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Mars la verte >

Critique du Roman : Mars la verte

Avis critique rédigé par Manu B. le vendredi 21 septembre 2007 à 10:33

Mars la verte

"L'objectif n'est pas de faire une autre Terre. Ni un autre Alaska, un autre Tibet, pas plus qu'un nouveau Vermont, une autre Venise, un nouvel Antarctique. L'objectif est de faire quelque chose de neuf et d'étrange, quelque chose de martien..."
Après l'échec de la révolution de 2061, qui a coûté la vie de nombreux membres des Cent Premiers, la vie reprend son cours sur Mars, sans Phobos ni l'ascenseur spatial. John Boone, Frank Chalmers, Sacha Yefremov, Arkady Bogdanov sont morts dans l'épreuve de force entre les premiers martiens et les multinationales terriennes. Les autres leaders des rescapés, Simon Frazier, Nadia Chernechski, Ann Clayborne, Sax Russel, Hiroko Ai et Maya Toitnova, se sentent orphelins mais prennent finalement la tête des organisations qui s'opposent à l'exploitation prévue de Mars par les désormais metanationales. Pendant ce temps, Mars prend une teinte kaki, tandis que la végétation, profitant de l'enrichissement d'une part de l'atmosphère en azote et oxygène, et de l'autre de l'augmentation de la pression atmosphérique et de la température ambiante, se répand doucement en lichens puis en fleurs ici et là...
Mars la Verte reprend exactement à la fin de Mars la Rouge. Alors que dans le précédent volume, on assistait aux préparatifs de "l'amarsissage" puis à l'établissement de la première colonie -passage le plus intéressant du roman-, On est ici sur une planète dont on a commencé à en dompter le climat. En effet, la température atmosphérique n'est plus de 253°K, mais assez proche des 273°K pendant la journée. Le taux d'oxygène a été enrichi, l'azote également et la mise en place de miroirs spatiaux a permis un ensoleillement plus conforme aux critères terriens. La vie telle qu'on la connaît sur Terre ne peut éclore mais des organismes génétiquement modifiés pour ces conditions extrêmes peuvent être introduits. Les projets pour amener l'eau dans les canyons pour former à terme des mers sont entrepris avec plus ou moins de succès, même si l'on reste au stade de mers de glace.
La planète est en grand chantier. Ce qui pose un problème pour les factions Rouges: étant contre toute modification de la planète et prônant de laisser la planète en l'état, ils s'opposent de toutes leurs forces contre cette terraformation. Et à ce stade, le problème devient politique, puisqu'ils se heurtent d'une part aux metanationales (les compagnies-états, des multinaltionales tellement puissantes qu'elles font jeu égal avec les pays industrialisés), et la faction Verte qui veut accélérer la terraformation pour que les hommes puissent y vivre comme sur Terre. Or Verts et Rouges sont ligués contre le pouvoir terrien, et donc les metanationales. Ce triangle politique est pour résumer la pierre angulaire principale de ce roman. Car c'est dans chacune de ces factions que les principaux rescapés de la révolution de 2061 vont se positionner. Pour les Rouges: Ann Clayborne, Desmond Hawkins (le Coyote). Pour les Verts: Sax Russel. Pour les Metanationales: Phillis Boyle et le terrien Art Randolph. Autour d'eux vont graviter les enfants de la première génération (dont beaucoup sont de Hiroko, dans l'Underground de Zygote) et de la deuxième génération, dont les personnages les plus marquants sont Peter Clayborne, Jackie Boone et Nirgal.
Ce deuxième volet est plus intéressant que le premier, d'une part parce que l'on voit les modifications d'un monde au travers des yeux d'autres personnages, comme Sax Russel, dont la vision est spectaculaire et vraiment passionnante. On retrouve aussi (sic) la sorcière -Maya-, le personnage le plus antipathique de l'aventure, toujours en proie avec ses démons (Boone et Chalmers), mais l'histoire ne s'éternise cette fois-ci pas sur elle pendant la moitié du roman. On est surpris de s'attacher à des personnages, montrant à quel point Kim Stanley Ribinson s'est efforcer de brosser autant que faire se peut sur la psychologie des intervenants. C'est avec plaisir que l'on retrouve par exemple Nadia et le pauvre Michel. Comme c'est sa marotte, l'auteur insiste une fois encore sur cette volonté d'indépendance des premiers colons vis à vis de la planète mère. On se dirige sans aucun doute vers un nouveau clash... Ce roman traite encore beaucoup de politique. Mais ce côté un peu barbant est contrebalancé en grande partie par l'étude de la biologie naissante sur la planète, avec de longues considérations géologiques et climatiques, au travers de magnifiques descriptions des paysages se couvrant de verdure. Enfin, on y parle aussi beaucoup d'une hypothétique évolution politico-économique sur Terre où l'émergence des metanationales conduit tout droit à des conflits mettant en grand péril la Terre.
Au final, l'auteur aborde tous les domaines, ce qui rend l'histoire de ce roman complètement marginale. Comme si l'auteur évoquait tel évènement pour rapidement digresser vers tel aspect scientifique, social, économique ou politique. D'où la difficulté de raconter ce roman, qui est plus un melting pot d'impressions, d'opinions. Un vrai défi pour faire une chronique intéressante et cohérente !

80

Ce deuxième volet de la trilogie de Mars de Kim Stanley Robinson nous permet d'entrer dans le sujet et de suivre le début de la véritable terraformation de Mars. De la rendre vivable pour les hommes. C'est encore au travers des points de vue des Cent Premiers que les changements vont apparaître ou positifs ou négatifs.
Prix Hugo 1994. Prix Locus 1994.

Critique de publiée le 21 septembre 2007.

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