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Critique du Jeu Vidéo : Stacking
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Critique du Jeu Vidéo : Stacking

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 30 novembre 2011 à 1102

Une expérience unique !

Testé sur PS3

Les plateformes de téléchargement de nos consoles HD sont souvent le lieu d'expérimentations vidéoludiques, lesquelles réussissent parfois à faire mouche au niveau qualité. Stacking fait donc incontestablement parti de ces petites pépites en téléchargement.

Et on en attendait pas moins de la talentueuse équipe de Double Fine Productions ! Le studio californien fondé par Tim Schafer n'en est d'ailleurs pas à sa première réussite. On leur doit, pour ne citer que les jeux en boîtes, Psychonauts mais aussi le plus récent Brutal Legend. C'est durant la production de ce dernier que la firme va s'atteler à plusieurs projets pour le marché dématérialisé ; en effet, le développement de Brutal Legend a connu quelques pépins mettant un moment le projet en stand-by. Ce répit involontaire fut donc productif pour les équipes du studio planchant, notamment, celles travaillant sur Costume Quest (projet mené par Schafer qui a officié en tant qu'éminence grise sur Stacking).

On sent tout de suite le contraste avec les aventures de Brutal Legend, perdues dans un monde influencé par une ambiance heavy metal ! On se retrouve ici plongé dans un univers évoquant les films muets avec une esthétique renvoyant aux années 1910-20, et peuplé de poupées russes (ou matriochkas, des poupées placées les unes à l'intérieur des autres). Les cinématiques sont d'ailleurs présentées avec les panneaux nous montrant les paroles des personnages, le tout accompagné d'une musique semblant toute droite sortie des piano-bars de l'époque. L'ambiance qui se dégage de Stacking est donc vraiment originale.

Niveau histoire, on doit ici incarner la petite poupée Charlie Blackmore partant à la recherche de sa famille retenue prisonnière par un diabolique industriel appelé le Baron. Charlie va ainsi visiter plusieurs lieux où il apprend qu'un membre de sa famille est retenu en esclavage. A lui de les délivrer !

Les décors, qui reprennent les caractéristiques de l'ère industrielle européenne, sont une véritable réussite, grâce à une direction artistique au diapason et des graphismes des plus soignées. Si l'œuvre n'a rien de techniquement impressionnant, on est immédiatement charmé par cette petite plongée dans le passé. Les différents décors du jeu évoquent bien les bouleversements industriels (on voyage sur les nouveaux moyens de transport assez monstrueux : le dirigeable, le paquebot ou un énorme train). Le tout fleure bon le carton-pâte en jouant sur l'ambiguité d'un monde de poupées donc de jouets. Au final, la musique, les différents personnages et le soin apporté aux détails montrent avec quel professionnalisme le jeu a été développé. 

Il est de plus intéressant de noter qu'une légère lutte des classes avec le Baron (représentant les industriels exploitant les masses de travailleurs) se joue aussi pendant le jeu. Alors certes, le jeu n'offre pas vraiment de message politique, mais il parvient à s'en inspirer pour le rendre assez intéressant. L'humour est également très présent dans le jeu, tout en restant assez sage dans son propos ; de ce fait, le soft semble surtout s'adresser aux pré-adolescants (sans que cela soit connoté "jeu pour idiots), ce qui est bon à signaler.

Mais le principal intérêt du jeu se trouve sans sa jouabilité, s'appuyant sur le principe génial des poupées russes. Chacune d'entre elles à un pouvoir spécial, et celui du héros est de pouvoir s'emboîter dans celles plus grandes que lui pour en prendre le contrôle. On crée ainsi des chaines pour pouvoir contrôler des poupées de plus en plus grandes, et pour utiliser leurs capacités spéciales afin d'achever les divers objectifs. Le jeu repose donc sur les énigmes permettant de progresser dans les différents environnements, et demande aux joueurs de réfléchir sur la situation, de parler aux poupées ou d'entrer en possession des bonnes pour réussir. Concrètement, pour réparer un panneau dans une pièce en flamme, il faudra avoir dans sa série de poupée un mécano ainsi qu'un pompier ; il faut ainsi savoir alterner tellle ou telle poupée au bon moment et tenter de regrouper les plus nécessaires aux bons endroits.

La difficulté du titre n'est pas très élevée (les enfants pourront y trouver un challenge à leur portée). Les plus aguerris des joueurs pourront plus se creuser les méninges puisque qu'il existe différentes manières de réaliser un objectif. Les aides présentes sont actionnables par choix permettant à tout type de joueurs d'y trouver son compte. Ainsi, si l'aventure peut se terminer en moins de quatre heures, la durée de vie peut tripler si vous chercher tous les moyens de résoudre les énigmes. De même que le jeu offre des récompenses pour ceux accrochant vraiment au titre avec les quêtes annexes, les poupées uniques à contrôler ou encore le système de farces selon les capacités spéciales de certaines poupées... Mais même si on fait le jeu d'une traite, les 11 euros investis (sur PS3) sont bien rentabilisés par cette histoire vraiment originale.

La conclusion de

Stacking est une œuvre énormément sympathique Si elle n'est jamais extraordinaire, son petit prix compense sans problème une durée de vie pouvant sembler courte. Néanmoins si on accroche au concept, comme à l'univers, on peut s'amuser pendant une petite dizaine d'heures. Un des jeux incontournables du marché dématérialisé cette année.

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