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Critique du Jeu Vidéo : Dark Messiah of Might and Magic
Dark Messiah of Might and Magic >

Critique du Jeu Vidéo : Dark Messiah of Might and Magic

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 27 février 2007 à 1558

Un messie fortement attendu mais un peu décevant

Attention, cette chronique ne concerne que la partie solo
En me confiant le bébé, Wedge3D, notre chef vénéré, m’avait prévenu : « écoute, je t’envoie Dark Messiah pour le tester, car sur ma bécane, ce n’est pas la peine que j’insiste, un véritable diaporama. » Et c’est vrai que dés les premières minutes de chargement, suite à une longue installation digne d’une cérémonie vaudou (10Go!!), j’ai paniqué comme un fou avant de me résigner à cliquer sur le bouton m’entraînant vers la barre des menus. Là, tristement, j’ai diminué toutes mes options graphiques à un niveau moyen et j’ai supprimé ce satané HDR qui me pourrissait la vie. Une fois ceci fait, sur mon Pentium 4 à 3ghz, avec mes 2 Go de RAM et la carte vidéo 7800 Pro, l’affaire est devenu jouable… mais sans plus.
Mais, première chose, qu’est-ce donc que Dark Messiah of Might of Magic ? Pour faire bref, Dark Messiah c’est alliance inattendue de Arkane Studios (l’excellent Arx Fatalis) pour le scénario, la conception 3D et le gameplay et de Valve pour l’utilisation de son moteur Source (Half-Life 2), le tout sous le contrôle de l’éditeur Ubisoft, récupérateur de la licence MoM depuis la disparition de 3DO. Inutile de préciser qu’avec toutes ces influences extérieures, le produit fini allait être atypique et se démarquer nettement de la série des RPG estampillés Might of Magic (qui a dit tant mieux ?).
Néanmoins, on s’aperçoit dés le premier pas dans le jeu qu’il est évident que cet opus original a conservé dans un petit coin de sa mémoire ses racines rôlistes. Ultra-scénarisé, le jeu ne conserve aucunement les libertés d’action (et la complexité) des jeux de rôle de 3DO mais il est indéniable qu’il en conserver le parfum. Histoire probablement de séduire les plus nostalgiques d’entre nous, avec ce petit coté RPG. Un aspect rôliste présent donc, mais très épuré, car le personnage principal est imposé (un dénommé Sareth), les compétences sont limitées à leur plus simple expression (trois arbres de compétences plutôt rachitiques : Combat, Magie et Divers), et l’impossibilité de former un groupe. Bref, pas de quoi ravir le fan de Neverwinter Nights 2 que je suis. Juste le minimum syndical pour m’entraîner à aller plus en avant…


D’ailleurs, le comparatif avec le RPG s’arrête là car Dark of Messiah est, avant toute autre chose, un FPS fantasy. Reste à savoir s’il est à la hauteur dans sa catégorie, que cela soit tant au niveau du scénario que du gameplay. Et, à ce sujet, je répondrai plutôt plus oui que non. Tout d’abord, il faut savoir que le jeu n’est jouable qu’à la première personne, à travers une vue subjective assez souple qui demande toutefois quelques minutes d’apprentissage (proposées à l’occasion d’un tutorial scénarisé). Puis, votre personnage se voit, au cours de ses aventures, attribuer une progression par niveau (comme d’habitude) qui permet d’acquérir des points de compétences à distribuer dans les différentes capacités de votre personnage. Malgré la possibilité d’orienter son avatar vers la carrière de son choix, la distribution de ces points ne représente pas un grand défi intellectuel, tant les possibilités de manœuvre sont réduites. Quelques points par ci, quelques points par là, on monte son personnage tranquillement et sans gros dilemme. Pas très passionnant. Enfin, comme tout jeu entrant dans cette gamme, l’on dispose également d’un sac pour y disposer potions et autres équipements, les plus utiles pouvant être glissées dans une ceinture (à dix emplacements) qui fait office de barre à usage rapide. Sympathique.
Venons-en maintenant au scénario. Il s’agit pour le jeune Sareth de se rendre d’abord à la cité de Heaumeroc pour y convier un puissant artefact, en compagnie de Xena (une voix dans sa tête qui m’a fait un peu penser à Crane, le rigolo compagnon de Planescape). La, il devra défendre la cité contre de multiples agresseurs avant de finir son trip sur un île garnie de races gobelinoïdes. Ainsi, au cours de ses aventures, Sareth va traverser des paysages extérieurs un peu vide et de magnifiques décors (donjons et autres) plongés souvent dans un demi-obscurité bien immersive. C’est d’ailleurs dans ces lieux « dungeonesques » que le personnage va rencontrer la plupart de ses adversaires. Tout est fortement scripté, mais de bonne manière, avec d’excellents passages qui mettront en ébullition votre adrénaline. En effet, Dark Messiah est un jeu essentiellement axé sur le combat, des affrontements que l’on peut appréhender de plusieurs façons, de la plus bourrine à la plus subtile (un peu comme Thief). Ces bastons épiques seront également l’occasion pour le joueur de constater la faible tenue de l’IA des PNJS. Un constat qui va durer toute la durée du jeu et faire de Dark Messiah un jeu très facile en mode standard (les anciens joueurs de MoM ne vont pas en revenir !).
Alors, pourquoi jouer à Dark Messiah ? Tout simplement pour la délectable sensation de défoulement qu’il se dégage des phases d’action (autant dire 90% du temps de jeu), car à ce niveau ludique, le jeu assure grave, surtout les premieres heures (comme tous les FPS, cela devient monotone à l’usure). Très sympathiques visuellement, les combats sont également bien dynamiques, nerveux et très amusants (il y a plusieurs façons d’arriver à résoudre victorieusement un combat, au joueur de trouver la plus efficace), alors que les phases d’actions scriptées vont vous entraîner dans de folles courses contre le temps et l’environnement (souvent interactif un gros atout). Personnellement, j’ai bien accroché. Enfin, suffisamment pour pouvoir regretter la relativité courte durée de la partie solo.

La conclusion de

Si comme moi, vous êtes fan de RPG plein de stats, de personnages et d’équipements à gérer, et que vous accroc aux phases diplomatiques des jeux de rôle, passez votre chemin, Dark Messiah n’est pas vraiment pour vous. Par contre, le jeu risque fort de satisfaire les joueurs de RPG console et les amateurs de FPS intelligents. Car malgré ses nombreux défauts (très gourmand en ressource, scénario mainstream et très court, manque d’originalité générale), Dark Messiah est ce que l’on trouve actuellement de mieux dans le domaine de l’aventure action bien nerveuse et rapidement menée. Un jeu à tester, qui ne m’a pas convaincu, mais qui ne manque pas d’atouts.

Que faut-il en retenir ?

  • Des combats bien nerveux et dynamiques
  • Des phases d’action scriptées trépidantes
  • Une prise en main rapide
  • De riches intérieurs.

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario bidon et court
  • Des extérieurs vides et sans âme.
  • Une IA un peu faiblarde
  • Un coté RPG vraiment restreint

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