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Critique du Roman : Babel 17
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Critique du Roman : Babel 17

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 12 août 2006 à 0920

Babel 17

"Voilà le pivot même de l'ambiguïté cette cité des spectres électriques éclaboussent les rues, l'équivoque pose son masque déformé sur les traits embrumés d'adolescents qui n'en sont plus..."
L'humanité est en péril, car si elle a su s'extraire de la planète mère pour partir coloniser l'espace, les Envahisseurs hostiles leur mène une guerre froide sans merci. Et cette fois-ci les coups pleuvent sans pouvoir identifier ni la source, ni les moyens d'y parvenir. Seul des messages inintelligibles en code nommé Babel 17 sont enregistrés avant les attaques. A moins que ce ne soit un langage. Rydra Wong est une poétesse connue de tous les mondes par ses vers qui touchent tous ceux qui les lisent. Elle est aussi multilingue et semble être la meilleure spécialiste pour décrypter babel 17...
Prix Nebula en 1966, ce roman a été écrit par Samuel Delany, auteur américain dont la production littéraire n'est finalement pas très importante malgré sa présence dans le paysage de la SF depuis 1962. Il écrit très peu de romans depuis une vingtaine d'années. Ses oeuvres ont été récompensées par de nombreux prix comme le Hugo pour sa nouvelle au titre très court de "temps considéré comme une hélice de pierres précieuses", et le Nebula en 1966 pour Babel 17 en 1967 pour l'intersection Einstein et deux nouvelles. Ses premières oeuvres sont très ancrées dans un background de space opera dans lequel il peut développer des thèmes comme le langage par exemple, dans Babel 17. Ses écrits dériveront surtout à partir des années 70 où ils tomberont dans la pornographie.
Babel 17 est de la première période de Delany, riche et passionnante, où la jeune et belle Rydra Wong campe une poétesse célèbre, inspirée certainement de la femme de Delany qu'il a épousée très tôt: Marilyn Hacker, elle-même poétesse. Mais ce qui est le plus passionnant dans ce roman est cette facilité à entrer dans l'intrigue, particulièrement simple, ainsi que l'attachement que l'on a d'emblée pour ces personnages, très humains. La première scène entre le général Forester et Rydra Wong est tout à fait saisissante où déjà on ressent l'atmosphère règnant lors de cette rencontre. Et cette sensation de vivre avec les personnages ne vous quitte pour ainsi dire jamais jusqu'à la fin du roman.
L'autre intérêt est cette réflexion sur le langage, une réflexion quasi philosophique puisqu'elle dérive sur le comportement de l'Individu mais aussi sur ses mécanismes de pensée. Comment comprendre le monde et interagir avec lui, si ce n'est à travers la communication et le langage ? Donc si l'on comprend son langage, on comprend l'Individu.
C'est donc grâce à ces deux grandes qualités que Babel 17 vous enchantera, vous aspirera dans la furieuse spirale et nébuleuse des aventures de Rydra, pour découvrir le plus horrible des secrets: Babel 17.

La conclusion de

Babel 17 est au final un magnifique space opera, passionnant de bout en bout, aux personnages originaux et parfois terriblement attachants, dont la réflexion profonde sur le langage remue le lecteur et le chavire sur ses fondements.
Prix Nebula 1966.

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