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Critique du Roman : Narcose
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Critique du Roman : Narcose

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 15 avril 2008 à 1317

Narcose

"Le monstre dort. Il a la taille d'un chaton mais lorsqu'il déplie ses pattes et qu'il se redresse, il ressemble à un bébé girafe, le cou en moins et quelques pattes en plus. Il a un poil cendré, magnifique, et des yeux en diamant noir plantés tout autour de son crâne, observatoire circulaire que rien ne peut tromper. Son abdomen a la taille d'un œuf d'autruche. Ses chélicères sont comme des canines de tigre, longues et incurvées. Il s'appelle Aniel et Anton Orosco trouve que ce nom évoque bien toute la puissance carnassière qu'il dégage..."
Anton Orosco est borderline. Il est à la limite de la légalité et c'est presque sans surprise qu'il est pourchassé par l'un des pontes de la pègre locale. S'ensuit ce qui devait arriver: il est victime d'un attentat duquel il ne réchappe que grâce à un miracle. Peut-être est-ce dû à une chose intangible mais il n'a pas le temps d'y réfléchir puisque, propriétaire d'un nouveau corps, il a déjà été pris en filature. Sa rencontre avec Célia, une gamine de quatorze ans, brouille son esprit au point qu'il ne sait plus vers qui se tourner à Narcose pour échapper à Lion...
Jacques Barbéri écrit depuis 1974 où le titre de sa première nouvelle donnait le ton: Et comme la poussée fugace d’un coquelicot au sein d’un champ de betteraves, il s’éleva dans les cieux au son des trompettes de Jéricho. L'auteur est célèbre pour son univers baroque et un peu fou, dont son recueil de nouvelles Kosmokrim et son roman Narcose (retravaillé, amélioré et peaufiné pour sa réédition à La Volte) en sont les plus beaux exemples. Bienvenue dans la ville-rêve de Narcose.
Si les US ont Robert Sheckley et la Grande-Bretagne a Douglas Adams, nous avons en France Jacques Barbéri. Si je mets en parallèle ces trois auteurs, c'est qu'ils ont tous trois contribué à désacraliser le non-sens et le burlesque dans la science-fiction. La dimension des miracles, le guide du routard galactique et Narcose ont en commun le fait de décrire des univers loufoques, avec des personnages hauts en couleur et des situations on ne peut plus intrigantes. Mais si les romans des anglo-saxons sus-nommés ont axé voire forcé le trait humoristique, Jacques Barbéri a par contre contribué à mettre en place un univers on ne peut plus cohérent. Car à l'instar des grands représentants du cyberpunk dans les années 80, l'auteur français fonde une ville et des personnages loin d'être invraisemblables. Il y a à Narcose la possibilité de changer de corps, de metabêtes, de plastimembres, de modifications génétiques qui donnent une vraie consistance à ce roman. L'épisode du lapin est assez mémorable.
L'autre point fort est ce jeu que l'écrivain pratique avec la langue de Molière, un exercice que je n'ai que trop rarement lu chez d'autres auteurs. Jacques Barbéri se délecte des mots et des tournures, mélangeant parfois des mots à sa sauce à de formidables déclinaisons verbales. Il est finalement tout aussi jouissif de lire le texte hors contexte que de se plonger dans le monde de Narcose.
Les suites prévues en 2009 et 2010 semblent dès aujourd'hui très alléchantes...

La conclusion de

Narcose est un roman complètement barré, dont l'univers riche n'est pas la moindre de ses qualités. Un roman à lire d'urgence.

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