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S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl >

Critique du Jeu Vidéo : S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 21 mai 2007 à 16:15

Salut le Tatoué, bienvenu dans la zone !..

S.T.A.L.K.E.R. vous met dans la peau d’un milicien amnésique errant dans la Zone… La Zone, mais qu’est-ce donc que la Zone ?, seriez-vous en droit de me demander. En effet, cet endroit atypique mérite une petite description.
LA ZONE, C’EST PAS QUE LE 9-3
Il y a quelques temps, l’Ukraine s’est vu frappée par une nouvelle catastrophe, un nouvel accident nucléaire. Toujours à Tchernobyl. Durement touchée et gravement contaminée par les radiations, la région entourant la centrale aujourd’hui détruite a dû être évacuée de sa population survivante et considérée par l’état comme un no man’s land sous surveillance militaire. Cependant, la région n’est pas complètement désertée. Anciens techniciens de Tchernobyl, scientifiques présents lors de l’incident, tous ces malheureux qui, pour différentes raisons, n’ont pu ou n’ont voulu fuir résident aujourd’hui dans les ruines… non sans avoir subits de terribles mutations. La plupart sont agressifs et contagieux. Tout comme la faune d’ailleurs, complètement métamorphosée. Il est ainsi déconseillé de traîner trop prêt des chiens errants ou de se frotter à ces sangliers mutants, qui sont de toute façon immangeables.
De plus, toutes ces créatures condamnées à brève échéance ne sont pas les seules à errer dans la zone, loin de là. Tout d’abord, il faut noter la forte présente d’unités de l’armée régulière, qui essayent tant bien que mal de faire régner l’ordre, à leur manière, en luttant contre tous ces groupes paramilitaires qui arpentent la zone à la recherche d’artefacts. Oui, vous avez bien lu, des artefacts. Car il faut dire que cette catastrophe a engendré quelques phénomènes étranges ; les anomalies radioactives, des manifestations qui ont engendré d’étranges minéraux aux pouvoirs variés (mais souvent très radioactifs). Et le trafic de ces minéraux, les artefacts, est aujourd’hui le centre d’un commerce très juteux. Il est donc inutile de préciser que leur présence dans la zone a attiré bon nombre d’aventuriers de tout poil.


LA LOI, C’EST MOI
Parmi eux, les S.T.A.L.K.E.R. sont les mieux organisés. Sortes de factions de milices, parfois alliées, souvent rivales, elles essayent de rivaliser en efficacité avec l’armée, mais elles sont néanmoins victimes de leur division (certaines, comme le Monolithe, sont même composées de véritables fanatiques religieux). De nombreux S.T.A.L.K.E.R, d’ailleurs, n’agissent que pour leur propre compte et ne valent guère mieux que les vulgaires bandits qui pillent régulièrement la zone. Sinon, il est également fréquent de tomber nez à nez avec des groupes de mercenaires hostiles à toute négociation, commandités par diverses organisations désireuses de récupérer tel ou tel objet dans les ruines.
Voilà le monde qui vous attend dans la peau du Tatoué. Un monde impitoyable, dangereux, contaminé, mais où il vous est possible de faire fortune. Mais cela… une fois que vous aurez rencontré le gars qui serait propre à vous rafraîchir la mémoire, avant de le tuer…

MAIS POURQUOI TANT DE HAINE ?
Dés mes premiers pas dans le monde de S.T.A.L.K.E.R., j’ai été séduit par l’ambiance qui y règne. Une atmosphère post-apocalyptique proche de Fallout, bien sombre et nihiliste. Un univers où chaque pas de travers peut être fatal. Et l’on sent bien que c’est ce qu’on souhaité les concepteurs. Tout d’abord par ce gameplay très létal. Un système one shot qui fait que les premiers pas sont plutôt difficiles (même en mode moyen). Au début, c’est un peu comme si vous jouiez à Ghost Recon avec un pistolet à bouchon. On est terriblement faible, et passe énormément de temps à courir comme si l’on avait le Diable aux trousses. Cela s’arrange au fur et à mesure que le scénario progresse, heureusement, et vers la fin, on finit même par se sentir ‘fort’’. Ouf, mais cela dit, ça se mérite.
Mais, avant tout chose, S.T.A.L.K.E.R est un jeu de rôle. Un véritable jeu de rôle, même si l’aspect caractéristique a été gommé (la progression du personnage ne se fait que par le biais de son équipement). Vous disposez donc d’une quête principale, qui va évoluer différemment en fonction de vos choix dans vos dialogues et vos actions. Le scénario peut amener à sept fins possibles (personnellement, j’en ai obtenu deux, bien différentes…) qui vont aboutir au bout d’une trentaine d’heures de jeu, environ. A coté de cela, il y a un grand nombre de quêtes secondaires, qui vont vous permettre de vous allier telle ou telle faction, d’obtenir un nouvel équipement, ou qui peuvent même modifier le déroulement de la quête principale. Sinon, entre deux quêtes, vous pouvez courir à la recherche d’artefacts disséminés dans la nature afin de les revendre aux marchands (qui proposent à la vente matériel standard, soins et munitions) ou à vos alliés.

