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Critique du jeu de société : The Resistance [2010], par Amaury L.

Avis critique rédigé par Amaury L. le mercredi 1 décembre 2010 à 07h27

Rejoignez le camp du plus fort !

Futur proche, dans un régime totalitaire où les libertés de chacun sont bafouées, un groupe de résistants intrépides mènent des actions armées pour saboter les infrastructures clés du régime en place. L’infiltration d’espions à la solde de la junte dictatoriale menace la réussite des missions organisées par la Résistance. Quelle faction avez-vous choisi ?


Résistez à l’appel du matériel

Tenant dans une boîte de taille modeste, The Resistance contient une cinquantaine de cartes dont seulement une dizaine est illustrée agréablement. Les autres conservent une austérité graphique pénalisante pour attirer les regards. On découvre six Résistants, quatre Espions, vingt cartes Vote, dix Missions et une extension de quinze cartes intitulée Complot. Un mini-plateau de jeu reprenant l’illustration de la couverture et des marqueurs complètent un ensemble très classique qui ne soulève pas un enthousiasme débordant. L’éditeur livre une règle entièrement en français dans la boîte, une bonne idée à conserver…

Un matériel de résistant !

Des règles qui n’offrent aucune résistance

Deux camps ennemis s’affrontent avec des objectifs diamétralement opposés. Les résistants mènent des missions de sabotage, et les espions essaient de saboter les missions de sabotage, quelle honte ! Dès qu’un camp réussit trois missions (les résistants) ou sabotages (les espions), il emporte la partie.

Avant de commencer la partie, on attribue secrètement les rôles à chacun (distribution d’une carte) qui détermine l’allégeance du joueur pour la partie en cours, espion ou résistant. Un tour de jeu s’organise autour de deux principes, le leader (qui change à chaque tour) choisit des coéquipiers afin de former une escouade, les autres joueurs valident ou non le choix de celui-ci. En cas d’accord, les missionnés déterminent l’échec ou la réussite du commando en choisissant la carte appropriée. Si on note la présence d’une seule carte Echec, la mission échoue, sinon elle réussit.

Le plateau de jeu.

Rejoignez la résistance !

Depuis les succès internationaux des jeux Les loups garous de Thiercelieux ou Bang, on assiste à une prolifération de créations s’appuyant sur cette fameuse mécanique d’identités cachées. The Resistance s’appuie donc sur ce principe avec toutefois des astuces qui le rendent supérieur à ces deux aînés.

Tout d’abord, l’auteur Don Eskridge ne choisit pas un système d’élimination progressive des participants, qui engendre une frustration légitime surtout si l’évènement se produit en début de partie. The Resistance n’écarte personne et on participe du début jusqu’à la fin avec des degrés d’investissements variables. Le flou absolu entourant les allégeances de chacun ne dure que le temps de la première mission. La déduction et l’analyse comportementale de tous les joueurs supplantent l’anarchie verbale constatée dans les Loups garous. Chaque décision s’accompagne de palabres et conciliabules enfiévrés (si les participants se libèrent d’une introversion malvenue) qui débouchent sur une ambiance paranoïaque intrigante.

Mission échouée ou réussie, à vous de décider !

Les espions se connaissant avant l’entame du jeu, ils doivent mesurer chacun de leur acte, les votes étant révélés de façon directe (on ne mélange pas les cartes) et établir une stratégie silencieuse faite de connivence discrète (signes de tête à peine perceptibles, sous-entendus, mauvaise foi…). Contrairement à Bang ou Wanted, The Resistance garde une dynamique remarquable tout au long du jeu. La simplicité des règles et la résolution ultra efficace des missions (retournement d’une carte) ne laissent aucune place à de préjudiciables temps mort. Pas besoin d’un conteur comme dans les Loups garous pour imposer une dramaturgie théâtrale bienvenue, The Resistance instaure une atmosphère diabolique par ses qualités intrinsèques et on en redemande. On enchaîne les parties sans trop de lassitude, toujours avec plaisir, et le jeu fonctionne dès sa configuration minimale (cinq joueurs) pour atteindre sa quintessence à partir de sept joueurs. A noter la présence d’un bug lors des parties à sept joueurs, heureusement, un errata inclus dans la boîte corrige le tir. Pour tous les amateurs des Loups garous, jetez vous sur The Resistance et attention à l’endoctrinement. La surprise de cette fin d’année 2010 !

Résistants, attention aux espions !

La conclusion de à propos du Jeu de société : The Resistance [2010]

Amaury L.
90

The Resistance s’appuie sur une mécanique appréciée, les identités cachées. Il parvient à surpasser les standards établis comme Les loups garous de Thiercelieux. Il supprime le principe d’élimination et les temps morts pour ne conserver que le meilleur, une ambiance paranoïaque, un dynamisme qui ne retombe jamais, une fluidité exemplaire. Clairement, The Resistance convainc davantage et risque de s’installer comme une future référence dans les jeux de cette catégorie. Ne résistez surtout pas, vous passeriez à côté d’un excellent « party game » idéal pour les soirées d’hiver et de fêtes de fin d’année. Mission réussie !

Que faut-il en retenir ?

  • Simple et rapide.
  • Dynamique.
  • Une ambiance de paranos envoutante.
  • Pas d’élimination de joueurs.

Que faut-il oublier ?

  • Bug dans les règles à sept joueurs.
  • Limité à dix joueurs.
  • Plus complexe à jouer que Loups Garous.

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