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Critique du Film : Drôles de fantômes
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Critique du Film : Drôles de fantômes

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 12 novembre 2006 à 0904

Fantômes collants

Dans le Chicago des années 50, le destin de quatre personnes va dramatiquement basculer. Par la faute d’un chauffeur de bus un peu trop distrait, ces individus, aux existences si diamétralement opposés, vont se trouver liés entre eux par la même chaîne macabre : la mort, lors de leur passage à l’état de fantôme. Inexplicablement attachés à l’aire de vie d’un bébé naissant au même moment, ils vont devoir apprendre à se connaître, se supporter, mais aussi trouver une explication à leur état…
Drôles de Fantômes est une comédie fantastique de Ron Underwood. Un cinéaste que je trouve vraiment sous estimé. Très habile dans le domaine de la comédie familiale, il parvient souvent, avec tact et justesse, à glisser ponctuellement dans des films à essence naïve quelques pointes sociales et quelques polissonneries bien placées. Ainsi, la filmographie de ce réalisateur me parait, au final, bien sympathique. De Tremors (une hilarante comédie SF dans laquelle des bestioles souterraines menacent une communauté de bouseux) à Mon ami Joe (remake d’un classique ‘’simiesque’’ des années 40, dans laquelle la délicieuse Charlize Theron s’attache à un gorille géant bien verni pour le coup), on ne peut pas trouver grand-chose à lui reprocher et, en fouillant un peu, on peut même y dénicher un véritable classique de la comédie américaine : La vie, l’amour, les vaches. Un film qui, je vous l’accorde, n’a rien à voir avec le fantastique mais qui vaut vraiment le coup d’être cité, et surtout d'être vu…


Bref, Ron Underwood est un plaisantin, et dés les premières minutes de métrage, l’on sent que le scénario de ce Hearts and Souls (Cœurs et âmes) lui sied très bien. Le script, par ces nombreux arguments rétro et sa trame morale d’une grande légèreté, apparaît comme le mariage d’éléments Disneyens avec le cinéma de Frank Capra. En tentant soigneusement d’éviter la lourdeur du premier et la désuétude du second. Les scénaristes y parviennent d’ailleurs presque à chaque coup, et quand ils ne peuvent éviter l’écueil du sentimentalisme, ils sont sauvés par les performances d’un sacré casting et l’habileté de Ron Underwood à attraper un regard, un sourire ou un geste qui donne à la scène sa dimension émotionnelle.
La narration est essentiellement centrée sur les personnages et la mise en scène. A la manière d’une comédie musicale des années 50, les spectres invisibles à tous - sauf au héros et aux spectateurs - s’introduisent à chaque plan dans les décors, jurant avec le rythme de la scène, et ajoutant à la sensation de fantasmagorie bouffonne. Ron Underwood utilise à cette occasion de manière parfaite ses angles de caméra et des prises de vues posées pour donner aux vues d’ensemble une impression de ‘’joyeux bordel’’, de spectacle de music-hall. Les séquences chantées et dansées appuyent d’autant plus cette narration débridée et surtout pleine de fraîcheur. Evidemment, tous les poncifs du genre sont là, quiproquos à profusion, gaffes à la pelle, gags de répétition, tous ce qui font ‘’parfois’’ les charmes de la comédie légère américaine. Et là, ça marche.

L’interprétation y est bien sûr pour beaucoup. La performance de Rober Downey Jr. en tête. Le film commence d’ailleurs à décoller réellement, à sortir de la mièvrerie du registre Disney, dés lors que l’acteur fait son apparition à l’écran, dans le rôle de cet étrange bébé devenu un homme d’affaire avisé et quelque peu carnassier. Plongé dans cet univers un peu déjanté, il aurait été tentant pour lui de passer dans le registre de la démesure – une manie qu’il assume souvent -, mais il parvient à conserver une relative sobriété qui permet au film de respirer plus facilement, au rythmes des gags et des scènes sentimentales. A coté de lui, on retrouve quelques valeurs sures qui n’étaient pas encore des stars à l’époque (en 1993) - comme Tom Sizemore et Jacques Brodin – et la superbe Elizabeth Sue qui, et ceci est un regret, voit son talent bien trop sous-exploité.
S’il fallait mettre un bémol à mon enthousiasme, je dirais que malgré ses qualités citées plus haut, le film n’offre aucune scène transcendante. Vous savez, ces séquences éphémères, magiques et inoubliables que nous ont offert les couples Katherine Hepburn / Cary Grant ou Marilyn Monroe / Tony Curtis, par exemple, ou même plus récemment Meg Ryan / Billy Crystal, ces moments de grâce qui ont transformées de simples comédies en chef d’œuvre. De plus, l’ensemble reste plus que gentillet et le message général du film ; ne repousser pas au lendemain ce que vous pouvez faire le jour même, est quelque peu naïf. Mais bon, dans l’ensemble, la recette fonctionne bien…

La conclusion de

De temps en temps, le critique métalleux amateur de film underground et de sex’ploitation que je suis tombe dans le piège de la guimauve bien collante. Je ne sais pas pourquoi, c’est peut-être hormonal, due à des poussées de fièvre jaune ou à un évènement de petite enfance, mais cette affliction - dont le principal symptôme est un sourire béas qui me donne vraiment l’air d’un gros abruti - ne paraît pas me passer. Les médecins se penchent d’ailleurs sur mon cas depuis des années. Dans ces périodes de crise, je me sens alors apprêté à absorber alors des plâtrées de sentimentalisme mielleux, des jerricanes de larmes artificielles et d’insatiables envolées de violons bien gras. Et bien, sachez que malgré le traitement à base de vodka et de grind métal que je m’inflige quotidiennement, j’ai encore plongé dans mon mal à la vision de Drôles de Fantômes. Quelle merde ! Dites, c’est grave docteur ?..

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario bien ficelé
  • Humour léger et souvent efficace
  • Réalisation sobre
  • Interprétation de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Un départ poussif et (vraiment) trop mielleux
  • Une morale simpliste
  • Aucun moment fort

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