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Une campagne pour le jeu de rôle Friponnes
L'auteur et l'éditeur du jeu répondent à nos questions...

Le jeu de rôle Friponnes a été financé l'an passé grâce à une souscription réussie sur Ulule. Le jeu d'Etienne Bar, édité par les Éditions Stellamarris, est sorti l'hiver dernier. Une rapport temps de sortie/précommande plus que correct (oui, il faut le noter), et, surtout, un jeu beaucoup plus profond et intéressant qu'il ne semble l'être au premier abord. On ne l'a pas encore critiqué en détail, mais ça ne saurait trop tarder...

Friponnes vous permet d’incarner des fripons et des friponnes au grand cœur dans un monde paillard et beau, les Folandes. Vous êtes les défenseurs d’une civilisation aux principes proches de nos bons vieux hippies (« peace and love », non-violence) où sexisme, pudeur, possessivité amoureuse, jalousie et cupidité sont inconnus dans un monde souvent violent, sexiste, cupide et esclavagiste... Les héros (qui seront souvent des héroïnes) combattront les colonialistes, les pirates, les trafiquants d’esclaves, les cultistes de toutes obédiences, les marchands cupides, les banquiers véreux, bref tous ceux sans qui ce monde serait si agréable à vivre… 

On vous en reparle aujourd'hui car les Éditions Stellamarris proposent actuellement un nouveau financement participatif pour éditer une grande campagne pour le jeu : Mon ennemi, c'est la finance. Un titre qui sonne comme une douce mélodie à nos oreilles, et qui semblent aller dans le sens de ce qui fait le sel du jeu. Du coup, pour en savoir un peu plus, on a été poser des questions à l'auteur (Etienne Bar) et à l'éditeur (Michel Chevalier). Et oui, rien que ça !

SFU : Friponnes a été financé il y a un an, et il est sorti en fin d’année dernière. Quel regard avez-vous, aujourd’hui, sur la vie du jeu ? Pensez-vous qu’il a trouvé son public ?

Michel Chevalier : Je suis toujours aussi enthousiaste qu'il y a maintenant trois ans, quand j'ai découvert ce qui n'était alors qu'un jeu de rôle amateur et que j'ai commencé à tanner l'auteur pour qu'il accepte que je le publie... Tous les retours que j'ai des parties que je fais jouer en convention sont excellents, donc, oui, il a trouvé son public car je crois qu'il a maintenant une vraie base d'amateurs passionnés ; et en même temps il est loin d'avoir trouvé tout son public, car je suis persuadé que nombreux sont ceux qui ne le connaissent pas encore ou qui ont des a priori négatifs, et qui s'ils l'essayaient seraient immédiatements conquis.

Etienne Bar : C'est clairement un jeu de niche, avec un thème un peu casse-gueule (il m'a fallu quand même expliquer à un certain nombre que Friponnes RPG n'est pas un jeu centré sur la sexualité !), un ton feelgood qui n'intéresse qu'assez peu la plupart des rôlistes, un cadre battu et rebattu (l'heroic-fantasy), un auteur inconnu et un éditeur confidentiel (Michel, ne le prends pas mal). Visiblement, je ne sais pas si le jeu à trouvé son public, je n'ai pas encore été abordé par des fans dans la rue mais les quelques retours (via les réseaux sociaux, les rencontres dans les conventions) que j'ai sont enthousiastes et chaleureux.


SFU : Je suis pressé, je n’ai pas le temps de lire la page de la souscription, est-ce que vous pouvez me pitcher la campagne rapidement ?

Michel Chevalier : De nombreux problèmes secouent les folandes ; en enquêtant dessus, les friponnes se rendront compte qu'ils ont une même cause racine, la cupidité sans limites d'une sorcière richissime...

Etienne Bar : Un grand voyage dans les Folandes, des adversaires qu'on ne peut pas tuer, d'abord parce que l'on se l'interdit et parce qu'elles sont vraiment des dures à cuire blindées de pouvoir.


SFU : Je suis moins pressé, j’ai le temps de vous lire, qu’est-ce que la campagne propose de faire vivre aux joueurs ?