TOUT POUR FAIRE UN MORT EN PLEINE SANTE
La zone est divisée en secteurs. En fonction de vos quêtes, vous allez devoir circuler de secteurs en secteurs (en vous repérant grâce à un PDA qui reprend toutes vos missions sur une map), en faisant bien gaffe à ne pas se faire repérer par les groupes hostiles qui ‘’respawn’’ régulièrement. Cela se veut réaliste (l’arrivé de nouveaux groupes, la relève par des troupes fraîches), mais cela est à mon avis l‘un des défauts du jeu. Le fait de se retaper régulièrement la même route à nouveau encombrée d’ennemis à déglinguer peut se révéler ennuyeux. Par contre, chaque exploration de secteur est un pur régal. L’ambiance est géniale, l’AI gère presque parfaitement les snipers et autres troupes expérimentées qui se mettent à couvert et balancent des grenades dés la première alerte. Tunnels obscurs, forêts irradiées, bâtiments branlants, laboratoires peuplés de créatures étranges, les défis sont nombreux et la poussée d’adrénaline est souvent au rendez-vous. Il y a des tas de façon de parvenir à ses fins, la méthode brutale peut marcher, tout comme la discrétion (deux barres de niveau vous indiquent votre qualité de couverture). Bref, c’est la liberté totale. Le gameplay FPS est très efficace, avec une excellente gestion des distances et une grande quantité d’arme de qualité diverse. Si l’on est blessé (deux barres de niveau gère les points de blessures par armes ou radiations), les soins s’effectuent rapidement (comme tous les FPS) aux moyens de trousses de soins, de piqûres anti-radiations ou de rasades de vodka (ben vi, pourquoi pas). Il faut également penser à s’alimenter car la faim est gérée (boites de thon, saucissons et pain rassis au menu, à la guerre comme à la guerre) de même que la fatigue. Bref, c’est fun, immersif, une fois que l’on a passé les difficultés des premiers temps.

L’UKRAINE, C’EST BEAU MAIS CA FAIT MAL
Au niveau technique, il faut dire que tous les détails à fond, S.T.A.L.K.E.R est très beau et fonctionne assez correctement. Sur les bécanes moyennes, comme la mienne (un P4 3.2go, 2go de RAM et une 7800 Pro), je ne suis jamais tombé en dessous d’un frame de 40, ce qui est plus que correct. Comme dans tous les jeux en 3D subjective, et notamment les FPS, la profondeur de champ est importante, et là on est content de constater que la vue porte très loin. Important lorsque l’on envisage des approches discrètes. Par contre, quelques petits défauts de couverture apparaissent, pas bien graves mais gênants. Par exemple, il est fréquent qu’un ennemi puisse vous atteindre par balle alors que vous pensiez être à l’abri derrière un coin de mur.

85

Attendu depuis des lustres, S.T.A.L.K.E.R. n’est pas le jeu du siècle, mais il est largement à même de séduire les rôlistes amateurs de FPS. Le jeu est beau, l’atmosphère prête à l’immersion, le scénario est évolutif et le gameplay est plutôt réussi. Bref, hormis quelques détails et des débuts un peu laborieux, c’est du tout bon. En tout cas, personnellement, j’ai complètement accroché à ce mélange réussi de Fallout, Ghost Recon et Deus Ex.

Critique de publiée le 21 mai 2007.

Que faut-il en retenir ?

  • Atmosphère post-apocalyptique géniale
  • Gameplay efficace
  • Scénario évolutif et franchement sombre
  • IA correcte

Que faut-il oublier ?

  • Quelques défauts de gestion de couverture
  • Des fréquents aller-retour qui peuvent lasser

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