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Critique du Roman : L'homme démoli
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Critique du Roman : L'homme démoli

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 3 avril 2007 à 1615

L'homme sans visage

"Explosion! Fracas! Ebranlement! La porte de la chambre forte de la banque s'ouvre sous l'effet de la déflagration. Et tout au fond, l'argent est entassé, prêt pour la rapine, le pillage, le butin... Qui est là ? Qui est dans la chambre forte ? Oh, Seigneur! L'homme sans visage! Le regard fixe. Immense. Muet. Horrible... Mais cours donc! ..."
Ben Reich est un puissant magnat. L'un des plus puissants, avec D'Courtney. Et cette rivalité est aujourd'hui au plus haut point, lorsque la fusion proposée par Reich est refusée par son premier concurrent. Il est dans une rage telle qu'il décide de fomenter le crime de D'Courtney. Sauf que, dans ce monde où les télépathes (les extrapers) sont nombreux, il va être difficile de cacher ce projet macabre. Powell, le préfet de police et extraper 1, va devenir son plus grand problème s'il réussit son coup...
Du Dick avant l'heure... Ceux qui comme moi, aiment les univers peuplés de cognitifs, de télépathes, de personnages à la grande puissance psychique, se délectent des univers typiquement Dickiens. Or, ce qu'on connaît moins, c'est que Alfred Bester a, en quelque sorte, été l'un des premiers romanciers à traiter de manière cohérente ce genre d'univers. Et Alfred Bester est un romancier dont l'oeuvre est pauvre. En quantité s'entend. Mais d'une grande richesse d'imagination et de construction. Il n'a écrit qu'une petite dizaine de romans, dont l'homme démoli, terminus les étoiles et le troqueur d'âmes (coécrit avec Roger Zelazny), quelques recueils de nouvelles. Ceci étant dit, cela ne l'empêche pas de rafler le premier prix Hugo de l'histoire, en 1953, avec l'homme démoli.
C'est un roman qui nous met tout de suite dans l'intrigue: Ben Reich est en proie à une peur panique de l'homme sans visage. C'est son cauchemar. Or, ce n'est un roman paranoïaque à la Dick auquel nous avons affaire, car il s'agit bel et bien d'une enquête. Le polar SF. Et cette enquête est à la base assez simple, puisqu'elle met en scène deux personnages forts et emblématiques (Reich et Powell) qui savent à quoi s'attendre, car chacun a deviné le jeu de l'autre. L'histoire aurait pu n'être qu'un jeu du chat et de la souris. Sauf qu'au moment où l'on s'y attend le moins, l'histoire bascule vers une dimension qui dépasse les frontières de notre système solaire. C'est ce qui en fait au final un excellent polar, le contexte surnaturel en plus. Le côté télépathique aussi, qui est un plus. Car on se retrouve en présence de personnes qui existent sur deux niveaux: les télépathes de niveau 1, et les autres, qui sont incapables de deviner ce qui se passe plus haut, dans les hautes sphères de la télépathie qui, on doit aisément l'admettre, donne la connaisssance donc le pouvoir sur le non-télépathe. D'où les subtilités et le double jeu de personnages que Bester conduit avec dextérité et brio.
Au final, c'est passionnant.

La conclusion de

L'homme démoli est un classique que tout passionné de SF doit avoir lu. Rien que ça.
Prix Hugo 1953.

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