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Critique du Recueil de nouvelles : Pouvoir et puissance
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Critique du Recueil de nouvelles : Pouvoir et puissance

Avis critique rédigé par Lujayne M. le jeudi 4 février 2010 à 1329

Puissante anthologie

Le Pouvoir, la Puissance... à première vue, la même chose, mais dès que l'on commence à y réfléchir, ce n'est plus si évident. A travers 16 nouvelles, ce recueil nous en offre 16 visions différentes, avec plus ou moins de bonheur, plus ou moins de réussite, mais une chose est sûre, vous n'y serez pas indifférents. De plus, chose suffisamment rare, le recueil est illustré, par plusieurs artistes différents qui tous nous offrent une vision personnelle de l'une des histoires. Parfois cela vous parlera, parfois non, mais l'exercice est plutôt rare et se savoure donc.

Certaines d'entre elles m'ont rebutée, tant par le style parfois, que par le sujet. D'autres m'ont enchantée. D'autres encore ne paraissent être que des introductions à un roman et laissent le lecteur sur sa faim, avide d'en savoir plus, ce qui laisse un peu frustré. On regrettera par contre plusieurs coquilles et fautes d'orthographe, qui sans gâcher le plaisir sautent quand même aux yeux.

L'avantage des nouvelles, c'est que tout un chacun peut y trouver son compte. Les avis que vous allez trouver ci-dessous sont donc purement subjectifs et dépendent grandement du lecteur, du genre de lecture et d'ambiance qu'il apprécie, et du moment où il le lit...

- Le Rouge, le Blanc et l'Artefact, d'Anthony Boulanger : cette belle nouvelle termine en beauté le recueil et donne également envie d'en savoir plus sur l'univers et les personnages... un peu frustrant donc.

- Aboulanol, de Charlotte Bousquet : dans notre monde, à notre époque, et une vraie réussite. Digne des grandes nouvelles de SF, incontestablement, avec ce qu'il faut de détachement et de cynisme.

- Stabat Mater, de Céline Brenne : une belle surprise, poétique, terrifiante, dans un univers qu'on aimerait découvrir plus.

- Les Corps Désirants: Epreuve 13, d'Antoine Coppola : je n'ai pas aimé, tant le style que l'histoire, dans laquelle je ne suis absolument pas rentrée.

- Change-peaux, d'Elie Darco : je n'ai pas du tout aimé le style, beaucoup trop lourd à mon goût. On peut être poétique sans faire des phrases qui donnent mal à la tête. Le sujet par contre est intéressant, mais très violent. Absolument pas recommandé aux âmes sensibles.

- Le Serviteur, de Philippe Deniel : une uchronie qui, là encore, mériterait d'être développée. On a vraiment envie d'en savoir plus, et on a l'impression d'assister à un début de roman, très bien écrit... mais incomplet.

- Une double allégeance, de Patrick Duclos : style fluide, concept intéressant.

- Disques, de Bruno Grange : l'idée est audacieuse, le traitement plutôt bon, mais le tout laisse une impression d'inachevé. On ne voit pas très bien où l'auteur veut en venir...

- La Mission, de François Manson : l'une des plus originales, un peu brouillonne parfois, qui mériterait d'être développée.

- Le principe de la Mandragore, de Richard Maurel : bof. Il est toujours délicat de faire intervenir la magie dans le monde réel, à notre époque, et ici l'auteur n'échappe pas aux clichés. Par contre, les fans de Cthulhu devrait retrouver leur ambiance de prédilection...

- Le Standardiste, de David Osmay : plutôt réussi, même si le trait est un peu forcé. La chute est intéressante.

- Évolution, de Didier Reboussin : cette nouvelle très brève met mal à l'aise. S'agit-il d'un plan retors d'extra-terrestres pour tuer les hommes, ou d'une vraie nécessité d'évolution ? En tout cas, elle est particulièrement déprimante.

- D'un claquement de doigts, de Thibault Scohier : j'ai moyennement accroché à cette nouvelle certes bien écrite, mais dont on a du mal à saisir la finalité, sinon un déferlement de violence.

- Heroic Anonymous, d'Estelle Valls de Gomis : une autre vision des super-héros, sombre et amère, très courte mais bien troussée.

- Bémol tragique ou la fin des Chantres, d'Alsem Wiseman : très jolie nouvelle, bien écrite, qui donne envie d'en lire un roman... il y a de la matière dans cet univers et on aimerait y retourner prochainement.

- Le Catalyseur, d'Aurélie Wellenstein : très bien écrite, immédiatement prenante, cynique à souhait, là encore on regrette de ne pas en avoir plus...

La conclusion de

Séparé en quatre parties ("A n'importe quel prix", "Cet allié qui vous trahit", "Besoin vital et transcendance" et "Des visages de l'absolu"), ce recueil vaut donc le détour, car il contient de très bonnes nouvelles, d'auteurs déjà connus et d'autres très prometteurs. D'autres sont plutôt moyennes (certaines ne m'ont absolument pas plu) mais la qualité de l'ensemble est indéniable et permet à chacun de trouver son bonheur. Il en va de même pour les illustrations, chacune apportant un éclairage particulier à une histoire : certaines vous plairont tandis que d'autres vous laisseront de marbre. Dans tous les cas, la réflexion est là. Il est juste dommage que l'on reste sur sa faim pour plusieurs nouvelles, qui auraient mérité un roman... mais n'est-ce pas le signe que l'auteur a réussi à nous captiver ?

Que faut-il en retenir ?

  • de très bonnes nouvelles

Que faut-il oublier ?

  • certaines nouvelles baissent l'ensemble

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