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Critique du Roman : Mars la rouge
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Critique du Roman : Mars la rouge

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 17 septembre 2006 à 1041

La ruée vers l'or rouge

"Mars était vide avant notre arrivée. ce qui ne veut pas dire qu'il ne s'y était jamais rien passé. La planète avait connu des accrétions, des fusions, des tourbillons qui s'étaient refroidis, pour laisser une surface marquée par d'immenses cicatrices géologiques: cratères, canyons, volcans..."
Ils sont cent. Cinquante hommes et cinquante femmes des nations principales de la Terre à tenter l'expérience de fonder une colonie sur Mars. Ils ont neuf mois dans l'espace, en plus des années passées dans l'Antarctique, pour s'organiser et fonder les bases de la future civilisation sur Mars. Mais lorsqu'ils se retrouvent seuls dans l'espace puis sur le sol rouge, ils réalisent qu'ils ne sont pas forcément d'accord sur les directives à suivre: terraformer ou pas, laisser venir les multinationales exploiter la planète ou non, accepter les migrants ou non... Bref, rien n'est simple une fois débarqués...
Comment Mars sera-t-elle colonisée ? Comment ferons nous pour semer les graines humaines sur la froide et rouge planète, cette planète où nous avons concentré toutes nos peurs et tous nos fantasmes de conquête spatiale ? Quels seront les problèmes que nous rencontrerons pour non pas nous adapter à Mars, mais adapter Mars à l'Homme ? C'est la pari que Kim Stanley Robinson a voulu tenter en nous décrivant une gigantesque fresque spatiale, à la frontière entre le roman de hard-science pure et dure, et le roman sociologique. Car si l'auteur américain a voulu un roman réaliste, c'est en tenant compte de tous les paramètres techniques, scientifiques... et humains. Et c'en cela que le travail a été colossal.
C'est bel et bien une civilisation que l'auteur décrit, Sa vision de la mission, des préparatifs, puis du voyage en lui-même (neuf mois de voyage) et enfin du contact avec la planète rouge.
Alors est-ce une réussite ? Globalement, oui. Ce roman est un monstre de détails en tous genres. Et c'est là que le bas blesse. Le lecteur a toujours ses préférences. Or Mars la rouge est un roman de SF: science fiction et social fiction. Et une part non négligeable est consacrée à la politique et aux influences idéales des protagonistes. Et c'est encore assez manichéen, puisque les cents premiers sont confrontés à la réalité politico-économique du monde, à savoir que les multinationales ont un poids parfois plus important que les gouvernements. On ne construit pas les fusées avec des morceaux de bois. Il faut bien financer tout cela. Et par quelqu'un qui a de l'argent.
Mise à part ces considérations, c'est un formidable roman très ambitieux, dense et parfois long, il faut le reconnaître. On a du très bon et du moins bon, en définitive. Suffisamment bon pour motiver le lecteur pour les deux prochains pavés. Mais pas tout de suite car la digestion risque d'être difficile pour le lecteur tenté de s'avaler le cycle d'une traite.

La conclusion de

Mars la rouge est un prodigieux romans comportant des passages prodigieusement ennuyeux. On a le chaud et le froid dans cette formidable épopée. C'est un exercice minutieux de Kim Stanley Robinson mais il risque d'en lasser plus d'un à la longue.
Prix Nebula 1993

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