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Critique du roman : Le Canal Ophite [1978], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le mercredi 22 mars 2006 à 01h42

Le canal ophite

"Bulletin juridique quotidien, publié par l'Office intersystème de recherche et de contrôle criminel, 14 Verseau 568 VT Affaire Lilo-Alexandr- Calypso/Le peuple de Luna. (Résumé légal- pour publication immédiate)
L'Etat accuse Lilo-Alexandr-Claypso de s'être, du 3/1/556 au 18/12/567, livrée volontairement et en connaissance de cause à des expériences sur du matériel humain dans le dessein de provoquer artificiellement des mutations dans ledit matériel. L'Etat accuse également Lilo-Alexandr-Calypso d'avoir produit des blastocystes ainsi que des embryons humains présentant des caractéristiques contraires aux normes humaines généralement admises, violant ainsi le Code unifié de la Confédération des Huit Mondes, articles trois (Crimes contre l'humanité), paragraphe sept(crimes génétiques). L'Etat requiert la peine de mort à perpétuité..."

Le Canal Ophite est la source des connaissances qui se déverse depuis quatre siècles dans le système solaire des huit planètes que les Hommes ont colonisés. Ils ont été chassés de leur Terre natale par des entités extra-terrestres. Nul ne sait le pourquoi de ces messages en grande partie cryptés, et nul ne sait exactement d'où. Personne ne s'inquiète vraiment jusqu'à ce message où un ultimatum est donné aux hommes. Il est seulement connu de quelques personnes dans tout le système. Au même moment Lilo attend d'être exécutée, à cause de son crimes: les manipulations génétiques sont punies de la peine de mort...
Le space opera selon Varley. Ce roman est le premier de la saga des Huit mondes. Il met en place l'univers dans lequel évoluent les hommes dans un futur assez éloigné. La particularité de l'écriture est d'avoir imaginé l'évolution des hommes avec une grande rigueur scientifique. Même si l'on ne peut apparenter ce roman au genre hard-science, les techniques scientifiques y sont détaillés sans véritables failles, et c'est la grande force de ce livre et de cet auteur: on y croit. Même si la perspective est assez éloignée, ce futur est très cohérent. C'est dans ce monde futuriste que John Varley plante son décor. Et une histoire à rebondissement. Car malgré ce background technologique quasi sans faille, l'auteur sait jouer sur la corde de l'action pour donner du rythme à son roman. Il utilise de manière parfaite Lilo et les clones. L'histoire subit ainsi des changements de rythme qui permettent au lecteur de ne pas trop relâcher son attention, grâce au fil rouge du roman: Lilo. Ce livre pourrait presque se lire d'une traite, du coup! Malheureusement, la fin est trop rapide, concernant notamment la nature de ce canal, ce qui nous laisse un sentiment d'inachevé et presque de bâclé, dans un moment qui aurait pu être un peu plus développé, puisqu'il promettait la vérité sur le canal. Dommage.
La manipulation génétique. Le thème central est la science du vivant, la génétique. La question des règles régissant le matériel génétique humain y est strictement appliquée. Aucune manipulation n'est autorisée. Et pourtant, les Hommes ont dû s'installer sur les autres planètes, avec atmosphère, pesanteur et autres propriétés physiques différentes. Cela devient un véritable casse-tête, si l'on y réfléchit bien. Le clonage en est l'autre aspect des plus intéressants. J'ai beaucoup aimé le traitement des clones par John Varley dans la mesure où le clone acquiert tous les souvenirs de son original ce qui, vu le décalage temporel entre sa conception et sa mise en service, cela peut vite devenir difficile à vivre. La conscience même d'être un clone peut entraîner la dépression du sujet Beta, du fait de n'être qu'une copie du sujet Alpha. Bruce Sterling avait écrit d'ailleurs un beau roman, le souffle du cyclone, où le sujet Beta avait un trou temporel de 20 ans par rapport à l'Alpha, ce qui l'avait poussé à se lancer sur les traces de son passé. John Varley réussit presque à brouiller les pistes et à nous perdre dans les méandres de cette prolifération de clones, quant à l'identification même du sujet qui parle. C'est une très étrange sensation.

La conclusion de à propos du Roman : Le Canal Ophite [1978]

Manu B.
80

Le canal ophite laisse un arrière goût d'inachevé, car il aurait pu friser le chef d'oeuvre si la fin n'avait pas été un peu bâclée.

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