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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Death Metal Zombies
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Death Metal Zombies

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 12 mai 2009 à 1845

Le métal a sa série Z

Dans une zone urbaine américaine, des jeunes métalleux reçoivent une cassette audio qu’ils s’empressent de glisser dans leur lecteur. L’écoute de la chanson Zombiefield les plonge alors dans une sorte de catatonie hypnotique. Ils sont désormais des zombies au service de Shengar, un démon mégalomane en chemise hawaïenne…

Todd Jason Cook aime probablement beaucoup la musique métal et les zombies. Ça tombe bien, moi aussi. Il apprécie aussi sûrement le cinéma. Tout comme moi. Par contre, Todd Jason Cook est aussi habile avec une caméra que moi avec un guanzi ou une viole à tête de cheval qui, comme chacun le sait, sont des étranges instruments de musique chinois. Donc – et j’en viens aux faits -, Death Metal Zombies est si moche qu’il semble avoir été réalisé avec les pieds par une victime de la goutte. Les plans sont laids, les raccords champ contre champ sont d’une vulgarité hallucinante, sans aucun  hors cadre ni fondu, et comme, de plus, le matériel utilisé pour le tournage est du DV semi-amateur, l’image est d’une laideur repoussante. A cela, il ne faut pas oublier de signaler la prise de son directe, capturée via le micro de la caméra.

Du coté du scénario, ce n’est guère mieux. L’intrigue, qui alimente une histoire absolument stupide, n’est guère compréhensible. Pour faire bref, je dirai que l’on a affaire à un type au visage dissimulé sous le masque de Nixon qui invoque un démon, nommé Shengar qui, par le biais d’une cassette audio, se construit une armée de zombies vaudous aux têtes d’ahuris. Ces zombies se répandent alors dans les… euh… la rue pour contaminer les passants. Le pire dans tout cela est que si Todd Jason Cook est un véritable « métalleux », il ne rend guère service à ses semblables en nous exposant une véritable galerie de crétins immatures, faisant passer les amateurs de musique métal pour des dégénérés.

Ce brave Toddy a également eu le plus grand mal à se fixer un style de traitement. En effet, le film débute par la vision d’un trio de jeunes filles pour enchaîner avec une séquence nous exposant un jeune femme nue sous la douche, qui se savonne sensuellement ses seins agrémentés de piercing. L’on se dit alors que l’on va avoir affaire à une série Z provocatrice et polissonne. Et bien, pas du tout. Cette séquence « osée » est la seule du film. Même constat concernant le gore car si les effets sanglants sont très cheap, ils sont également très rares.

Heureusement, Death Metal Zombies est souvent très drôle. Oh, le comic timing n’est pas au rendez-vous et ce n’est pas non plus les répliques pertinentes qui vont vous faire plier de rire, mais plutôt le look et le jeu calamiteux de ces comédiens amateurs. On retient surtout une sorte de malabar black à la tête absolument cartoonesque et des figurants zombies qui n’ont pas pu s’empêcher de pouffer durant les prises de vue. On a parfois l’impression de mater une version live des Simpsons, avec ses personnages bedonnants et ingrats – filles incluses.

Au final, en dehors de ses prestations désopilantes de nullité, Death Metal Zombies possède une évidente qualité : une bande originale très fournie et « sévèrement burnée », qui va probablement séduire l’amateur de musique métal. Bon, ne vous attendez pas à y entendre le dernier Cannibal Corpse ou l’ultime Obituary (d’ailleurs, il y a finalement peu de morceaux de death dans cette b.o.), mais des extraits d’albums de divers groupes moins connus mais talentueux comme Amorphis, le défunt Dead World ou Anal Cunt. Comme, de plus, j’ai visionné la vision remasterisée datant de 2006 (éditée à l’occasion du dixième anniversaire du film – incroyable, de nos jours, on marque les anniversaires des bouses !), la qualité sonore est en tout point impeccable. Ce qui n’est pas un luxe.

La conclusion de

Death Metal Zombie est une bouse. Mais une bouse rigolote et… musicalement intéressante. En fait, on a affaire ici à un film quasiment amateur mis en forme par un réalisateur potache ne cherchant qu’à se faire plaisir (et faire plaisir à sa famille, vu le nombre de Cooks apparaissant dans le casting). Ceci dit, amateurs de métal, tendez-y tout de même une oreille, si vous ne parvenez pas à y jeter un œil.

Que faut-il en retenir ?

  • La bande originale
  • Les comédiens, ridicules et parfois désopilants

Que faut-il oublier ?

  • Franchement ? Tout le reste.

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