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Critique du Jeu Vidéo : L'Exode d'Abe
L'Exode d'Abe >

Critique du Jeu Vidéo : L'Exode d'Abe

Avis critique rédigé par Bastien L. le mardi 20 mars 2012 à 1816

Faites de la bière et pas la guerre.

Attention, ce test n'est pas celui de la version originale sortie en 1998 dans le contexte de cette époque. Il s'agit d'un test sur PS3 de l'offre PSN du jeu, au prix de cinq euros.

Après l'excellente Odyssée d'Abe en 1997, Oddworld Inhabitants remet le couvert un an plus tard pour la suite des aventures du libérateur Mudokon. Cet Exode d'Abe renforce l'impression de qualité de la licence même si on peut regretter de trop grandes similitudes avec le premier épisode.

La démocratisation des jeux dématérialisés continue de redonner vie à des grands jeux à côté desquels on était passé car nous étions trop jeunes ou que notre porte-monnaie s'était tourné vers autre chose. Certains développeurs méritent vraiment qu'on se penche sur leurs anciens travaux, notamment les Californiens d'Oddworld Inhabitants. D'autant plus que ces derniers n'ont rien sorti d'original depuis La Fureur de l'étranger en 2005. Tous les jeux de cette boîte se déroulent dans l'univers d'Oddworld imaginé par le génial Lorne Lanning, réalisateur de tous les épisodes de la série. Dans cette planète purement imaginaire coexistent plusieurs espèces dont certaines asservissant les autres. On retourne donc avec plaisir dans cet univers riche où les Glukkons et Sligs asservissent et exterminent d'autres races pour s'en mettre plein les poches. Le ton acide et parfois absurde du premier épisode est conservé ici pour notre plus grand plaisir. Cette suite fait tout pour laisser le joueur en terrain connu, ce qui inclut l'histoire qui suit peu ou prou la même trame.

Après avoir détruit l'énorme usine RuptureFarms, Abe est un héros au sein de son peuple et se sent investit d'une mission. Il se veut le libérateur de ses frères encore retenus prisonniers par les Glukkons mais aussi le garant du respect des ancêtres Mudokons. En effet, la plus grande nécropole de son espèce est exploitée par ses ennemis pour en extraire les os. Et ce pour les réduire en poudre car cela devient un ingrédient essentiel pour faire de la bière. Bière qui elle-même agit comme une drogue très addictive sur les Mudokons. C'est à travers ce cercle vicieux que les Glukkons touchent un profit énorme jusqu'à que Abe vienne dérégler cette funeste machine. Si l'histoire en elle-même n'a rien de transcendant, ce sont plus les dialogues qui font mouche avec un humour noir plutôt corrosif. A commencer par le personnage d'Abe qui se révèle être surtout le moins pleutre de ses congénères, ou encore les agissements des Glukkons se comportant comme des capitalistes sans foi ni loi. La critique de l'industrialisation à outrance du premier épisode est toujours présente et l'agroalimentaire en prend notamment encore un coup. Mais c'est surtout la société de consommation qui est rappelée à l'ordre: le fait que les personnes réclament et consomment quelque chose de néfaste pour eux est clairement exprimé. Mais cela reste toujours sous le couvert intelligent de l'humour et l'histoire ne tombe jamais dans la leçon.


Si on est si happé dans l'aventure, c'est aussi parce que le jeu propose de nombreuses cinématiques toujours aussi superbes près de 15 ans après. Ces scènes en images de synthèse bénéficient surtout d'une direction artistique très réussie entre les différentes espèces représentées et les décors mélangeant natures exotiques et structures en fer gigantesques. La patte graphique de l'univers d'Oddworld fait encore des merveilles avec ses créatures grotesques mais irrésistibles. Le jeu se joue encore une fois en 2D permettant des arrières-plans vraiment sublimes. Si la génération 32-bits nous proposait enfin des grands environnements en 3D, cela permettait surtout de faire des choses magnifiques en 2D ! Les développeurs l'avaient bien compris et ont peaufiné leur fameux moteur A.L.I.V.E. même si l'originalité est forcément moins importante que pour le premier épisode. Si les environnements sont bien différents, on reste dans la même approche et cela se ressent dans les différents lieux visités. Ainsi, comme dans le premier opus, on commence avec un complexe industriel pour ensuite se rendre dans différents espaces naturels liés à différentes espèces avec leurs cavernes. Enfin on retourne dans l'usine du début, en l'occurrence SoulStorm.

Et c'est peut-être le défaut principal du titre pour ceux qui ont fait le premier opus, on a l'impression de refaire un peu la même chose par moments mais les développeurs ont été assez malins pour que cette nouvelle plongée se fasse toujours sous le signe de la qualité. Si les décors nous rappellent le premier épisode, ils sont assez magnifiques pour qu'on y prenne toujours autant de plaisir à les parcourir. De même, si le système de jeu reste le même, il y a assez de bonnes nouveautés pour rendre l'expérience passionnante. On se retrouve donc encore une fois devant un jeu de plates-formes avec pas mal de réflexion. De nombreuses énigmes se trouveront sur votre route en exploitant la bonne intelligence artificielle du jeu. Abe pourra toujours prendre possession de ses ennemis et communiquer avec ses semblables. Cela était rendu possible par le révolutionnaire, à l'époque, système intitulé Gamespeak. Abe peut désormais agir avec plusieurs de ses semblables en même temps et peut leur demander d'actionner des mécanismes, les frapper pour les calmer et s'excuser pour qu'ils aillent mieux. Il faudra aussi s'occuper différemment des Mudokons aveugles... Au niveau des possessions, les Sligs sont encore de la partie mais on ajoute ceux pouvant voler comme les Glukkons permettant d'ouvrir des portes importantes et de commander les Sligs. Ce système de possession/collaboration est donc bien développé pour les énigmes et permet quelques grands moments comiques. Une trouvaille qui relève autant du gameplay que de la narration du jeu, un vrai bonheur !


Et les énigmes sont vraiment nombreuses dans ce jeu avec cette fois-ci 300 Mudokons à sauver avec de nombreuses zones cachées et deux fins à débloquer. A vous de voir si vous avez envie de vous creuser la tête pour vos congénères ou simplement détruire les installations Glukkons. Finir le titre à 100% se relève donc toujours une vraie gageure. Le maniement d'Abe reste toujours aussi rigide et quelques actions demanderont une précision diabolique. Et aussi de la patience car la rigidité du personnage, ajouté à sa faiblesse, font qu'on recommencera inlassablement pas mal de tableaux du jeu. Mais les développeurs ont quand même eu la riche idée d'implanter des sauvegardes rapides permettant au joueur de se créer des checkpoints où bon lui semble. Cette simple proposition se révèle géniale car elle ne diminue en rien la difficulté du jeu mais permet de la rendre un peu plus accessible. Car on tâtonne beaucoup pendant notre aventure : Trouver la sortie et les solutions des différents passages se feront au prix de nombreux essais, bien sûr douloureux et mortels... Cela fait que la durée de vie du titre peut allègrement dépasser les 10 heures de jeu.

La conclusion de

L'Exode d'Abe reste une véritable pépite pour tout hardcore gamer qui se respecte. On est toujours autant charmé par cet univers si particulier et son ambiance grinçante. Les nouveautés de cet épisode ont toutes le mérite d'être judicieuses et d'offrir une expérience encore plus riche. Même si on peut reproche à cet exode une trop grande filiation avec l'odyssée précédente. Un tel jeu pour 5 euros, la question ne se pose même pas...

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