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Critique du Jeu Vidéo : The Cave
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Critique du Jeu Vidéo : The Cave

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 29 juillet 2018 à 0900

Welcome to the Cave

Testé sur PS3

Genre iconique des années 1990, le jeu d'aventure avait atteint des sommets grâce aux productions LucasArts dans le genre point-and-click. Des œuvres telles que Maniac Mansion et Monkey Island réalisées par des personnalités comme Ron Gilbert et Tim Schafer ont rapidement obtenu un statut culte. Deux prodiges qui ont du renoncer à voir leur genre favoris rester des succès commerciaux et s'orienter vers des productions plus confidentielles soient indépendantes soient simplement dématérialisées comme c'est le cas de The Cave.

Tout fan de jeux vidéo, et en particulier des point-and-click LucasArts, a déjà entendu parler de Ron Gilbert qui est un créateur de génie autant scénariste que programmeur à qui l'on doit donc les séries Maniac Mansion et Monkey Island. Le créateur américain quitta pourtant LucasArts en 1992 pour fonder son propre studio qui se spécialise dans des productions tournées vers les jeunes joueurs tout en chapeautant des titres plus gamers, la série des Total Annihilation en tête. Gilbert était resté un peu dans l'ombre comme producteur jusqu'au début des années 2010 où on le retrouva à la barre du déjanté DeathSpank puis au développement de The Cave sorti début 2013 grâce au travail de Double Fine Productions. Ce studio américain fut fondé par une autre tête pensante de LucasArts, Tim Schafer, à qui l'on droit des productions dématérialisées réjouissantes telles que Stacking ou Costume Quest. Pour compléter le casting, le studio américain s'est tourné vers SEGA afin d'assurer l'édition du jeu et de bénéficier de son service marketting.

The Cave est donc un jeu d'aventure à l'humour bien présent mais à l'histoire pas aussi omniprésente que le genre le laisse supposer. Le titre prend place dans une énorme caverne douée de conscience qui fait aussi office de narrateur. Et c'est par un soir comme un autre que six personnes et un duo souhaite explorer cette caverne censée leur offrir ce qu'ils désirent le plus. Du moins c'est ce qu'ils croient... On doit emmener trois de ces personnages explorer les profondeurs de la caverne qui leur permettra, une fois passé l’accueil et son magasin de souvenirs, de découvrir d'autres personnages coincés sur place mais aussi des grottes reprenant des lieux familiers de vos « héros ». Ces derniers se distinguent par des envies et des ambitions inavouables. Le chevalier est un usurpateur pleutre à la recherche de gloire, l'exploratrice est cupide et en proie à la vengeance tandis que la voyageuse dans le temps est plus proche de la jalousie maladive... Sans oublier le duo de charmants jumeaux de l'ère victorienne qui démontre que le mal sommeille parfois derrière une apparente innocence... La caverne peut être prise comme un lieu merveilleux ou une sorte de plongée dans la conscience de personnages aux actions et pensées loin d'être glorieuses... A vous de voir.

Les amateurs des titres de Ron Gilbert seront en terrain connu puisque l'humour est bien présent et ses héros sont loin des personnages lisses tant de fois vus dans l'industrie. Sans nous imposer des cinématiques ou de longs dialogues, les développeurs nous dessinent des destinées et des psychologies que l'on débloque avec des petites images et de courtes phrases grâce à des peintures rupestres à découvrir dans les niveaux. La progression et les niveaux spécifiques aux personnages sont commentés par le ton délicieusement ironique de la caverne montrant encore une fois le savoir-faire des anciens de LucasArts quand il s'agit d'écrire des dialogues/monologues. On apprécie donc cette plongée dans les vices de l'humanité même si l'absence véritable d'histoire rend parfois moins palpables les leçons assénées par la caverne car on s'attache moins aux personnages. Pour ce qui est de la technique et des graphismes, le travail de Double Fine est à souligner car les différents niveaux sont assez plaisants à parcourir tout en gardant une bonne cohérence du fait qu'on parcourt une seule grande caverne. Les graphismes sont fins et jolis et l'animation des personnages correcte. On apprécie aussi la musique qui est plus un bon fond sonore d'ambiance qui aidera à nous faire ressentir le malaise de la grande maison victorienne des jumeaux diaboliques ou l'insouciance pittoresque de la fête foraine du bouseux amoureux mais rejeté.

Les niveaux se parcourent sur des plans en 2D avec la particularité de devoir incarner trois personnages lors d'une même partie. Le titre mélange donc plates-formes et réflexion puisqu'il faudra utiliser les trois personnages à bon escient afin de progresser tout en sachant que chaque personnage à un capacité spéciale : le bouseux respire sous l'eau, les jumeaux peuvent créer un double immobile d'eux-mêmes ou le chevalier peut survivre à une chute normalement mortelle. Chaque partie se découpe en six grands niveaux entourés d'un tutoriel et d'un simple niveau final. Trois niveaux sont communs à chaque partie et trois spécifiques à vos personnages. Il faut donc finir le jeu au moins trois fois pour en avoir fait le tour sachant qu'il faut se retaper les niveaux communs comme ceux de personnages déjà joués dans la dernière partie... La durée de vie est ainsi d'une dizaine d'heures mais avecdes répétitions. Les énigmes sont toujours intelligemment mises en place avec une grande logique. Elles correspondent très souvent aux sombres secrets de nos héros. Le gameplay sert la narration et la narration sert le gameplay de manière brillante. On doit réfléchir un peu et bien utiliser les différents personnages comme les objets mis à nos disposition. Pas de combinaison à l'horizon mais une bonne science du placement des personnages avec les bons objets rendant la progression gratifiante quand on réussit une énigme. Après, le manque de complexité des énigmes comme des phases de plates-formes pourra en décevoir beaucoup...

La conclusion de

The Cave est un jeu éminemment sympathique qui fleure bon le jeu d'aventure d’antan. L'ambiance réussit à être à la fois sombre et comique en proposant une galerie de personnages dont les défauts peuvent résonner en chacun de nous tant la caverne fait penser à une plongée dans les méandres des sombres pensées humaines. Le gameplay est efficace même si on regrette une trop grande simplification des aspects plates-formes et énigmes. Le jeu est de Ron Gilbert se parcourt avec grand plaisir mais on de peut s'empêcher de penser qu'il manque d'ambition tant dans la narration que dans le gameplay...

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance comique et cynique
  • Un petit parfum de jeu d'aventure à l'ancienne
  • Narration et gameplay très bien liés

Que faut-il oublier ?

  • Trop simple ?
  • Des répétitions
  • Un petit manque d'ambition

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