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Critique du Jeu Vidéo : The Darkness II
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Critique du Jeu Vidéo : The Darkness II

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 15 février 2012 à 1138

Hello Monkey !

Testé sur PS3. N'ayant jamais lu une bande-dessiné The Darkness, cette critique ne jouera pas le jeu des comparaisons avec l'œuvre originale.

Faisant suite au très sympathique premier opus sorti en 2007 (voir la critique du staff), The Darkness II se présente comme une suite au niveau de l'histoire, mais tient plus d'un véritable reboot technique de la franchise. Un revirement permettant une action plus démesurée et un univers graphique aussi surprenant que captivant.

Le premier The Darkness fut un succès plus critique que commercial faisant que son éditeur, 2K Games, prépara une refonte du jeu en confiant la licence à un nouveau développeur. Exit donc les Suédois de Starbreeze, bienvenue aux Canadiens de Digital Extremes. Ces derniers sont assez connus dans le monde du FPS nerveux puisqu'ils ont participé aux développements de plusieurs épisodes d'Unreal, avant de se consacrer à Dark Sector en 2008 (qui, soit dit en passant, n'est pas vraiment resté dans les annales). Ce savoir-faire dans l'action semblait pouvoir offrir à The Darkness une aventure plus rythmée, avec un plus grand sentiment de puissance qui se dégage du personnage. Tout en n’oubliant bien sur pas de conter la suite des aventures de Jackie Estacado.

On avait ainsi laissé Jackie en plein rêve auprès de sa défunte Jenny, après que la mise à mort de son oncle Paulie ait fait de lui le nouveau parrain de la mafia de New York. Deux ans après ces évènements, Jackie coule des jours tranquilles au sommet de son empire du crime, ayant réussi à faire taire le Darkness qui était enfoui en lui. Cette ellipse temporelle s’avère être un bon moyen de s’adresser aux nouveaux venus, qui pourront ainsi assister à une nouvelle apparition du Darkness,  entité démoniaque ancestrale attendant son heure pour réapparaître et conférer à Jackie des pouvoirs lui permettant de massacrer à tour de bras (enfin, de tentacules). C'est lors d'un diner au restaurant en charmante compagnie que Jackie et ses hommes se font attaquer par des hommes de main déterminer à le kidnapper. Durant cette attaque, Jackie va rencontrer un étrange personnage lui signifiant qu'il est intéressé par le Darkness ; et c'est d’ailleurs lors de cette attaque - durant laquelle notre héros est en difficulté - que l'entité se réveille et repousse les ennemis. Jackie apprendra par la suite qu'il affronte la Confrérie, organisation visant à capturer le Darkness pour des fins mystérieuses ; conscient du danger, le Darkness explique alors à son hôte qu'il doit éliminer cette organisation, en échange de quoi il relâchera l'âme de Jenny, qu'il maintient captive en enfer. Cette suite insuffle donc plus de paranormal dans l'histoire, s’intéressant bien plus à la mythologie créée par Paul Jenkins (qui officie ici une nouvelle fois comme scénariste).


Le jeu se veut nettement plus orienté vers l'action que son prédécesseur, grâce, notamment, à des mécaniques mieux pensées. Jackie ne sera ainsi plus le seul être pourvu de pouvoirs surnaturels, certains de ses ennemis ayant absorbés des propriétés du Darkness. L'histoire est ainsi beaucoup linéaire et laisse moins de loisirs à la découverte comme le première opus, et ce même si les développeurs ont eu le bon goût de ménager quelques pauses qui permettent de mettre en place l’ambiance sombre du jeu. Jackie, ses alliés et ses ennemis ne sont clairement pas des tendres, offrant au jeu un festival de gore assumé et magnifié par une nouvelle charte graphique. On reste donc dans la structure narrative très classique des comics en abordant le thème de la vengeance sans ménagements.

Même si l'histoire est moins riche que dans le premier opus, elle reste malgré tout intéressante. Cela reste un plaisir de visiter la demeure de Jackie et revoir des figures connus comme Jimmy, Butcher Joyce ou cette vieille tante Sarah. Et qui dit Darkness dit forcément une certaine vision de l'enfer, et, cette fois-ci, point d'Outremonde mais autre chose de tout aussi surprenant et réussi (on vous laisse la surprise). Si l’intrigue reste assez convenue, elle reste tout de même de qualité supérieure à tous les FPS actuels, car elle a le mérite de bien exister tout en n’empiétant pas sur l'expérience de jeu.


Par ailleurs, pour mieux apprécier le jeu, il convient de porter son choix sur la version originale sous-titrée, de bien meilleure facture que la VF (pas vraiment au top). On y retrouve avec plaisir le travail du chanteur Mike Patton, qui parvient à donner corps à la folie du Darkness. Pour Jackie, Kirk Avacedo est désormais remplacé par Brian Bloom, assez bon dans son interprétation plus musclée du personnage, mais ne réitérant malheureusement pas le calme et la froideur que le personnage avait dans premier opus. Le reste des acteurs se distinguent aussi dans le bon, notamment concernant les intonations italo-mafieuses donnant son charme au jeu. On peut donc saluer cette possibilité de basculer le jeu en VOST, fait encore trop rare dans le domaine. Même ordre d'idée pour l'ambiance sonore du jeu qui permet des effets bien appuyés lors des combats, on regrette juste la musique trop anecdotique.

