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Critique du Jeu de rôle : La Colère des Dieux
La Colère des Dieux >

Critique du Jeu de rôle : La Colère des Dieux

Avis critique rédigé par Vincent L. le vendredi 1 juin 2018 à 1700

Armaggeddon...

En 2016, Edge publiait un jeu de rôle stand alone intitulé La fin du monde : Apocalypse Zombie. L'objectif y était de jouer pendant une invasion de mort-vivant, et d'essayer tant bien que mal de survivre. Si la thématique sentait fort le réchauffé, le résultat final s'est étonnamment avéré de grande qualité (on vous renvoie à la critique détaillée si vous voulez en savoir plus). Du coup, lorsque l'éditeur a fait paraître un deuxième jeu dans la gamme La fin du monde, on s'est rapidement penché dessus. Le principe y est le même (survivre à la fin du monde), mais la thématique change quant à elle radicalement : fini les cadavres putréfiés et les créatures anthropophages, voici désormais que s'abat sur Terre la fureur divine dans La Colère des Dieux.

Je ne vais pas vous mentir, si la thématique du zombie me rebutait, celle de la colère divine ne m'a pas beaucoup plus enthousiasmé. Certes, je ne suis pas dans le même sentiment de rejet qu'avec les morts-vivants, mais le Jugement Dernier, le Ragnarok et autres bondieuseries mystiques ne m'ont jamais attiré outre-mesure (ce sont d'ailleurs les deux derniers tomes de La fin du monde, sur les aliens et - surtout - sur les robots que j'attends le plus). Ceci dit, Apocalypse Zombie étant parvenu à me séduire en dépit de mes réticences énormes, j'ai volontiers laissé sa chance à ce nouveau venu. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne l'ai pas du tout regretté, La Colère des Dieux parvenant largement à transformer l'essai marqué par son prédecesseur.

On va donc retrouver dans La Colère des Dieux tout ce qui faisait la force d'Apocalypse Zombie : la thématique est facile à aborder (si je vous dis « ce soir on joue à la fin du monde », vous avez tout compris), la dramaturgie est au coeur des parties (on se joue soit même dans sa vie, ce qui donne tout de suite aux conséquences de ses actions une portée émotionnellement plus forte), le système est facile à utiliser (malgré son arrière-goût de générique, il est bien adapté au style), le livre est agréable à lire et rempli de bons conseils de jeu. La formule est certes dans la redite, mais elle a largement fait ses preuves en terme d'efficacité (une nouvelle fois, on vous renvoie à la critique détaille d'Apocalypse Zombie pour en savoir plus). Le gros plus de ce deuxième volume, c'est sa richesse thématique.

Il faut dire que les dieux qui reviennent sur Terre pour exterminer l'humanité, c'est un sujet qui permet beaucoup plus de variété d'histoires que les zombies. Les auteurs d'Apocalypse Zombie avaient certes fait un véritable effort pour essayer de se renouveler, mais dans les faits, la thématique était clairement redondante d'une campagne à une autre (comme on le disait, une fois une campagne faite, on n'avait pas forcément envie de faire les autres). Ici, entre Gaïa, Quetzalcóatl, Odin, Les quatre cavaliers de l'apocalypse et Cthulhu, les ambiances sont radicalement différentes, ce qui dote La colère des Dieux d'une bonne rejouabilité : certes, la fin du monde est au coeur des cinq campagnes proposées (on reste toujours dans du survival), mais toutes les histoires ont une identité différente et bien marquée.

La revanche de Gaïa est ainsi une campagne catastrophe dans la lignée du Jour d'après, Le retour de Quetzalcóatl voit apparaître aux quatre coins du globe des pyramides remplies de fanatiques prêt à tout pour se débarasser du serpent ailé, Ragnarök va faire fusionner la Terre avec les neuf mondes scandinaves, Révélation permet de jouer l'armaggeddon avec tout ce que cela comporte d'imagerie chrétienne, et N'est pas mort... nous fait assister au réveil des Grands Anciens du panthéon lovecraftien. Il y en a pour tous les goûts, et toutes les campagnes s'inscrivent dans des ambiances différentes, jouant parfois avec les clichés (Le retour de Quetzalcóatl s'amuse par exemple avec ça), assumant d'autre fois la carte du premier degré (Révélations répond à toutes les attentes, des nuages de sauterelles aux armées infernales), s'inscrivant tant dans le cataclysmique (La revanche de Gaïa) que dans l'horreur (N'est pas mort...).

Chacune des campagnes a la bonne idée de proposer un "après". Ainsi, La fin du monde permet de jouer l'apocalypse, mais également la reconstruction de la société après les évènements. Les joueurs peuvent alors réfléchir à des thématiques et des sujets "politiques" intéressants (un peu comme dans Apocalypse Zombie, on n'est pas juste dans du pop-corn game abétissant). C'est finalement assez agréable, et cela permet de conclure dignement les histoires (pour peu, bien sûr, qu'on survive, ce qui n'est honnêtement pas gagné). Détail amusant : certaines fins ne sont pas si négative que cela, un peu comme si les auteurs avaient voulu nous dire que ce ne serait pas si dramatique si l'humanité était décimée. J'aime bien...

Y a t-il des choses qui coincent dans La Colère des Dieux ? Et bien comme dans Apocalypse Zombie, le fait de s'interprêter soi-même pourra en rebuter quelqu'un car la distanciation jeu/vrai-monde-de-la-réalité-véritable est faible (même si, en l'occurence, c'est ça qui donne au jeu toute sa force dramatique). De plus, les trames des campagnes sont une nouvelle fois réduites à un fil rouge qui obligera le meneur de jeu a bien préparer ses parties et à beaucoup improviser ; si vous aimez les format "clé en main", tournez vous plutôt vers des jeux du calibre de 2012 : Extinction. D'une manière générale, ce sont tout de même les meneurs de jeu les plus expérimentés qui parviendront à mieux extraire le potentiel de chacune de ses campagnes. Bref, on ne peut pas tant parler de défauts que de partis-pris qui ne feront pas l'unanimité.

D'un point de vue éditorial, La Colère des Dieux est strictement identique à son prédecesseur : 144 pages très exactement, un découpage similaire, des illustrations dans le même thème. Cela donne à la gamme une certaine cohérence, et la forme étant d'ores et déjà agréable dans Apocalypse Zombie, on est finalement pas mécontent de retrouver ici les mêmes qualités. On notera tout de même que ce nouveau jeu est toutefois vendu moins un peu moins cher que l'ancien (35€ contre 40€), ce qui le rend vraiment meilleur marché au niveau qualité/prix. En l'état, si le concept et la thématique vous branchent, il serait donc dommage de se priver. D'autant que bon, il faut soutenir la gamme, le meilleur reste à venir : l'invasion des robots !

La conclusion de

La Colère des Dieux propose cinq campagnes très variées dans leurs idées et leurs approches d'une même thématique principale. Efficace tant d'un point de vue mécanique que dramatique, ce nouvel opus de La fin du monde démontre que la formule mise en place par la gamme s'accorde parfaitement à des univers variés.

Que faut-il en retenir ?

  • Une thématique plus riche que celle des zombies,
  • Des campagnes variées et intéressantes,
  • Une dimension dramatique qui est bien présente,
  • Un système de règle efficace,
  • Un livre agréable à lire, bourré de bons conseils de jeu.

Que faut-il oublier ?

  • Il faut accepter de se jouer soi-même,
  • Pour les meneurs de jeu expérimentés,
  • Pas mal de travail de préparation.

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