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Critique du Roman : L'Invasion des Ombres
L'Invasion des Ombres >

Critique du Roman : L'Invasion des Ombres

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 28 janvier 2009 à 1613

La bataille des pétards mouillés

Mylius fit décrire un large arc de cercle à sa hache, comme pour décapiter Galby. Le chef des rebelles s'accroupit brusquement,laissa la lame passer au dessus de sa tête et se détendit comme un ressort. D'un revers d'épée, il entailla la joue de son adversaire, brisant l'enchaînement rythmique de ses attaques. Désarçonné, Mylius eut un instant d'hésitation.
Une hésitation qui lui fut fatale...

L'invasion des Ombres est le troisième et dernier tome du cycle de Nightshade, qui narre les exploits guerriers d'un héros manchot, Dalveen Leandor. En théorie... Car si l'on se fie essentiellement sur le final de cette saga, on a tout lieu de penser que l'on s'est fait un peu flouer sur la marchandise. Mais avant d'en arriver aux trucs qui fâchent, laissez-moi vous dresser un panorama de la situation.

On débute cet opus avec Shani et Typho persuadés que Leandor est mort (nous, l'on sait très bien que c'est faux). De son coté, le sorcier Avoch Dar, qui à force de fricoter avec les Démons, leur ressemble de plus en plus, s'apprête à recevoir comme il se doit une force expéditionnaire de Delgarvo... c'est à dire avec son armée d'esclaves et de magiciens pervertis. On assiste donc à un récit composé de trames parallèles destinées à se recouper en un final paroxysmique.

L'auteur, Stan Nicholls, est doté d'une plume habile et agréable. Un atout qui a fait que les deux premiers opus , s'ils n'étaient pas exempts de défauts, m'ont été de lecture agréable - à défaut de passionnée. Par contre, dans ce troisième romans, les carences m'ont sautées à la gorge comme un loup affamé. A commencer par le personnage de Typho, qui aurait pu tout aussi s'appeler Artycho tant son comportement approche celui du légume. je veux bien qu'il ne soit pas autorisé à nuire physiquement à un humain, mais je ne vois pas pourquoi il ne s'autorise pas à maîtriser les malandrins en faisant parler sa force surhumaine (d'autant plus qu'il le fait à un moment donné). Non, la plupart du temps, il reste là, planté, à regarder ses amis risquer leur peau face à des adversaires supérieurs en nombre. Et cette passivité sera même totalement incompréhensible lors du combat final, alors que pour une fois, ce sont des adversaires inhumains qui se dressent en face de lui.

Les autres personnages, aussi, manquent de relief et se contentent de subir les évènements. La reine Bethan, par exemple, au lieu de rechercher des alliés dans les nations voisines, se contentent de suivre son amoureux, à la fois jalouse et conne comme une quiche aux lardons. En fait, l'histoire avance par bonds, avec ces très naïves interventions de Melva qui débloque en générale la situation alors que les personnages sont impuissants (le collège de prètres-guerriers joue également le même rôle). Heureusement pour l'intérêt de ce livre, les péripéties sont toujours aussi échevelées. Cela se bat beaucoup et on même droit à un petit tour du coté de la flibuste. Et comme le sens du récit bascule régulièrement entre les différents protagonistes, l'on a pas vraiment le temps de se lasser. Au final, la parenthèse constituée par le récit de la révolte sur l'île de Nordelph est le moment le plus sympa de ce troisième tome (même si le tyran a un profil psychologique aussi opaque qu'une méduse).

Mais le pire est à venir, avec le tant attendu affrontement entre les forces du Bien (qui, en l'état, ne peuvent PAS vaincre; ils sont moins nombreux, moins bien armés et n'ont pas d'alliés surnaturels) et celles du Mal. Je le dit tout net: j'ai été consterné. En effet, en place et lieu d'une spectaculaire conclusion orchestrée par un épique règlement de compte entre Avoch Dar et Leandor, j'ai eu droit à une fin précipitée (je dirai même bâclée) où le héros ne joue pratiquement aucun rôle décisif. Pire, Stan Nicholls amène sur ce champ de bataille des éléments de science-fiction qui, s'ils m'avaient surpris et amusés en milieu d'ouvrage, produisent à ce moment un véritable tsunami dramaturgique, faisant table rase de tous les évènements ayant eu lieu au cours de ce cycle. Fichtre. J'ai trouvé ça un peu fort de café.

La conclusion de

Je me dois de le dire: j'attendais beaucoup mieux de la part d'un auteur comme Stan Nichols. L'invasion des Ombres est un roman décevant. Il n'est pas foncièrement mauvais, ni barbant, mais il est bourré de maladresses, met en avant des personnages passifs et non influents sur les évènements (alors qu'ils nous sont présentés comme les derniers espoirs de l'humanité) et nous "offre" une fin précipitée à la limite du n'importe quoi. Même la fameuse "arme magique" que Leandor a désespérement recherché apparaît alors comme un pétard mouillé.

Que faut-il en retenir ?

  • Le style de Stan Nicholls La conclusion(poussive) d'un agréable cycle Beaucoup d'action Accessible à tout lectorat

Que faut-il oublier ?

  • Une fin précipitée. Des personnages importants qui ne sont finalement pas tant que ça Des artefacts importants qui ne sont finalement pas tant que ça

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