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Critique du jeu de société : King of Tokyo [2011], par Benoît F.

Avis critique rédigé par Benoît F. le dimanche 11 septembre 2011 à 23h09

Monster Punch!

Le sol de l’appartement se mit à vibrer. Croyant à une énième secousse tellurique, j’entrepris les gestes d’usage recommandés par le gouvernement. Il était midi, 25 ème étage, le ciel était clair, nous fûmes brutalement plongés dans l’ombre. Alors que je tentais de m’approcher de la fenêtre, je discernai comme un mur d’écailles plaqué contre la paroi de mon immeuble. La clarté revint au fur et à mesure que ce "mur" s’éloigna et c’est alors que je vis cette masse humanoïde, reptilienne, immense, détruisant tout sur son passage. Tokyo Bay n’était plus et cette incarnation des films de ma jeunesse n’était pas seule…

 

 

 

MONSTRES EN BOITE

Logé dans une boîte de taille modeste aux couleurs vives, le jeu de Richard Garfield (Magic : l’Assemblée) nous présente un affrontement titanesque entre gros monstres sortis tout droit des films de genre façon Godzilla, Gamera et autres King Kong. Pour causer technique, King of Tokyo puise son inspiration dans le cinéma consacré aux Kaijū, créatures monstrueuses et gigantesques terrassant nos bons vieux tissus urbains. On notera également le clin d’œil fait à l’ancêtre vidéo-ludique qu’est Rampage. Ce jeu datant de 1988 proposait d’incarner un gros monstre affrontant d’autres bestioles tout aussi volumineuses, heureuses de raser nos immeubles et de piétiner nos fiers représentants des forces de l’ordre. Voici donc le programme proposé par Iello, l’éditeur de King of Tokyo.

Pour cela, vous aurez recours au matériel suivant : un petit plateau représentant Tokyo ; six silhouettes de monstres en carton ; 66 cartes spéciales réunissant pouvoirs et autres effets immédiats ; six fiches de monstres permettant de tenir à jour leurs compteurs de points de vie et de victoire ; huit dés comportant d’obscurs symboles ; une cinquantaine de petits cubes radioactifs correspondant à l’énergie accumulée par votre bestiole ; pour finir divers marqueurs en tout genre liés aux effets des cartes. L’ensemble est de très bonne qualité, haut en couleur et agréable à manipuler.

 

Du côté de la rédaction des règles, la clarté est de mise malgré une structure un peu chaotique. Le jeu est en langue française donc accessible au plus grand nombre.

 

 

« QUAND ON ARRIVE EN VILLE…»

De 2 à 6 joueurs vont pouvoir se coller de « grosses baffes » dans la joie et la bonne humeur. Avant de débuter la partie, chacun va se munir d’une silhouette représentant son monstre préféré et d’une fiche associé à ce dernier. Il existe deux possibilités de l’emporter : soit en réunissant 20 points de victoire ; soit en étant le dernier monstre en vie.

Les fiches Monstre

 

Chacun leur tour, les participants vont lancer six dés et tenter d’obtenir des combinaisons plus ou moins rentables selon les circonstances. Afin d’optimiser vos résultats, vous pourrez compter sur trois jets et la possibilité de mettre des dés de côté. Ainsi, il vous sera possible de coller des « baffes » à vos petits camarades, d’emmagasiner de l’énergie afin d’acheter des cartes spéciales, de récupérer des points de vie ou bien d’engranger des points de victoire. Mais alors, où est Tokyo dans tout cela ? Et bien cette charmante mégalopole demeure le nerf de la guerre : seuls un ou deux monstres (en fonction du nombre de joueurs) pourront mettre un pied dans, ou sur, la capitale japonaise dans le but avouable d’y recevoir des points de victoire à chaque tour. Cependant, sous ses aspects rentables, cette option vous exposera aux foudres de vos adversaires. En effet, un monstre tokyoïte recevra tous les coups portés par ses concurrents sans espoir de se soigner via le résultat d’un dé. Néanmoins, cette proie facile pourra renvoyer l’ascenseur à l’ensemble de la congrégation monstrueuse l’ayant pris pour cible. Cool, isn’t it ?

Quelques cartes spéciales

 

 

L'APPEL DE LA TARTE ET TARTES A LA PELLE

Simple, efficace et défoulant à souhait, voici les qualificatifs que l’on peut employer à l’égard du nouveau jeu de Richard Garfield. Cet auteur de renommée mondiale avait jadis changé la donne ludique grâce à son Magic : l’Assemblée, il nous propose aujourd’hui un jeu se situant aux antipodes de son œuvre la plus reconnue. King of Tokyo s’inscrit dans un plaisir immédiat capable de toucher tout type de public. Son côté défoulant n’exclut pourtant pas de petits aspects tactiques distillés habilement par l’auteur au travers des cartes spéciales. Tout cela finit par produire un cocktail explosif composé de mécanismes ludiques éprouvés et d’une fraîcheur liée au thème traité. On peut dire sans se tromper que King of Tokyo arrive au bon moment : qui, par ces jours sombres emplis d'incertitude, n’aurait pas envie de mettre de bonnes grosses tartes dans la joie et la bonne humeur ? Car c’est bien de cela dont il s’agit : s’amuser et oublier quelques pans moins drôles de la vie, le temps d’un jeu. Ce constat, digne héritier d’une philosophie de comptoir, en fera sourire certains mais n’est-ce pas là le propre d’un jeu ?

 

Concernant les bémols, on retiendra le principe d’élimination des joueurs en cours de partie. Ici, pas de pitié pour les monstres mous de la clavicule ! Les participants éliminés devront attendre la fin de la partie tout en regardant leurs petits camarades débattre du bien fondé de la fessée, thème dont les magazines éducatifs font leurs choux gras. Bien heureusement, la plupart des parties de King of Tokyo ne s’éterniseront pas et il sera aisé de remettre le couvert pour une séance d’empoignade en bonne et due forme. Seulement, l'attente paraîtra parfois difficile pour les joueurs désireux d’en découdre.

 

D’autre part, les configurations à deux participants ne parviendront pas à mettre en lumière tout le potentiel du jeu. En effet, certaines cartes n’auront d’intérêt qu’à trois joueurs et plus. Non pas que le jeu à deux soit à proscrire mais la pratique de King of Tokyo fonctionne pleinement dans des formats supérieurs. De plus, le renouvellement des parties dû au nombre élevé de cartes spéciales aura pour effet de garantir à King of Tokyo une durée de vie relativement longue. Voilà un jeu qui ne prendra pas la poussière sur vos étagères !

La conclusion de à propos du Jeu de société : King of Tokyo [2011]

Benoît F.
88

Rendons hommage à Monsieur Garfield et à Iello qui ont su nous proposer un jeu tombant à point nommé. L'attrait matériel que procure King of Tokyo n'empiète à aucun moment sur les qualités intrinsèques du jeu. Certes, les principes mécaniques ne sont pas neufs, mais le résultat demeure plus que probant, attirant ainsi des joueurs venant de tous horizons. Malgré des défauts minimes, King of Tokyo s'imposera aisément comme un jeu phare de vos soirées, ludiques ou non.

Que faut-il en retenir ?

  • La simplicité des règles
  • Un très bon défouloir en ces temps troublés
  • Le matériel et son design
  • Fédérateur

Que faut-il oublier ?

  • Le principe d'élimination
  • Moins intéressant à deux joueurs

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