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Kya : Dark Lineage >

Critique du Jeu Vidéo : Kya : Dark Lineage

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 3 janvier 2009 à 16:06

Kya contre les loups débiles

Eden Games (anciennement Eden Studios) à le mérite d’avoir créé l’une des seules héroïnes françaises du jeux vidéo. En effet le créateur de la série V-Rally fait ici un joli virage lors de la sortie de Kya : Dark Lineage.
C’est donc en 2003 que le studio lyonnais sort sur PS2 un jeu d’action/plates-formes centré sur une adolescente aux cheveux improbables nommée Kya. Cette dernière n’est pas au bout de ses peines car elle et son frère, Franck, ont ouvert un portail vers un autre monde dans le laboratoire du père de Kya depuis longtemps disparu. Les deux héros arrivent à des endroits différents dans ce nouveau monde coloré avec des fortunes diverses : Kya est recueillie non sans mal pas les gentils Nativs alors que son frère est prisonnier des terribles Wolfuns. Ajoutez à ça le fait que le père de Kya normalement disparu est le chef des vilains sous le nom de Brazul et que les Wolfuns sont en fait des Nativs transformés. Kya représente pour les Nativs le dernier rempart contre leur disparition car elle a le pouvoir d’exorciser les Wolfuns mais doit aussi retrouver un talisman lui permettant de retourner dans son monde tout en réglant ses histoires de famille entre un frère fugueur malgré lui et un père mortellement violent. Ce scénario tient la route mais aurait mérité d’être plus fourni au milieu du jeu pour pimenter les péripéties de Kya dans de grands niveaux colorés.

Ce qui frappe d’entrée dans le jeu, c’est son côté cartoon tant dans les décors que chez les Wolfuns se comportant comme des idiots, pétant et se grattant le derrière quant on les regarde de loin. Assez amusant mais le décor l’emporte avec toujours un souci d’être agréable à l’œil du joueur et renvoyant un peu au premier Jak & Daxter. Entre des extérieures façons forêts ou montagnes, une carrière piégée voir une forteresse sombre les décors sont assez variés et on a pas l’impression de toujours aller au même endroit. Les personnages bénéficient aussi de graphismes intéressants avec des Nativs sous forme de petites bestioles mignonnes et les Wolfuns (qui comme leur nom l’indique sont des sortes de loups) partagés entre certain dont on reconnaît directement le côté bête et méchant et d’autres plus intimidant avec de longues griffes. Concernant le son, les doublages sont plus que corrects de même pour les bruitages surtout au niveau des coups qui doivent vraiment faire mal ou des cris de loups sonnant justes. On peut regretter en revanche que les musiques ne soient pas souvent au rendez-vous et parfois légèrement décalés par rapports aux actions effectués. Mais ce qui fait la force du jeu est sans conteste la multiplication de son gameplay.

En plus du jeu de plate-forme habituel, Kya est aussi un jeu de combat, d’infiltration, de glisse, de course et de parachute… Enfin on retrouve de ces particularités puisque d’abord pour exorciser ses ennemis, Kya doit d’abord les vaincre avec de la castagne principalement puisque des bracelets de combos et de puissances devront être achetés (cela fonctionne sous forme de cercle vicieux puisque plus on exorcise de Wolfuns, plus le village des Nativs s’agrandit avec des magasins ouvrant et proposant ces fameux bracelets…). Les combats sont sympathiques car ils mélangent combat stylés (parfois très aériens) mais aussi humour avec le bon coup dans les valseuses qui est parfois de rigueur. On peut juste regretter que certain ennemi se contente de se mettre en garde qui est difficile à briser pour Kya… Il faudra parfois user d’infiltration pour attaquer par derrière des ennemis un peu trop armés ou alors actionner le trop peu de pièges présent dans le jeu avec des filets ou des machines lançant des bombes. Ces bombes seront utiles pour la plate-forme afin de se dégager un passage, on peut aussi à ce niveau noter l’utilisation intelligente d’un sorte de boomerang que Kya trimballe qu’on peut diriger par la pensée et l’on pourra donc ouvrir des portes à distance. Le vent joue aussi un rôle important dans le jeu puisque ce dernier nous sert à traverser de longs passages assez tortueux mais aussi de ralentir nos chutes quant on utilise les nombreux canons où la descente devra être bien maîtrisée. Il y a aussi quelques phases avec des animaux soit très rapides (d’où une scène sympathique de poursuite d’un train) soit sautant très haut/loin. Reste aussi des phases de glisses sympathiques sur une planche mais parfois trop longues et finalement ennuyeuses puisqu’on doit tout recommencer à chaque fois.

70

Kya : Dark Lineage pourrait se définir par la notion d’outsider tant ses concurrents comme Jak et Ratchet restent indéniablement meilleurs mais aussi à cause du fait que chaque idée est bonne mais leurs associations reste lacunaire d’autant plus que le scénario n’aide pas à renforcer le caractère original de l’ensemble. Juste un bon jeu et c’est déjà pas mal.

Critique de publiée le 3 janvier 2009.

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