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Critique du Film : L'Au-delà
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Critique du Film : L'Au-delà

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 21 octobre 2005 à 0854

Un dernier volet brouillon, violent, crade, et parfois beau

Nous sommes en 1927, près de la Nouvelle Orléans. Une populace en colère, armée d’un ensemble d’objets hétéroclite, traverse en barque le bayou et fait irruption dans une grande demeure coloniale servant d’hôtel. Là, ils pénètrent dans la chambre d’un peintre, Schweik, le roue de coups, le crucifie et le brûle à la chaux vive. Plus d’un demi-siècle plus tard, une jeune femme (Liza) s’installe dans l’hôtel afin de le remettre en fonction. Commence alors une succession d’évènements étranges et de morts atroces qui restent insolvables, jusqu’à ce que Liza fasse la connaissance d’Emily, une jeune aveugle. Cette dernière lui apprend que l’hôtel est construit sur l’emplacement exact d’une des portes de l’Enfer.
Un an après Frayeurs, Lucio Fulci continue sa thématique des zombis avec ce troisième et dernier volet de la Trilogie des Morts. Il reprend son concept de porte dimensionnelle et la transporte dans le Sud américain, quittant le fantasmagorique britannique pour revenir à des aspects plus vaudou.
De part sa construction narrative qui s’appuie sur un scénario épais comme du papier à cigarette, l’Au-delà constitue une synthèse des deux précédents opus. Mais le mélange, malgré que les ingrédients soient parfaitement façonnés, se fait mal et l’ensemble constitue alors un enchaînement de tableaux, tous plus gores les uns que les autres, n’ayant parfois aucun liens entre eux. Les effets, pris séparément, sont d’une efficacité horrifique certaine, mais Fulci pèche par une volonté de surenchère, au dépend de la construction d’une histoire et de ses personnages. Le résultat est que l’on visionne souvent – mais pas toujours, heureusement - une overdose de séquences chocs d’une gratuité déconcertante, le tout ne faisant absolument pas peur. Car on emprunte le sentier de l’écœurement et non plus celui de la terreur.
Si on voulait vraiment enfoncer le clou, on pourrait même s’attarder sur la qualité du script, car il est non seulement d’un rachitisme effarant, mais de plus, il n’est absolument pas logique avec un bon lot d’ellipses incongrues, de situations incompréhensibles et de questions irrésolues. Mais est-ce que l’Au-delà est-il pour autant un mauvais film ? Et si tel est le cas, pourquoi tant d’amateurs de cinéma horrifique le considèrent comme un classique des années 80 ? Parce qu’ils ont entièrement raison… En fait, malgré tous les défauts précités, on ne ressent pas du tout en le visionnant l’impression de se mâter un nanar, et cela grâce au talent de Fulci qui parvient à faire souvent basculer cette exhibition d’effets spéciaux craspecs dans le domaine du surréalisme fantasmagorique. Utilisant avec justesse une photographie soignée et la musique envoûtante de Fabio Frizzi, le metteur en scène arrive parfois à compenser la pauvreté scénaristique par une exposition graphique fantastique, comme l’expression visuelle d’un poème macabre. Le paroxysme surréaliste étant atteint à la fin du métrage, avec l’extraordinaire spectacle de la Mer des Ténèbres, d’une beauté visuelle rarement égalée. On y découvre les héros, main dans la main, essayant désespérément de trouver une issue à cette mer de cadavres poussiéreux, baignée d’une brume grisâtre. Une course vaine qui va les conduire à l’aveuglement. Un moment qui reste encore une des plus belle séquence du cinéma fantastique.
Pour finir, au niveau de l’interprétation, si l’on ne peut pas vraiment dire que cela soit une catastrophe, les acteurs, probablement perdus au milieu de cet ersatz de script, font le minimum syndical. Seule Catriona McColl, comme d’habitude, est impeccable dans le rôle de Liza, et nous fait amèrement regretter son choix d’avoir arrêté prématurément sa carrière pour s’orienter vers le journalisme – elle a d’ailleurs dans ce secteur effectué une brillante carrière à la télévision américaine, comme quoi tout lui réussi.

La conclusion de

Œuvre inégale, brouillonne et handicapée par un mauvais scénario, l’Au-delà est un patchwork indiscipliné de scènes chocs souvent très réussies – mais pas toutes – et de plans fantasmagoriques d’une grande beauté graphique et onirique. Il est difficile d’y retrouver ses petits, mais il est certain que si l’on arrive à séparer le grain de l’ivraie, on peut en retirer à sa vision un grand nombre de satisfactions. Est-ce que le jeu en vaut-il la chandelle ?... C’est à vous de voir..

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation excellente
  • Effets chocs traumatisants
  • Une séquence finale magnifique
  • Une musique envoûtante

Que faut-il oublier ?

  • Direction d’acteur très moyenne.
  • Scénario brouillon et rachitique.
  • La scène des araignées, complètement ratée.
  • Trop d’effets gratuits ?

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