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Djeeb le Chanceur >

Critique du Roman : Djeeb le Chanceur

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 3 août 2009 à 08:18

Djeeb le semeur de troubles

"Il y avait quelque chose d'inquiétant dans cette brume qui venait lécher les flancs du navire. Navire, bien sûr, demeurait un bien grand mot pour cette coque de récupération sans mât ni voile, propulsée par deux rangées de dix rames inégales et rafistolées. Mais Djeeb Scoriolis y tenait..."

Djeeb est un aventurier. Pas n'importe quel aventurier puisqu'il se sort des situations les plus incongrues grâce à son talent de palabreur et de troubadour. C'est un artiste avant d'être un médiocre guerrier. Et son talent est de convaincre son auditoire. Il compte en savoir plus sur la ville d'Aubediane, dont on décrit les richesses et les mystères à voix basse dans d'autres ports et il ne fallait rien de plus pour aiguiser sa curiosité. Dans la baie, à bord de son bateau, il déchante vite lorsque les avaries apparaissent, avant de toucher le port dans laquelle l'administration lui cherche des ennuis. Il s'en acquitte facilement avant d'échouer dans un bar où ses talents artistiques lui procurent de quoi se sustenter. Il y rencontre aussi Sagace Ingfreud mais il ne savait pas que son destin était dès lors scellé...

Laurent Gidon a écrit une quinzaine de nouvelles, publiées dans différentes revues avant que son premier roman SF, Aria des brumes, paraisse aux éditions le navire en plein mer en 2008. Djeeb le Chanceur est son deuxième roman, publié aux éditions Mnemos, plutôt fantasy et dont on peut dors et déjà dire que le style a de quoi ravir les esthètes.

Tout commence avec ce personnage, un original, un artiste, bien déterminé à entrer par la passe des Crocs, premier obstacle aux marins avides de pénétrer dans Ambeliane. Mais Djeeb n'est pas homme à rebrousser chemin si près du but et pousse sa chance un peu trop loin. Malheureusement, d'autres défenses attendent la frêle embarcation...
Au premier abord, Djeeb agace le lecteur, par ses manières, par son indéfectible volonté qui lui donne tous les droits, dont celui de duper tout un chacun, pour le seul bonheur de se faire plaisir. Et puis, il évolue très rapidement en fonction des évènements qui s'enchaînent à une vitesse inouïe. Pensez qu'en quarante huit heures Djeeb passe de l'état de parfait inconnu à celui d'ennemi public numéro un !
Le ton léger vire au plus grave dès que la mort s'invite à l'aventure. La farce vire à l'aigre.
Si on apprécie les qualités stylistiques de l'auteur, on aime aussi ses descriptions des paysages, de la ville. Il reste que l'intrigue aurait gagné en complexité et que les évènements s'enchaînent un peu trop rapidement pour être réalistes. Mais ce n'est probablement pas le but recherché.

70

Si les premières pages laissent entrevoir une histoire assez classique vécue par un personnage singulier mais un peu utopique (celui de l'aventurier troubadour vivant par monts et par vaux), la suite montre que la vision idyllique de Djeeb se transforme lentement en cauchemar; les évènements de plus en plus tragiques dégradent son insouciance. Ce côté plus sombre en fait un roman plus original qu'il n'y paraît. Ajoutons que la plume particulièrement raffinée de Laurent Gidon fait de Djeeb le Chanceur une oeuvre (de fantasy) qui se démarque sensiblement de la production habituelle. Voilà un auteur à suivre.

Critique de publiée le 3 août 2009.

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