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Rencontre avec... Laurent Whale !

Publié il y a 10 ans par Manu B.

Interview dans la bonne humeur avec un auteur très sympathique.

Laurent Whale a publié en juillet 2006 le roman le chant des psychomorphes aux éditions Rivière Blanche. SFU a rencontré virtuellement cet auteur doté d'un grand sens de l'humour, un auteur à suivre de près dans les prochaines années:
Bonjour Laurent Whale. Tu es né en Angleterre mais tu as bourlingué ensuite, notamment en Afrique et tu es finalement arrivé en France depuis de très nombreuses années. J’ai lu (Interview dans Actusf) que tu avais été mécanicien, musicien, soldat, …On a vu des soldats anglais devenir chanteurs (James Blunt. Désolé, je ne suis pas fan mais c’est le premier nom qui m’est venu à l’esprit), mais pourquoi écrivain ? Après des métiers aussi différents, une expérience riche, l’écriture devient-elle une évidence ?
Une évidence ? Non, pas forcément. Juste un trop plein qu’on vide, peut-être, sans se rendre vraiment compte que l’on comble un besoin par la même occasion. Pendant toutes ces années, que ce soit ici ou là, j’ai toujours lu énormément. Mais l’origine de l’origine, c’est une rencontre. Avec une femme... comment dire… LA Femme. C’est elle qui a vraiment fait germer ce besoin de mots en moi. Elle l’a planté, puis l’a arrosé ; tous les jours ; toutes les nuits. Depuis 6 ans. Maintenant, le germe est devenu un petit arbrisseau, Alors j’attends que les fruits me (nous) permettent d’en vivre… C’est ça, qui est de la SF !
Au fait : si tu croises James Blunt, dis-lui que Jimi Hendrix avait été réformé, lui !

Tu viens de publier ton premier roman « le chant des psychomorphes » aux éditions Rivière blanche. Quel est l’effet de pouvoir publier un roman dans la nouvelle collection de Fleuve Noir Anticipation après avoir écrit des nouvelles jusqu’à présent ?
Petit aparté (tu me dois une bière) : à ma connaissance, Rivière Blanche n’a pas de rapport (direct ou non) avec Fleuve Noir. Il s’agit de l’aventure passionnée de 2 fans de cette époque du FNA qui ont eu envie de perpétuer un certain style de SF. Un style intemporel, celui des aventures avec un grand A, celui des pistolets qui font WIIIZZZZ ! et des planètes sauvages… [Ha ! ha ! ha ! La formulation était effectivement inexacte, j’ai assimilé à tort. Mais tu as bien gagné la bière aux prochaines Utopiales, imaginales ou autre événement où on pourra enfin se rencontrer !] L’effet que ça fait d’être publié ? C’est de la bombe ! Imagine que tu trouves un ticket gagnant du Loto le jour même où l’huissier vient te jeter hors de chez toi … Un grand bonheur avec plein de morceaux de joie dedans ! Le tout, enrobé de fierté d’être dans la même collection que quelques légendes du genre. Pour rétablir une chronologie, j’ai en fait commencé par écrire des romans (non publiés à ce jour), je n’ai commis ma première nouvelle qu’après mon troisième manuscrit.
Il y a comme un esprit FNA, dont tu sembles être fan. Voulais tu absolument être publié par Rivière Blanche, pour ton premier roman ?
Disons que j’aurais aimé être publié ; point ! Mais l’être – et pour un premier roman – par la collection qui est le dépositaire de l’esprit FNA, c’est ça qui est un rêve ! Cela dit, je ne les ai pas choisis, ce sont eux (Philippe Ward et Jean Marc Lofficier) qui m’ont fait confiance. Quand j’ai su qu’ils cherchaient des manuscrits dans le style space opéra, j’ai envoyé celui qui me semblait correspondre à ce style. Pour la petite histoire, je ne l’avais encore soumis à personne.
Comme quoi, le Loto, ça n’arrive pas qu’aux autres !

