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Critique du Téléfilm : Zombie Apocalypse
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Critique du Téléfilm : Zombie Apocalypse

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 26 mars 2013 à 2342

Daube de zombie

Comme beaucoup de vos amis cinéphages, autrefois fans de macchabées anthropophages et titubants, vous en avez soupé des films de zombies? Vous en avez marre de vous voir resservir, agrémenté à toutes les sauces, ce qui autrefois, de par sa rareté à l’écran, son aspect underground et sa portée symbolique, attirait votre sympathie? Ces derniers temps, du zombie, vous en avez bouffé plus que de raison. Les rares moments de savoureuse dégustation (Shaun of the Dead, Dead Snow...) sont oubliés, étouffés sous la multitude des plats insipides. Vous en avez marre du marcheur d’outre-tombe, aimerez passer à autre chose du style... je ne sais pas moi, un truc au moins un peu différent.. La momie, la goule, le spectre...ou une autre créature décomposée tirée du Fiend Folio de Dungeons & Dragons. Le zombie, basta! Mais d’autres en ont décidé autrement.  Ils ont pris pour option d’exploiter la recette à fond, quitte en nous en dégouter. Ils, ce sont les producteurs. Petits ou grands. Faiseurs de blockbusters, créateurs de séries B ou faiseurs de séries Z. Tous pondent des produits qui ne se différencient finalement que par la solidité de leurs budgets respectifs et, en conséquence , la richesse de leurs FX et la popularité de leur casting. Pour le reste, depuis George A. Romero et Lucio Fulci, rien n’a changé. Les morts veulent toujours bouffer les vivants, mais certains d’entre eux, les plus coriaces (ou les moins cons) ne comptent pas se laisser faire. Il n’y a plus de place en Enfer? Peut-être. Mais, sur Terre, il y a du blé à se faire.

Sur la tête de ma mèèère! La vérité si j’mens. Ce mois-ci, pour le compte de Scifi-Universe, j’ai du visionner une petite dizaine de films de zombies. C’est dix de trop. J’en ai les yeux qui saignent. Parmi eux, Zombie Apocalypse (titre original s’il en est puisque déjà porté par une bonne quinzaine de métrage) matérialise la contribution de The Asylum au genre. Oui, The Asylum. C’est dire l’angoisse ressentie lorsque j’ai glissé le DVD dans mon lecteur de salon. C’est de notoriété publique: dans le domaine de la bouse télévisuelle à moindre coût, la compagnie de David Michael Latt écrase aujourd’hui toute concurrence. En comparaison, même les productions Nu Image, pourtant tant moquées dans les années 90, font office d’œuvres de qualité. Me restait toutefois un maigre espoir, celui d’assister à un spectacle certes débile mais non dépourvu de passages désopilants. Oui, car souvent, les réalisateurs travaillant pour The Asylum, conscients de la faiblesse du scénario et des modestes moyens mis à leur disposition, ont souvent eu la bonne idée d’opter pour une approche potache, en forçant le trait sans vergogne du coté du mauvais gout. Oui, certains. Mais pas Nick Lyon. Moi qui espérais faire la connaissance d’un mega piranha zombie mutant. Pfff! Quelle déception !

Surtout connu pour avoir imposé aux fans de La mutante sa séquelle la plus moisie (sans la présence au casting d’Helena «ouch!» Mattsson, je pense que je me serais endormi avant la fin du film), Nick Lyon a décidé d’aborder le traitement du scénario de Zombie Apocalypse par l’angle le plus sérieux possible. Quelle idée saugrenue! Un peu atterré, le spectateur familiarisé avec le genre va donc se voir proposer (faisant suite à une intro aux allures de footage d’actualités) un inépuisable défilement de poncifs et de scènes déjà mille fois vues auparavant, uniques composantes de ce road movie horrifique à l’ambiance survival post-apocalyptique dans lequel un groupe d’humains va traverser une partie des Etats-Unis pour tenter d’atteindre un hypothétique refuge. Alors, bien sûr, il y a les agressions de zombies, qui surgissent de partout dés que l’un des protagonistes a l’imprudence de larguer une caisse, de baisser son froc ou d’ouvrir une porte. Des morts-vivants méchants, affamés et, comme dans World War Z, classifiés en fonction de leur niveau de mutation (si certains affichent un profil très classique, d’autres sont capables de courir, voire même de développer des exceptionnels aptitudes physiques). Bref, du cadavre ambulant, Zombie Apocalypse n’en manque pas. Le problème est que Nick Lyon avait dû perdre le mode d’emploi de sa caméra lors de son arrivée sur le plateau. Et qu’il ne l’a jamais retrouvé. Pas besoin de passer un coup de fil au lieutenant Horacio Caine pour s’en assurer, on en a une preuve évidente lors des séquences d’action, mal chorégraphiées (voire pas du tout) et filmées sans aucune recherche de virtuosité. Des simples champs contre champs sur des acteurs d’autant plus mal à l’aise que tous les effets spéciaux (blessures et sang numérique) sont de médiocres inserts CGI rajoutés en postproduction (à ce sujet, les explosions de tête composent un spectacle pathétique).  Les maquillages des zombies, eux, affichent divers niveaux de qualité, allant du pire (style barbouillage à la pizza bolognaise) à l’acceptable.

Coté casting, Ving Rhames porte le film sur ses (larges) épaules. Alors, certes, le bonhomme est solide, dégage un indéniable capital sympathie, a l’habitude d’évoluer dans ce type de production fauchée (on peut même affirmer qu’il s’y complait) et connait sur le bout des doigts ce rôle de brute au grand cœur qui lui ici attribué. Mais la tache qui lui est confiée ici - celle de nous rendre le film agréable et de nous rassurer avec la vue d’un visage familier - est en grande partie irréalisable car le scénario se montre trop chiche en passages épique, où il pourrait dévoiler sa puissance physique. Et quand il met la main à la pate... enfin, au zombie, la pauvreté des inserts numériques gâchent le spectacle. Une tronçonneuse, nom d’un chien, ça doit tailler de la chair, à la limite du latex, mais certainement pas des pixels! Seul, le final, qui atteint une démesure assez mémorable dans le registre de la débilité (la lutte acharnée entre notre brave Ving Rhames et un tigre mutant - The Asylum assume enfin son cinéma!) justifie la présence à l’écran de cet acteur très attachant. Mais dix minutes dans un spectacle neuf fois plus long, force est d’avouer que cela fait peu.

La conclusion de

Du zombie, encore du zombie. Cette fois-ci, il nous est servi par The Asylum, compagnie célèbre pour son bestiaire surdimensionné et vorace, ses extra-terrestres en mousse et ses robots géants en toc. Là, par l’intermédiaire de Nick Lyon, il nous offre des morts-vivants tout ce qu’il y a de plus commun. On est déçu. D’autant plus que la réalisation est relativement médiocre, avec pléthore d’effets numériques moisis. Seul Ving Rhames, toujours aussi attachant, et un final à la débilité assumée, sauvent l’ensemble du désastre total.

Que faut-il en retenir ?

  • Ving Rhames
  • Un final débile, du vrai The Asylum

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario mille fois vu
  • Une réalisation poussive
  • Un casting transparent
  • Des FX assez mauvais

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