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Critique du Roman : Le Monde englouti
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Critique du Roman : Le Monde englouti

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 17 février 2008 à 1017

Retour au Trias

« Il était plus de huit heures. Bientôt, il ferait trop chaud. Depuis la terrasse de l’hôtel, Kerans regardait le soleil se lever derrière les gymnospermes géants dressés par bouquets compacts au-dessus des magasins abandonnés, sur l’autre rive de la lagune… »
C'est encore demain. Le soleil change, ses éruptions deviennent erratiques et transforment radicalement le climat sur Terre, faisant fondre les calottes polaires, monter les eaux, augmenter la température à l'équateur. La surface habitable est redistribuée et les populations se réfugient vers le Nord. C'est dans un climat tropical, aux températures avoisinant les quarante degrés, dans les lagunes de ce Londres à moitié englouti, recouvert d'une végétation luxuriante et démesurée, parcouru par une faune reptilienne au gigantisme croissant, que se trouvent le biologiste Robert Kerans, la jolie Béatrice Dahl, le Dr Bodkin et une garnison de militaires. Ils vont devoir lever le camp, les chaleurs devenant insupportables. Mais Robert, Béatrice et Bodkins décident de rester, seuls...
En 1961, James Graham Ballard commence le vent de nulle part (the wind from nowhere), le roman qui allait devenir le premier de la tétralogie dite des apocalypses. Allaient suivre Le monde englouti (the drowned world) en 1962, Sécheresse (the drought aka the burning world) en 1964 et la forêt de cristal (the crystal world) en 1966. Ces quatre romans deviendront les plus stupéfiantes et parmi les plus plausibles fins du monde de la SF, avec un thème différent pour chacun des romans. C'est dans la collection Lunes d'encre de Denoël que nous pouvons redécouvrir le monde englouti et sécheresse.
Dans le monde englouti, le monde voit la montée des eaux chambouler la répartition de la population, poussant les gens à émigrer vers le nord plus supportable. Dans ce Londres du futur, les plantes subissent des transformations spectaculaires, dont le gigantisme est la plus frappante. Non seulement ce gigantisme affecte la flore, mais il atteint aussi la faune dont les reptiles semblent le mieux s'accommoder. Ils sont les mieux armés pour résister au climat brûlant. Il faut dire qu'il y a deux cents millions d'années, pendant la période du Trias, les reptiles étaient l'espèce dominante de la planète et que cette régression climatique favorise ce retour à la domination. C'est ainsi que les iguanes et autres crocodiliens commencent à reconquérir un continent perdu au travers des âges. Le plus troublant vient de ce que cela provoque dans l'inconscient des hommes restés là: leur cerveau reptilien juxtapose des images ancestrales à leur conscience déjà mise à mal par les conditions. Ils se sentent de nouveau dans la peau des mammifères traqués par les géants dinosaures. Ballard insiste donc sur ce point de manière à augmenter la pression sur les frêles épaules des humains, en créant une atmosphère étouffante à tous points de vue. Cette montée des eaux engloutit non seulement la civilisation technologique des hommes mais aussi leur condition humaine jadis dominante. Elle peut même les rendre à moitié fou, à l'image des spectaculaires dérapages dans la deuxième partie du roman. La régression devient dramatique avec l'arrivée de Strangman et sa bande de flibustiers. Le groupe d'humains bascule dans une folie furieuse, faisant fi de millions d'années de civilisation.
Si le rythme semble lent, créant une atmosphère étouffante dans toute la première partie du roman, la tension est libérée ensuite dans un déchaînement d'actes barbares. Le contraste est saisissant.

La conclusion de

James Graham Ballard écrit avec Le monde englouti l'un des quatre romans post-apocalyptiques les plus marquants de la SF.

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