Mais le vrai point fort de cette suite est sans conteste sa refonte graphique, ce qui fait que The Darkness II confine autant à la suite qu'au reboot. On arrête la tentative réaliste du premier épisode pour un cel-shading proche de véritables dessins de comic books. 2K Games semble avoir été encouragé par les bons retour d'un autre jeu récent utilisant ce procédé : Borderlands. En tout cas, cela fonctionne à merveille, donnant vraiment corps à cette histoire incroyable et à la violence bestiale offerte. Si le jeu est loin d'être un des plus beaux existant, son originalité est bien là augmentant encore le capital sympathie de la série. La violence exagérée du titre est vraiment prise au second degré, avec un aspect cartoon assez décalé.

C'est donc un véritable plaisir de parcourir les différents décors du jeu, et d'admirer le travail sur les textures où l'on peut apercevoir quelques finitions semblant être réalisées au crayon ! Les fans de BD pourront avoir la sensation de parcourir un véritable roman graphique interactif (mention spéciale aux passages dans la fête foraine désaffectée qui réussit à en mettre plein la vue).


Mais le plaisir de parcourir le jeu vient aussi d'une jouabilité totalement repensée donnant sa véritable puissance au Darkness. Le plus gros point faible de The Darkness était cette jouabilité perfectible et la sensation que la puissance de l'entité démoniaque n'était pas exploitée à fond. Défaut corrigé dans cette suite ! Les développeurs ont bien compris que le plaisir de jeu devait venir du sentiment de puissance que l'on a à diriger un monstre. Finit les approches plus silencieuses et tactiques d'avant, ici, on rentre plus dans le lard et on fait vraiment parler la fureur du Darkness. Dans la pratique on peut mieux utiliser les deux tentacules (une servant à trancher, l'autre à ramasser des objets pour les projeter sur les ennemis). On pourra également faire parler la poudre avec un maniement des armes proche des FPS plus traditionnels.

En plus de cela se rajoutent des pouvoirs que l'on peut débloquer via des arborescences de compétences. On peut ainsi donner un pouvoir maléfique à ses armes pour plus d'efficacité, envoyer une nuée d'insectes perturber les ennemis ou encore créer un très efficace trou noir. Le plus jouissif reste les exécutions, qui permettent une débauche de gore. Ces exécutions bien animées permettent également de récupérer quelques bonus de santé ou de munitions, mais aussi plus de points pour débloquer les capacités dans les arbres de compétence. Il reste donc vraiment divertissant d'enchaîner les différentes mises à mort que propose le jeu, embrocher des ennemis à distance ou les faire hurler par une exécution cruelle ravira tous les fans d'hémoglobine.

Malgré cela, les scènes d'action ne se sont pas exempts de défauts, comme une certaine répétitivité sur la fin (avec des environnements plus ouverts ponctués de couloirs où cela sera plus calme), une gestion des dégâts sur les ennemis qui semble un peu datée, ou la crainte de la lumière par le Darkness rend parfois les joutes trop brouillons. Pas de quoi s'alarmer, mais on pestera plus d'une fois.

Le jeu reste d'ailleurs un bon challenge dans son mode le plus difficile avec une jauge de vie mélangeant bien fonctionnement à l'ancienne et régénération par parties. La durée de vie de sept heures du mode solo est assez honnête, et ce même si cela est plus court que l'épisode précédant. Mais les arbres de compétences permettent une « nouvelle partie + » vraiment intéressante, conférant au titre une bonne rejouabilité.


A noter la présence d'un mode multijoueur (intitulé Vendetta) en local ou en ligne. Il se divise en deux modes : Campagne et Liste noire. Le premier permet de vivre une petite aventure en parallèle à l'histoire principale où des agents de Jackie aux pouvoirs paranormaux sont sur les traces de reliques ; cette quête, légèrement scénarisée, jouable à quatre maximum, permet de bien s'amuser avec quatre personnages aux caractéristiques bien différentes au niveau du look, des pouvoirs et des caractères. Le mode liste noir permet d'incarner les mêmes personnages, toujours en coopération, dans des missions indépendantes plus courtes avec de simples objectifs. Ces modes amusent beaucoup et prolongent bien la durée de vie une fois qu'on en a fait le tour. D'autant plus que chaque personnage possède son arbre de compétences que l’on pourra acquérir au fil des missions. Même si l'ensemble reste sympathique et s'enchaîne bien, il comporte deux défauts : cela ne sera jamais un multijoueur à long terme, et on a quand même l'impression parfois d'incarner Jackie mais en moins puissant...

 

La conclusion de

The Darkness II est donc une suite ambitieuse comme on en fait rarement. Le système a totalement été repensé tout en gardant la richesse de l'univers adapté. Suivre les péripéties de Jackie Estacado est toujours aussi passionnant, d'autant plus que l’on est directement happé par cet univers graphique si particulier. Au niveau du système de jeu, la révolution s'est faîte pour une totale efficacité donnant toute sa mesure au fait d'incarner un démon. La campagne solo se fait d'une traite et on peut y revenir pour tenter d'être toujours plus gore ! On saluera aussi les bonnes idées concernant le multijoueur, prolongeant bien l'expérience de ce titre.

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