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Critique du Jeu Vidéo : Golden Axe

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 24 août 2012 à 18:05

L'essence du beat'em all

Attention, il s'agit d'une critique de la version dématérialisée sorti sur le PSN pour cinq euros, et non pas de la version lors de sa sortie originelle en arcade ou sur Megadrive.

S'il y a une entreprise qui doit regretter le bon vieux temps dans l'industrie du jeu vidéo, c'est bien SEGA n'étant plus que l'ombre de lui-même depuis la fin de sa Dreamcast. C'est peut-être pourquoi beaucoup de leurs grands jeux des années 1980 et 1990 ressortent de temps en temps sur cette nouvelle génération de consoles. Comme le sympathique Golden Axe.

Pour tous ceux ayant connu les joies de l'arcade, ou de la Megadrive, dans le tournant des années 1990, Golden Axe est une des série les plus emblématiques de cette époque du beat'em all. Le genre est ici très proche du hack'n'slash de par ses armes blanches mais aussi son univers heroic-fantasy. Cela vient du fait que son créateur, Makoto Uchida, était un grand amateur des films Conan et voulait proposer un jeu dans cette veine. L'intrigue est forcément minimaliste mettant en scène trois héros devant stopper le terrible Death Adder ayant enlevé le roi Yura et sa fille. Les trois héros ont des skins différentes avec d'abord le barbare, ersatz de Conan, tenant fièrement son épée à deux mains et arborant un slip en peau de bête du plus bel effet. A ses côtés se trouve la terrible Amazone se baladant avec son bikini dernier cri. Et enfin le nain bien barbu avec son casque et sa hache.


Vous l'aurez compris, cette production visant l'arcade est ultra-caricaturale où tout est fait pour que le joueur se plonge dans un univers d'heroic-fantasy qu'il connait bien. Les différents décors du jeu nous emmènent ainsi dans une forêt inquiétante, des grands châteaux forts ou encore sur un aigle géant. On affronte ici des brigands, des soldats avec des casques à cornes mais aussi des géants et des squelettes. L'animation de ces derniers font d'ailleurs penser à une référence inconsciente aux squelettes de Ray Harryhausen du Septième Voyage de Sinbad. On peut aussi affronter des ennemis chevauchant des petits dragons ou des cocatrixs et ensuite leurs confisquer pour profiter des attaques enflammées des premiers et des coups de queues des derniers. Cette ambiance heroic-fantasy est donc assez réussie et sembla contenter les joueurs de l'époque vu la popularité du jeu. Cela nous replonge aussi dans une vision très années 80 de la fantasy avec seule la fin du jeu apportant un peu de folie avec un cliffhanger surprenant.


Après au niveau technique, le jeu de 1989 fait clairement son âge avec des décors assez peu changeants et des ennemis se ressemblant tous. En revanche les animations restent correctes et le jeu tout à fait jouable. Il propose ainsi plusieurs enchainements, la possibilité de faire des attaques en sautant, l'utilisation des animaux mais aussi de ramasser des potions pour déclencher le pouvoir spécial de chaque personnage. Un tremblement de terre pour le barbare ou des torrents de flamme pour l'Amazone. On enchaîne donc les dix petits stages du jeu à seul ou à deux, en local ou en ligne. Les paramètres du jeu permettent d'avoir le maximum de 5 vies et de régler les deux niveaux de difficulté. Le jeu étant assez dur si on veut le terminer sans continue (qui sont infinis) puisque nos héros ne peuvent parer et l'esquive est rude. Cela représentera un petit challenge pour les plus acharnés, les autres trouveront l'expérience un peu courte puisque le jeu se termine en 15-30 minutes. Certes pour 5 euros, mais cela reste bien court. Dans la même idée, projetez vous plus vers Streets of Rage II plus abouti, plus long et bien plus marrant. Concernant la licence Golden Axe, elle connut plusieurs suites sur les consoles Sega (jusqu'à la Saturne) comme sur Arcade avec les exemples de Golden Axe II et III aussi disponibles sur les plateformes de téléchargement actuelles. On pense aussi à son retour passé plutôt inaperçu en 2008 avec Golden Axe : Beast Rider.

 

40

Golden Axe reste une curiosité pour les joueurs portés sur le retro gaming. Mais l'expérience en dématérialisée semble un peu trop datée. Un jeu qu'on préférerait savourer sur une borne arcade ou avec une bonne vieille Megadrive. Ou alors une compilation des trois premiers jeu de la série, au même prix...

Critique de publiée le 24 août 2012.

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