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Critique du Jeu Vidéo : Resistance : Fall of Man
Resistance : Fall of Man >

Critique du Jeu Vidéo : Resistance : Fall of Man

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 7 juin 2007 à 2224

A nous les petites (chimères) Anglaises !

Fer de lance de la PS3 au niveau action, Resistance : Fall of Man tient les promesses d’une console qui laisse augurer le meilleur (après n’entrons pas dans des idéologies de comparaisons avec les autres consoles new-gen qui sont stériles et ce n’est pas le propos) pour la suite. Ce FPS d’Insomniac se révèle très bon, d’abord parce qu’il en met plein la vue mais aussi qu’il ne se repose pas sur cet acquis et permet de proposer des petites originalités (enfin le jeu à sa personnalité propre) dans le style.
Imaginez que la 2nd guerre mondiale n’a jamais eu lieu mais qu’à la place, l’Europe est envahie à la fin des années 40 par des humains transformés en monstres avec qui ils ne seraient point recommander de prendre le thé et que en plus ça fait 20 ans qu’ils ont commencés à apparaître en Sibérie submergeant la Russie. Et qu’en plus, le dernier bastion humain en Europe se trouve être l’Angleterre et que nous, simple sergent américain répondant au nom de Nathan Hale, devons tenter d’aider aux mieux les « rosbifs » pour éradiquer au mieux que possible la menace. Vous incarnez donc ce soldat américain qui se retrouve dans la tourmente anglaise en 1951 et qui va, contrairement à ses camarades, mystérieusement survivre au virus chimérien qui va muter en lui et lui donner des caractéristiques de l’espèce comme pouvoir se régénérer avec une sorte de liquide jaune qu’on ramasse de temps à autres. Le scénario s’avère assez prenant et les cinématiques faîtes à partir d’images en sépia et un peu de cinématiques. Vu le potentiel de la console, ce parti pris peut intriguer mais l’ambiance y gagne. Et quelle ambiance ! Elle est d’ailleurs double avec pour commencer la guerre qui fait rage autour nous dans des espaces ouverts où deux armées se font face, même si les ennemis ont tendances à toujours vous privilégier comme cible et que vos camarades ne font rarement pas long feu. Mais bon, les explosions pleuvent, nos camarades parlent, crient et meurent et ce avec une grande variété et quand quelque chose explose trop près de vous, le son se fait lointain pour traduire la puissance de l’impact. D’ailleurs les villes en ruine tels York, Manchester ou Londres font littéralement penser aux jeux prenant comme époque la seconde guerre mondiale, on trouve ici l’influence des Call of Duty ou autres Medal of Honor (qui s’inspirent pas mal des films de guerres à la base) avec ces villes désertes et en ruine qui sont superbes entre différents lieux comme la cathédrale de Manchester ou un bâtiment délabré à Londres. Cela contraste avec les intérieurs propres donc froids des installations des chimères et je peux donc aborder l’ambiance plus « horreur » du jeu car pour commencer, les chimères sont des monstres assez laids faut avouer faisant jouer le surnombre pour vous avoir (oui l’IA n’est pas parfaite mais bon, ce sont des monstres, ils savent bien se planquer ou esquiver) en comptants sur la différenciation des soldats (hybrides) mais aussi des petites bestioles qui sont assez stressantes et qui grimpent partout, d’ailleurs quand elles vous attaquent dans un bâtiments (toujours en nombre), les voir dévaler les murs et le plafond impressionne assez. L’ambiance est lourde dans les espaces clos avec une mise en scène de monstres passant en trombes devant vous ou des cris lointains ce qui fait qu’on est un peu sur les nerfs quand on rencontre des ennemis. On y trouve aussi des sortes de chiens arrivant à toutes vitesse pour vous griffer (généralement, le fusil à pompe fait des merveilles…) ou encore les colosses voir des grosses araignées à image humanoïde… Sans compter les anges, sortent de pieuvres des airs. Le bestiaire et la musique sont là pour imprégner une ambiance plus de suspens que d’horreur, ce qui mélangé à l’action n’est pas désagréable.
