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Critique du Film : Transylmania
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Critique du Film : Transylmania

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 2 décembre 2010 à 1920

Carpathes potaches

Un groupe d'étudiants américains, dans le cadre d'un échange culturel, se rend pour un semestre dans une université roumaine établie dans un ancien château à la sinistre réputation. En effet, on raconte que la bâtisse fut jadis la demeure d'un seigneur vampire et de sa cour de suceurs de sang...

Réalisé par les frères Hillenbrand, Transylmania est une énième comédie horrifique cherchant son efficacité dans la récupération et le détournement humoristique, voire burlesque, des clichés et des codes fantastiques. Ainsi, son scénario, qui met en scène des américains gaffeurs débarquant dans une vieille Europe de carte postale, évoque ses vieux films du duo Abbott et Costello où, pour citer des œuvres plus récentes, Frankenstein Junior et Transylvania 6-500 (film méconnu des années 80 mettant en vedette Jeff Goldblum, Jeffrey Jones et Geena Davis), plus que ces spoof movies en vogue qui parodient des œuvres contemporaines. Assimiler Transylmania à une nouvelle relecture de Scary Movie serait donc une grossière erreur.

Fort de très nombreux personnages, le script nous amène dans un vieux château médiéval paumé au fin fond de la Roumanie transformé en université (dés l'entame du film, l'illogisme est donc de mise). L'arrivée des étudiants américains va coïncider avec le retour de l'ancien propriétaire des lieux, le vampire Radu (accompagné de son trio de fiancées) qui, comme par hasard, trouve un sosie dans les visiteurs étrangers (le plus hurluberlu, bien évidemment). Et comme le soir est organisé un bal masqué dont le thème est le vampirisme, le château va se retrouver fréquenté à la fois par des vrais vampires et par des étudiants déguisés. A cela, ajoutez un doyen d'université nain, un peu fou, qui tente de donner un nouveau corps à sa fille difforme (tout en espérant la caser) et une ancienne maitresse vampire prisonnière dans une boîte à musique. Bref, on nage en plein n'importe quoi.

Durant quatre-vingt dix minutes, les frangins Hillenbrand enchainent les gags construits à base de quiproquos et de comportements immatures et benêts. En vedette, Le vampire Radu qui, bien entendu, est régulièrement confondu avec son sosie obsédé et ivrogne (et vice-versa) suivi de près par les crises schizophrènes de l'une des étudiantes. Un état de changement de personnalité causé par une épisodique possession par la maitresse vampire (la créature s'empare de l'esprit de la jeune femme quand elle ouvre la boîte à musique trouvée par son copain). De plus, l'une des enseignantes, spécialisée dans la chasse aux vampires, a sorti tout son attirail (arbalète, tenue de cuir, etc.), persuadée de la présence en ces lieux (et elle a raison!) d'un nid de vampires. Mais les soirs de bals masqués, difficile de discerner les fêtards des véritables monstres. Alors, attention aux bavures!

Comme vous pouvez le constater, même si le film ne réinvente pas le genre, son intrigue fourmille de situations abracadabrantes propices à générer une ambiance comique efficace. Malheureusement, si à aucun moment l'on ne sombre dans la morosité, force est de reconnaitre que Transylmania est loin d'atteindre ses objectifs dans le registre comique. Certes, on sourit souvent - on est également heureusement surpris de constater que le film, bien que potache, ne se coplaint jamais dans la vulgarité - mais le rire est rarement au rendez-vous (voire jamais pour les spectateurs les plus exigeants). Il n'y a pas grand chose à reprocher aux situations, ni aux comédiens, non, le principal responsable de ce manque d'efficacité est la réalisation.

En effet, si David et Scott Hillenbrand (totalement inconnu en France, le duo a fait un peu parler de lui aux USA avec leur diptyque Dorm Daze, deux comédies produites par National Lampoon) bénéficient de moyens toute assez confortables pour une petite série B, ce qui leur permet d'éviter de tomber dans le piège du rendu cheap, ils n'arrivent pas à insuffler à leur métrage l'énergie nécessaire pour embarquer le spectateur dans leur délire. Comme ils peinent à marquer les rebondissements et les chutes des gags (le jeu des cadres, par exemple, est discutable), le rythme s'en trouve déficient et notre attention s'égare un peu lors des incessants changements de points de vue. Certains passages, qui sont réellement les fruits de bonnes idées, auraient été enthousiasmants si les cinéastes avaient fait preuve d'un peu plus de génie.

Malgré tout, je trouve que la critique outre-atlantique s'est montrée très sévère envers ce film, qui est largement meilleur que les derniers spoof movies sortis sur les écrans, qui sont eux de véritables bouses vulgaires et absolument pas drôles. On dirait presque qu'on reproche aux réalisateurs d'avoir accouché d'un film trop académique, à la fois plus ancré dans les années 80 et plus familial que surfant sur la mode du craspec et de l'humour raz-la-touffe (seule l'entame lorgne un peu du coté d'American Pie). Un comble. Le métrage, même s'il est bourré de défauts, est riche en références et en clins d'œil (Dracula, Frankenstein et Frankenstein Junior, Mars Attacks !, Réanimator, Van Helsing, La Famille Addams, Underworld, Hostel, etc.), le casting se débrouille plutôt bien et est très sympathique (mention spéciale à Jennifer Lyons, à la fois mignonne et vraiment drôle) et l'on sent bien que les frères Hillenbrand ont pris plaisir à le réaliser, même s'ils n'ont pas toujours trouvé la bonne approche.

  

La conclusion de

Enième comédie horrifique exploitant le thème du vampirisme, Transylmania parodie nombre de clichés et de codes fantastiques avec un succès modéré. Si le film n’est pas désagréable à visionner, il ne parvient pas à décoller, à la fois par son manque d’originalité et par sa réalisation perfectible. Au final, on se retrouve devant une œuvre grand public assez divertissante, riche en clins d’œil et réalisée avec enthousiasme par des réalisateurs ne maitrisant pas vraiment leur sujet.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance décontractée
  • Une comédie sans prétention, assez divertissante
  • Beaucoup de situations et de personnages
  • De bonnes idées (le trafic de jeans, excellent)

Que faut-il oublier ?

  • Un film qui ne réinvente pas de genre
  • Un humour qui ne fait pas toujours mouche
  • Une réalisation un peu défaillante

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