Etienne Bar : La campagne s'ouvre sur une scène très dure où des monstres surgis de l'océan viennent gâcher -et le mot est faible- une belle fête à laquelle les Friponnes participent. Une fois leur peau sauvée, les Friponnes vont donc devoir chercher ce qui se trame derrière tout ça et empêcher que cela se reproduise. C'est donc parti pour de longs voyages (Michel a d'ailleurs mis au point des règles de voyage), des sauts d'île en île (Les Folandes, le cadre de l'univers du jeu, sont un immense archipel), des rencontres heureuses et d'autres qui le seront beaucoup moins avec un mystère qui se lève peu à peu, des dangers et des traquenards nombreux. Les Friponnes vont devoir rendre coup sur coup sans perdre leur âme ni oublier de tomber amoureuses (et le choix ne manquera pas !). Bien sûr, ça reste du Friponnes RPG, c'est léger et sans prise de tête même si ce n'est pas facile !

Michel Chevalier : Les situations et lieux dans lesquelles les friponnes vont devoir enquêter sont très divers. Ainsi, elles vont devoir :
* lutter contre d'ignobles créatures, les crapauds-lézards, qui viennent troubler la sérénité de ce paradis sur terre qu'est Libreterre
* enquêter dans une colonie verougue moyenâgeuse où l'armée a les pleins pouvoirs et où les femmes ne peuvent sortir qu'en burqa si elles ne veulent pas être lapidées
* de là, elles vont porter leurs investigation sur une machine infernale en développement dans une île steam-punk
* suivra une enquête sur une mine en plein désert, ravagée par une étrange maladie
* après l'explosion de leur bateau et une rencontre... pimentée avec les elfes, un banal séjour à l'auberge, dans une ambiance de vaudeville, va changer d'ambiance quand les friponnes seront confrontées à un attentat mené par les Services Secrets Verougues
* viendra une enquête dans un paradis fiscal où des jeunes filles, notamment pensionnaires du bordel local, disparaissent régulièrement, pour être sacrifiées par les sorciers qui assurent la sécurité des banquiers...
* dans le grand Nord, les friponnes seront confrontées à des barbares canibales, ainsi qu'à une succube retorse...
* elles devront ensuite défendre leurs intérêts lors d'un concile dont certains des plus hauts dignitaires sont pourris jusqu'à la moëlle
* Viendra une enquête au coeur de la capitale de la dictature de l'argent, Verrou. Il est évident qu'elles ne sont pas les bienvenues...
​* Quand au final, grandiose, c'est un assaut contre le coeur de la citadelle du mal... même les dragons seront de la partie !
Le tout entrecoupé d'autant de scénarios de voyage en mer - les folandes sont un archipel -, optionnels mais agrémentés de nombreuses péripéties...

 

SFU : La page de la souscription indique « Cependant, n’allez pas y voir un manifeste politique ! Friponnes rpg reste un jeu, qui n’a pas d’autre objectif que de vous permettre de passer de bons moments entre amis ! ». C’est dommage, moi, c’est cette dimension qui me plaît le plus dans le jeu. J’ai quand même l’impression que les thèmes de la campagne tournent autour d’un propos politique. Non ? Pas du tout ?

Etienne Bar : Oui... Et non ! Il m'a paru intéressant, dans le cadre des Folandes, de créer des utopies positives (Libreterre, mais pas seulement) et des dystopies (Verrou et Borêne, mais pas seulement) qui s'opposent de façon assez musclée. Il est clair que ces utopies et dystopies ne sont pas sans rapport avec le monde qui nous entoure : oui, on peut voir un propos politique - au sens le plus large du terme - dans Friponnes, mais il n'est pas essentiel ni fondamental. Mais chacun est libre d'insister sur cet aspect à sa table s'il en a envie et ce n'est pas nous qui l'en découragerons.

Michel Chevalier : Un peu, quand même ! La suite de la présentation indique "Pour cela, il faudra botter quelques culs de vilains qui veulent contrarier ces plaisirs simples et qui ont parfois des points communs avec des personnes de notre monde dont les postérieurs sont malheureusement hors de portée de nos bottes." Cela donne clairement une dimension politique au plaisir de jouer cette campagne ; ensuite, à chaque table, en fonction de sa sensibilité, de donner plus ou moins de poids à cette aspect... le plaisir de jouer doit toujours rester premier !

Mon ennemi c'est la finance est proposé sur la plateforme Ulule jusqu'au 15 octobre prochain. On peut profiter de la souscription pour acquérir le livre de base. La campagne est proposée à 33€ (frais de port compris). La sortie est prévue au premier semestre 2019. À noter que la talentueuse Jahyra se chargera encore des illustrations de ce suppléments.

Auteur : Vincent L.
Publié le samedi 8 septembre 2018 à 09h00
Source : Communiqué de presse

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