Quant au gameplay, il n’innove pas vraiment pour le genre mais ça, pas vraiment besoin, les commandes sont là où il faut, on est jamais gêné, juste avec la manette vibrante de la PS3, sa petite utilité dans le jeu est bien trouvée : Quant un ennemi dont l’arme est son propre corps vous saute dessus, il faudra bouger la manette pour s’en débarrasser et lui assener un coup de crosse bien senti. Ou bien quand on passe trop près d’un feu, secouer la manette permet d’étouffer les flammes. Mais là où les petits gars d’Insomniac sont fort, c’est au niveau des armes (faut dire qu’avec la série des Rachet & Clank ils ont l’habitude) avec cet arsenal jouissif. Oui car, au cas où vous ne l’auriez pas compris, Resistance est un exutoire, de l’action sans vraiment de temps mort et pas trop de réflexion, il est donc normal de se retrouver dès le début avec une mitraillette (d’ajoutant les conventionnels fusils à pompe, snipers ou lances roquettes et simples grenades) mais là où le studio innove c’est avec par exemple le foreur, arme qui fait que les munitions traversent les surfaces non-organiques et chaque fois qu’elles en traverse une, elles gagnent en puissance, le tir secondaire crée lui un écran de protection vulnérable seulement aux balles de foreurs. Au contraire de cette arme, une autre voit ses munitions ricocher sur les surfaces dures et on peut la transformer en tourelles de tir. On trouve aussi d’autres armes mais en faire l’inventaire ici serait fastidieux mais c’est au niveau des grenades que la meilleure trouvaille prend forme à mes yeux : Une grenade qui une fois lancé relâche un gaz qui au bout d’un moment s’enflamme pour cramer tout ce qu’il y a autour de lui. De quoi bien s’amuser… Sinon on retrouve 3 véhicules qu’on peut piloter : Le tank avec ses boulets et sa mitraillette qui mettra à mal les pauvres ennemis, la jeep avec la mitraillette à l’arrière (avec là, un personnage secondaire, le général anglais très intéressant Cartwright comme la narratrice, la majore Parker, sans être omniprésents, ils donnent le change avec notre sombre héros) et le Stalker, sorte de tank chimérien à la puissance de feu dévastatrice. Cela montre encore l’anachronisme entre les années 50 et la technologie futuriste des armées chimériennes. Le décor est plus ou moins destructible comme les fenêtres qui impressionnent assez dans le réalisme de leur décomposition mais là ou le jeu tâche, c’est au niveau de la gestion des dégâts sur les ennemis qui saignent bien (pas de problème là dessus) mais meurent toujours intact qu’on y aille à coup de crosse ou à la grenade, dommage… Et sinon, le changement PS2/PS3 n’est pas si flagrant que ça, les plus beaux jeux de PS2 sont au niveau mais bon, on est au début c’est normal. Sans ça, rien à redire graphiquement. Le titre vous prendra entre 10 et 15 heures de jeu pour le terminer en solo si vous êtres partisans de ne faire qu’une fois un jeu, sinon les hardcores gamers pourront partir à la recherche des documents cachés dans les niveaux donnant des informations sur les ennemis ou les alliés, voir tenter d’avoir tous les points de compétences se déclenchant selon des critères bien définis comme ne pas recevoir de dommage dans tel partie de tel mission, détruire tant d’ennemis avec tel arme ou avoir récolter tel nombre de document. A noter qu’il y a 3 niveaux de difficulté proposés et que le jeu est jouable en coopératif.
Un mot sur le multijoueur en ligne qui propose des modes de jeux basiques comme matchs à mort chacun pour soi ou pas équipes (toujours 2) ou un frag représente 10 points et si on contribue à un frag on (se) rapporte 2 points. On trouve aussi des modes comme capture du drapeau ou aller saboter une machine de l’autre équipe. Les cartes sont vastes et variés s’inspirant des niveaux du jeux (ville en ruine de Manchester, foret du Somerset ou port de Grimsby). A force de jouer, on augmente de rang dans une sorte d’armée fictive (on commence 3ème classe) et on gagne des bandeaux ou des médailles selon des critères forgeant ainsi sa personnalité dans les modes. On gagne ses trophées avec pour les bandeaux, le fait de faire un frag en pleine tête ou de tuer 3 ennemis d’affilés sans mourir et les médailles représente un nombre minimum d’ennemis tué avec telle ou telle arme voir un nombre de victoire. Les maps peuvent accueillir jusqu’à 40 joueurs et le serveur ne rame jamais. Une bonne expérience dans le genre en attendant d’autres FPS sur la PS3.

La conclusion de

Au final un très bon jeu, qui sans être parfait saura vous scotcher à l’écran et vous donner envie de continuer grâce à une ambiance propre, des armes qui vous feront bien vous défouler. Resistance est un jeu à grand spectacle dirons-nous.

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