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Critique du Roman : Le Crépuscule des Aveugles
Le Crépuscule des Aveugles >

Critique du Roman : Le Crépuscule des Aveugles

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 24 avril 2009 à 1441

Sous les rais de la Lune de Sang

Quand Kaylan fut happé par l’abîme, Sheelba hurla de douleur et fit volte-face, libérant sa rage en direction du second monstre. Deux flèches de feu jaillirent de ses mains tendues et frappèrent le garou qui fut soulevé de terre. Il retombe en arrière et fut pris de soubresauts furieux avant de se détendre brusquement. Une épouvante odeur de viande carbonisée empuantissait l’air. Ergwill s’approcha précautionneusement de la bête et, d’un coup sec, lui trancha la tête…

Le Crépuscule des Aveugles
est le premier tome d’un diptyque de dark fantasy écrit par Jean-Luc Bizien, qui abandonne pour l’occasion la littérature jeunesse et le polar pour explorer des univers épiques à la fois plus sombres et plus adultes. Ce premier opus des Chroniques de la Lune de Sang se penche à nous présenter un monde agonisant sur les rayons mortels des deux astres maudits que sont le Soleil Sombre et la Lune de Sang. Influencés par leur rais néfastes, dans leurs corps comme dans leurs âmes, les êtres qui peuplent les villes et qui arpentent les routes de ce monde obscur et sans avenir ne respirent que cruauté, vilenie et perversité. Mais ce monde, comme tous les mondes fantastiques, entretient son lot de héros.

Dans le Crépuscule des Aveugles, ils se nomment Kaylan et Sheelba, le guerrier et la magicienne. Et, comme souvent dans ce type de littérature, ils se sont vus confier une quête dont les enjeux dépassent leur entendement et leurs compétences : rechercher et obtenir les Herbes de Nuit, des plantes rares aux incroyables propriétés magiques, et cela afin de sauver leur cité d’une destruction programmée.  Pour cela, ils vont devoir se frotter, sur leur terrain, aux Aveugles, une caste de prêtres assassins, guidés par des familiers en symbiose, et dont l’allure et le goût pour le Mal n’ont rien à envier aux Cénobites de Clive Barker. A cela s’ajoute un personnage mystérieux, le nain Ergwill, qui se porte à leur secours mais qui semble en savoir beaucoup trop sur ces Aveugles pour être le simple mercenaire qu’il prétend.

Si Jean-Luc Bizien ne renouvelle pas le genre Sword and Sorcery avec ce roman, il parvient tout de même à nous offrir un récit à la fois épique (il y a beaucoup de passages riche en démonstrations martiales) et captivant. On voit souvent pointer les influences (de Fritz Leiber à Michael Moorcock) mais jamais l’histoire ne sombre dans le redite ou le déjà-vu. On peut aussi reprocher un manque de profondeur dans la construction des personnages principaux, qui flirtent avec l’archétype, mais, là encore, à aucun moment, ils ne deviennent de vulgaires clichés. Si le monde m’a paru vraiment trop létal pour être crédible, je l’ai néanmoins trouvé très original, avec la présence de ce Soleil Sombre qui brûle les chairs et cette Lune de Sang qui transforme les imprudents s’aventurant sans protection sous son rayonnement en loups-garous. Au final, Jean-Luc Bizien marche avec élégance sur la frontière qui sépare la littérature pulp et la dark fantasy moderne (parfois mâtinée de SF) de China Miéville ou Michel Robert, en nous proposant un roman adulte de lecture très agréable, plein de violence (le gore est fortement présent), d’action et de sorcellerie. C’est simple, j’ai hâte de découvrir la suite…

La conclusion de

Le Crepuscule des Aveugles est un très intéressant roman de dark fantasy. Avec ce récit, qui suit assez fidèlement les préceptes du genre, Jean-Luc Bizien nous propose un récit épique plus accrocheur par son ambiance que par la nature de ses personnages, un peu trop stéréotypés. L’intrigue développée est en effet riche en rebondissements et en exploits épiques. De plus, l’adversité, redoutable, se trouve à la fois dans des ennemis cruels et hégémoniques et dans la présence d’un environnement naturel hostile, pour ne pas dire mortel. Un bon premier tome, qui donne vraiment envie de connaître la suite.

Que faut-il en retenir ?

  • Un univers très accrocheur
  • De la bonne dark fantasy adulte
  • Beaucoup d'action
  • Ecriture très accessible

Que faut-il oublier ?

  • Galerie de personnages assez peu originale

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