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Critique du Roman : Le Rare
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Critique du Roman : Le Rare

Avis critique rédigé par Thomas K. le lundi 8 juin 2009 à 1739

On aime pas beaucoup les étrangers par ici, étranger !

Elvis avait mal dormi. La literie de cette auberge était un piège à vertèbres, un crime contre toute velléité de repos. En entrant dans la salle du bar, Elvis se demandait encore si sa décision de venir sur cette île n’avait pas été la plus malencontreuse de son existence…

Bienvenue à Vert-mariales, pas si loin que ça de Péans, de l’autre coté de l’île. Babel Murano, tenancier du magasin/restaurant/hôtel du village, et accessoirement maire de la bourgade, se fera une joie de vous recevoir et de servir gites et couvert à quiconque que le Grand Pied enverra se perdre en ces lieux.

Si vous réchappez aux charges taurines et alcoolisées de Hans. Aux bavardages eschatologiques de Bruno. Aux charmes passées de Béatrice. A la sottise du Gros-Bert. Alors peut être commencerez vous à vous plaire à Vert Mariale… enfin si seulement il n’y avait pas la Brume du Marais.
De tous les habitants de l’île, la brume est certainement la plus ennuyeuse. Acide, elle ronge les métaux et les chairs. Chimique, elle fait sauter les plombs à quiconque l’inspire. C’est simple, les autres habitants la laisse tranquille et ne le côtoient qu’en cas d’extrême nécessité, scaphandre-maison enfilés. Tout le monde sait que la Brume, faut pas la titiller.
Sauf ces idiots de rares ! Ca faisait 15 ans qu’on en avait pas vu dans le coin. Et voila que deux spécimens particulièrement atteints, Elvis et Jake, déboulent à Verts mariales, déjà bien amoindri par la Brume, et qu’ils nous apprennent qu’il veulent construire un temple au beau milieu du Marais ! Foutus rares…

Ou comment les personnages et les comportements se développent et s’affirment en milieux quasi clos. Dans un endroit hors du temps, hors des routes, mais en plein rêve. Didier Talmone nous propose de plonger dans un de ces endroits coupés du monde. Il le fait plutôt bien, et nous dépeint ses personnages et ses antihéros avec humour et énergie. Parfois peut-être trop d’énergie d’ailleurs et on peut perdre quelque fois le fil de l’intrigue. Intrigue qui semblent parfois servir de bonne excuse pour confronter Elvis et Jake au microcosme isolé qu’est Vert-Mariales. Ce microcosme est originale et plutôt bien ficelé, mais il faut avouer que chaque personnage pris à part manque souvent d’épaisseur. Des défauts qui ne portent toutefois pas trop atteinte à l’œuvre, qui restera donc plaisant à lire la plupart du temps.

La conclusion de

Un livre sympathique, un décor de village « du bout du bout du monde » convaincant, des habitants parfois en demi-teinte et une intrigue prétexte, le tout rattrapé par un humour bien trouvé et omniprésent. Un livre que l’on peut lire sans remords mais qui ne révolutionnera pas la SF non plus.

Que faut-il en retenir ?

  • Un décor original et bien représenté.
  • De l’humour.

Que faut-il oublier ?

  • Des personnages parfois transparents.
  • Une intrigue un peu trop légère.

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