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Critique de la Série Télé : Elfen lied
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Critique de la Série Télé : Elfen lied

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 17 août 2011 à 1705

Nyu !

Critique de la VOST

Peu connu en France, le mangaka Lynn Okamoto est pourtant l'auteur d'une série mondialement connue : Elfen Lied. Paru entre 2002 et 2005, ce manga devint rapidement populaire, et se vit adapté en animé en 2004. Cette œuvre assez particulière fut confiée au studio ARMS Corporation, qui réussit à livrer treize épisodes aussi dérangeants qu'addictifs.

Elfen Lied fait incontestablement parti de ces œuvres étranges, surtout d'un point de vue occidental, qui confirme définitivement que les dessins animés ne sont pas nécessairement des trucs de gamins. Et là réside peut-être la première force de la série : elle scotche littéralement le spectateur à son téléviseur tant ce dernier est frappé par les bizarreries qui s'y déroulent. Jugez plutôt : l'opening est une chanson en latin sur une musique lente, les personnages sont drapés d'habits aux motifs plus qu'étranges, et le corps nu d'une jeune femme y est omniprésent. Les cinq premières minutes du premier épisode donnent aussi le ton : on y découvre la demoiselle du générique (encore nue) s'échappant d'un étrange complexe en tuant tous ceux qui se dressent devant elle (les exécutions sont pour le moins sanglantes). Ce mélange de jeunes et innocentes filles parfois nues et de combats riches en décapitations entraînant des gerbes de sang à de quoi surprendre (et peut même gêner), et ce d'autant que le média surfe allègrement vers le politiquement incorrect avec ses sous-entendus sexuels très présents. Ce mélange de sexe (très sage) et de gore peut être interprété comme un moyen de choquer efficacement, ou alors comme du fan service de base. Peut-être les deux, à vous de faire votre opinion.


Après s'être échappée par la mer, la mystérieuse sanguinaire est trouvée par deux jeunes étudiants. Amnésique, elle ne s'exprime que par un couinement lui valant le nom de Nyu. Elle se retrouve soignée par Kota et Yuka, qui décident de la cacher malgré la volonté des forces de l'ordre et de l'armée de la retrouver. Nyu va donc s'insérer dans le quotidien du très protecteur Kota, rendant Yuka un peu jalouse (car elle veut déclarer sa flamme à ce dernier). On comprend rapidement que Nyu souffre d'un dédoublement de personnalité faisant parfois sortir une fille aussi meurtrière que sadique... En parallèle à ces broutilles adolescentes, l'étrange institution ayant retenu Nyu prisonnière envoie des hommes pour la récupérer. Nyu n'est pas vraiment une humaine, mais une sorte de mutante : elle a des cornes, ainsi que le pouvoir d'utiliser des bras invisibles et surpuissants. On assiste donc au combat des différentes mutantes, soit entre elles, soit contre les humains voulant les éliminer. Et comme dans toute bonne série, l'intrigue avance avec son lot de flash-backs et de grandes révélations allant vers un final explosif.

Quoi qu'il en soit, cette ambiance résolument mature fait également le charme de la série, et ce même si quelques bémols sont à relever, notamment quant au choix des personnages (principaux comme secondaires) qui interviennent tout au long de l'histoire.


L'histoire d'Elfen Lied est vraiment des plus sympathiques. L'ambiance et l'univers qui s'en dégagent sont assez solides pour que l'on ait envie d'en savoir plus sur les mutantes, l'organisation les capturant ou le passé des différents protagonistes. C'est plus dans son déroulement et ses nombreux changements de ton que la série perturbe. Les scènes résolument violentes à destination d'un public averti sont entre-coupées de passages avec les préoccupations de  jeunes enfants, passages longuets et pas des plus passionnants. L'intrigue devient ainsi nettement plus intéressante quand la série prend le ton sérieux qu'elle aurait du garder tout le temps. Les ambiances peuvent ainsi différer du tout au tout entre les épisodes, et même au sein de ces derniers. Le début de l'épisode 1 est très rude au niveau violence, et bascule sur la fin dans du comique de situation. On peut aussi apprécier les épisodes plus réalistes et pessimistes sur la condition humaine, à l’instar de l'épisode 5 sur la pédophilie et l'abandon, ainsi que l'épisode 9 sur la cruauté des enfants. D'autres sont uniquement orientés sur l'action et les révélations (épisodes 2, 12 et 13). Ces changements d'ambiances sont réussis quand le ton reste adulte, et on est parfois surpris d’être touché lorsque la série aborde des sujets plus sérieux. Dommage que quelques passages trop enfantins et quelques longueurs viennent ternir l'intrigue.

Pour ce qui est de la technique, l'œuvre est vraiment bien réalisée et très jolie à regarder, le genre de série qui mettra du temps à vieillir. Les décors qui sont extrêmement travaillés, avec un sens du détail parfois incroyable rendent le tout vraiment crédible. Les décors sont vraiment un point fort de la série, de par leur beauté et leur diversité, et les expressions des visages des personnages sont toujours réalistes. L'animation est également de grande qualité, l'utilisation de l'ordinateur se fait rarement sentir (si ce n'est pour les bras invisibles des mutantes) et les combats, assez fluides, se terminent sur des mises à mort mélangeant bien le réalisme et le graphique...


La mise en scène est assez efficace. Si la série est aussi bouleversante par moment, elle le doit à sa réalisation de haut-vol. L'ambiance sonore n'est d'ailleurs pas en reste, avec un casting vocal irréprochable faisant parfaitement vivre tous les personnages ; le reste du travail sonore est aussi du même acabit, avec notamment un thème principal aussi beau qu'intriguant (le reste des musiques s’oublient par contre assez vite).

 

La conclusion de

Œuvre assez particulière, Elfen Lied se laisse regarder grâce à une bonne intrigue, une ambiance bien maîtrisée et un aspect technique excellent. Néanmoins, le rythme est un peu inégal au cours des treize épisodes, et le ton plus enfantin apparaissant parfois fait tâche. De plus, le contenu crypto-sexuel très présent peine parfois à se justifier, même si cela semble faire partie de l'âme de la saga... Une expérience sympathique si on en accepte directement les codes.

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