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Critique du Roman : La Mémoire du crime
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Critique du Roman : La Mémoire du crime

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 4 avril 2009 à 1301

La toile du crime

"L'écran-mouchoir n'avais pas plus de tenue qu'une méduse crevée ballottée par les vagues.
Harry Botkine frôla du doigt la télécommande mobile. L'écran se ratatina sur un petit PLOP! bleuâtre qui dilata de façon désagréable ses pupilles fatiguées
Cette baraque n'en finit plus de se déglinguer, pensa-t-il distraitement en se concoctant un Ramon-Ramirez..."


Outre sa profession de rodéomane pour laquelle il utilise un pseudo, Harry Botkine, dans l'intime, est assez banal: il vit même en colocation avec Pricilla, une clownviewer travaillant pour un grand média. Elle est aussi sa meilleure amie et amante à ses heures perdues. Mais sa vie bascule lorsqu'un soir, le sas d'entrée laisse apparaître Pricilla dans une espèce de cocon. Comme momifiée. Le comble de l'horreur, c'est que, dès qu'il essaie d'extraire son amie de sa gangue filandreuse, la peau du corps de la jeune femme crève pour laisser sortir pollen et liquide. Elle est dissoute. Terrorisé par les conséquences de cette mort et triste de la perte de Pricilla, Harry est pourtant bien décidé à faire la lumière sur ce mystère. Il met les restes dans le broyeur et commence une enquête qui va le mener au Paradis...

Expert dans les univers où la métamorphose est légion, mélangeant la matière organique aux matières plastique et métallique, Jacques Barbéri a écrit l'univers de Narcose, une oeuvre aussi originale que déjantée. La Mémoire du crime est le deuxième volet de ce triptyque, et précède Le Tueur venu du centaure, à paraître en 2010. Les trois romans sont publiés aux éditions de la Volte.

Si Narcose était un roman où l'humour était omniprésent, La Mémoire du crime est en revanche beaucoup moins délirant, avec un ton plus sérieux. Certes, certains passages ne manquent pas d'ironie et on se plaît à suivre les maladresses de Botkin dans la toile d'intrigues qui l'entourent, mais le premier chapitre marque le ton. Mortel. On trouvera normal qu'il ne soit pas nécessaire de replanter le décor alors qu'on en a déjà tous les éléments dans le précédent volet. 
Jacques Barbéri se concentre donc sur l'histoire qui s'avère être sombre et aux rouages complexes. Harry Botkin découvre son amie et colocataire dans un cocon, telle la chrysalide, mais ce qui en sort n'est que matières dissoutes. Une horreur. Il se transforme en apprenti détective et manque forcément du tact nécessaire à l'entreprise. Il n'a pas la moindre chance de réussir. Et pourtant...

On retrouve ici les deux facettes de l'auteur (aperçues dans L'Homme qui parlait aux araignées), capable de faire sourire mais aussi de créer une atmosphère dramatique ou pesante. Et c'est sur un thème qu'il semble affectionner qu'il construit une intrigue au dénouement surprenant. Une lecture très recommandable.

La conclusion de

Après Narcose, nous voici donc de retour avec La Mémoire du crime dans ce futur complètement barré. Jacques Barbéri nous gratifie d'une nouvelle enquête qui plonge son héros dans des abîmes d'incompréhensions, ce qui n'est pas pour nous déplaire, bien au contraire.

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