de l’éditeur LibelludDixit en tête. Ce n’est clairement pas un hasard, puisque de nombreux illustrateurs ont travaillé sur les deux. Le matériel s’appuie également sur un petit lit en plastique destiné à accueillir les fragments de rêve, ainsi que sur un masque de sommeil personnalisé. L’ensemble est de très bonne facture (il supportera sans problème les manipulations des plus jeunes, même s’il sont peu soigneux) et rend particulièrement bien.

Et puis surtout, les deux gameplays sont complètement différents. Tout d’abord, une partie de When I Dream se déroule sur autant de tours qu’il y a de joueurs. Sachant qu’il peut y avoir jusqu’à 12 personnes autour de la table, cela signifie que les parties peuvent devenir relativement longues pour un jeu d’ambiance (1h à 1h30). C’est parfois trop pour les plus jeunes. N’allez pas croire pour autant qu’il est préférable de limiter le nombre de participants : le jeu est conçu pour se jouer à beaucoup, et il perd beaucoup de son intérêt en-dessous de 5 ou 6 personnes.

Les joueurs sont répartis en 4 camps, au moyen d’une carte de rôle distribuée au début de chaque tour. Le joueur actif est appelé le rêveur. Il doit porter un masque opaque sur le visage afin de ne rien voir de ce qui se passe autour de lui. Les autres peuvent être soit des féés, soit des croquemitaines, soit des marchands de sable.

Dès que tout le monde est prêt, on retourne un sablier de 2 minutes. La première carte du paquet de fragments de rêve est défaussée, afin d’en révéler une nouvelle. Chaque carte contient un mot que le rêveur devra deviner. Pour cela, il va s’appuyer sur les indices que les autres joueurs vont lui donner à tour de rôle. Les indices doivent être composé d’un mot unique, les déclinaisons/rébus/traduction de la bonne réponse étant bien entendu interdits sous peine de pénalité immédiate. Quand le rêveur pense avoir trouvé, il peut faire une proposition et une seule. S’il a raison, la carte est placée du côté jaune du plateau, dans le cas contraire elle rejoindra le côté obscur bleu. Et on continue jusqu’à épuisement du chrono.

Le souci, c’est que les 3 camps n’ont pas les mêmes objectifs : les fées doivent faire deviner le plus de cartes possibles au rêveur, tandis que les croquemitaines doivent l’envoyer dans de mauvaises directions afin qu’il se trompe. Les marchands de sable, enfin, doivent veiller à l’équilibre du jeu en faisant en sorte qu’il y ait autant de cartes de chaque côté.

A la fin de la manche, le rêveur gagne un petit bonus s’il est capable de se rappeler toutes les cartes présentes du côté jaune. Car oui, il y a des points. Cependant, l'aspect scoring est complètement anecdotique : le classement sert à rajouter un peu d’enjeu, et incite chacun à tenir son rôle, mais When I Dream n’est pas une boîte où l’on se tire la bourre pour la victoire. On est dans un pur jeu d’ambiance, catégorie familiale.

Et désolé par avance pour cette référence d’un autre temps (l’émission est quand même morte de sa belle mort il y a plus de 15 ans), mais le jeu m’a énormément rappelé « Pyramide », la source d’inspiration du Kamoulox mais en version premier degré, m’voyez... Pour ceux qui ne connaissent pas, ce jeu télévisuel avait un vrai côté WTF lorsqu’on tombait dessus par hasard. Les participants débitaient des mots, pas toujours très cohérents les uns avec les autres. A un moment donné tout le monde applaudissait, et ça repartait comme ça pendant une heure.

Clairement, une personne qui entre à l'improviste dans la pièce pendant une partie de When I Dream pourra avoir un peu de mal à comprendre ce qui se passe, tant les mots peuvent partir dans tous les sens.  D'autant qu'il n’est pas toujours simple d’identifier qui aide et qui dit n'importe quoi : les marchands de sable ne vont pas arrêter de changer de camp, puisque leur objectif est de faire en sorte qu’il y ait le même nombre de bonnes et de mauvaises réponses.

Cependant, au final le résultat reste beaucoup moins foufou qu’une partie de Dream On! car il fait moins appel à l’imagination des joueurs. Le jeu reste encadré par le mot présent sur la carte. C’est un avantage avec les plus jeunes ou les moins à l’aise, qui apprécieront d’être un peu plus cadré par le jeu. Ce sera moins au goût des ados et adultes, qui préféreront sans doute partir dans tous les délires possibles et imaginable quitte à s’y perdre en cours de route. De fait, l’ambiance de vos parties dépendra en grande partie des personnes assises autour de la table et de leur capacité à rentrer dans la partie. Mais elle restera tout de même plutôt sage. When I Dream cible donc plutôt des joueurs assez jeunes ou peu familier des jeux de société, que ce soit des enfants jusqu’à 13/14 ans ou Tata Simone qui passe à la maison ce week-end.

Les amateurs de jeux de mots, par contre, seront aux anges et peuvent sauter sur la boîte sans le moindre souci, pour peu qu’ils aient suffisamment de monde sous la main pour que le jeu révèle son plein potentiel.

La conclusion de à propos du Jeu de société : When I Dream [2017]

Gaetan G.
70

When I dream rejoint la liste, pas si grande, des petits jeux sympathiques à sortir lorsqu’on est plus de 10 personnes autour de la table, au côté d’un Galèrapagos, d’un The Resistance ou d’un 6 qui prend par exemple. Le résultat est visuellement très joli, de bonne qualité et plutôt simple à comprendre. Le fait de varier le rôle des joueurs permet également de varier les approches et de maintenir un bon niveau d’attention tout au long de la partie. Cependant, le résultat reste trop sage pour mettre le feu à votre table de jeu, et c’est un peu dommage pour un jeu d’ambiance. When I Dream reste néanmoins tout à fait recommandable pour des joueurs assez jeunes ou peu familier des jeux de société, que ce soit des enfants jusqu’à 13/14 ans ou Tata Simone qui passe à la maison ce week-end. 

Que faut-il en retenir ?

  • Visuellement très joli
  • Simple à installer, à expliquer et à comprendre
  • Jouable jusqu'à 12 sans souci

Que faut-il oublier ?

  • Nécessite d'être au moins 5 ou 6 pour jouer
  • Les parties à 10-12 sont un peu longues pour du jeu d'ambiance (1h à 1h30)
  • Manque d'un petit brin de folie

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