Maintenant que tu as publié ton premier roman, est-ce une nouvelle dimension, un nouvel horizon quant à tes projets futurs ? Est-ce que des portes se sont ouvertes depuis ?
Il me semble que les portes s’étaient ouvertes avant. Avec la chance insolente qui m’a vu publier ma première nouvelle. Et puis quelques rencontres de gens fabuleux qui n’ont ménagé ni leur temps ni leurs conseils et qui ont permis ce miracle. Avec le roman, c’est une autre dimension de l’écriture qui s’ouvre. Mais qui suis-je ? En fait, juste un petit gars qui réalise un rêve. Et le gars, ben il n’a aucune envie que le rêve s’arrête, alors il bosse. C’est ça, qui ouvre les portes.
A un niveau plus personnel, je dissocie bien le plaisir d’écrire de celui d’être édité. Le fait d’être publié fait tomber une barrière symbolique : celle qui sépare tout aspirant écrivain de… l’écriture. Ce qui ne veut pas dire que ceux qui ne parviennent pas à être publiés n’aient pas de talent (et inversement, d’ailleurs). Pour moi, il y a une grande différence entre les deux côtés de cette barrière. Maintenant, je sais que c’est possible. Je n’écris donc plus « à fond perdu ». Même si, en ce qui me concerne, l’écriture est avant tout un plaisir solitaire (hein ? mais non c’est pas sale), le partager est encore plus grand… Quelque part, un gamin repose ton bouquin sur sa table de nuit et regarde les étoiles avec de grands yeux. Là, c’est gagné. Même si c’est un adulte ! Non mais. Alors, Sésame, ouvre-toi ! (Comme disait un perroquet devant une graine récalcitrante)
Pour ce qui est des projets, je foisonne (mais si, c’est français !) : des nouvelles, un troisième roman en cours, (Les pierres du rêve – mon 2eme roman publié - vient de sortir en e.book chez Eons. Sortie en librairie prévue pour janvier 2007) et même une BD. Plus une, ou deux autres choses, et également tout ce qui pourra se présenter en cours de route ! Je ne vois pas pourquoi ma vie de l’année prochaine devrait être programmée à l’avance…, mmmh, pourquoi ?

Tes influences sont plutôt : space opera ou plutôt new wave, l’âge d’or ou bien le new space opera ? Quels sont tes genres préférés ? Tes auteurs préférés ? En lis tu autant depuis que tu écris ?
Les petites cases m’indisposent, je préfère le mélange des influences, les styles qui interpellent, les thèmes bizarres. Casser les frontières. J’aime tout ce qui me fait voyager dans la tête. Dès l’instant où le tourbillon m’entraîne, alors je fonce. Ce qui peut me faire passer d’un auteur moderne à un grand ancien, du space op’ à la hard science, du loufoque au steam punk, etc. Mais tous ces courants vont au même fleuve : la SF. Ça me fait penser à cette réplique des Blues Brothers : « ici on fait toutes les musiques : Country AND Western… » ! (avec l’accent texan du patron du Bob’s Country Bunker !). Comme quoi, quelque que soit cette satanée étiquette, le fromage est le même.
Mes auteurs préférés… toujours un exercice ardu. Mon cœur balance plutôt du côté des francophones. Ce sont eux qui ont baigné ma jeunesse. Ceux du FNA, bien sûr, puis de PDF et de Marabout. Des gens comme Bruss, Herault, Randa (le père), et tant d’autres, m’ont dépucelé à la SF (mais si, ça se dit). Il y a quand même eu quelques rosbifs et ricains - dont Van Vogt et Vance ou encore Sheckley, bien sûr. Depuis 2 ou 3 ans, je me tourne souvent vers des auteur(e)s plus actuels. Je prends énormément de plaisir à dévorer des bouquins aussi variés que ceux de M. Pagel, T. Di Rollo, R. C. Wagner, C. Dufour ou L. Genefort pour la SF ; ou encore M. Fazi, J. Kaan et C. Panier-Alix dans des genres différents… entre autres ! Comme tu vois, je reste très SFF éclectique. Je n’ai rien contre les auteurs anglo-saxons (en tant que sujet de sa très gracieuse Majesté, ce serait un comble !), mais comme j’écris en français… enfin, pour l’instant… mais chut !
Si j’en lis autant ? Ma consommation hebdomadaire se situe entre 2 et 4 bouquins par semaine. Je panache entre les anciens et les jeunes, histoire de varier les plaisirs. Et puis ça me permet d’alimenter ma chronique sur le site d’un libraire (L’œil de la Baleine, sur www.omerveilles.com).
Comme tu le vois, je me drogue à la SF, accoutumance garantie, sans effets secondaires à redouter ! Puis au saucisson aux cèpes (ou au bleu), mais ça fait grossir il paraît.

On sent en tout cas que Roland C. Wagner et toi avez un point commun : l’humour. Et ceci se ressent dans certaines de tes nouvelles parues avant « Le chant des psychomorphes ». Je pense notamment à « La lettre au père Noël » et « Une tourte pour huit ». Dans cette dernière, tu présentes une planète (Nouvelle Australie) sur laquelle les habitants sont génétiquement adaptés, mais plutôt rustres et à la mentalité primaire. L’apprenti pilote est donc soumis à un entraînement assez particulier. La chute de cette nouvelle prend le lecteur au dépourvu qui s’attendait à tout sauf à ça ! Tes pérégrinations dans l’armée t’auraient-elles conduit jusqu’en Australie, d’où cette parodie en forme de clin d’oeil (ou le contraire)?
Mes pérégrinations militaires m’ont surtout mis en présence de pas mal de « bouses », ceux qui ont lu la nouvelle ou/et fait l’armée compatiront ! Blague à part, j’ai effectué mon armée (engagé, berk !) en Afrique noire, puis dans la corne Est de ce magnifique continent. Je m’y suis découvert une vraie passion pour la jungle, ce qui donne dans – pratiquement – tout ce que j’écris un passage obligé par la forêt vierge. Mettre mes pieds là où nul couillon n’a encore joué de la tronçonneuse, c’est un truc qui me trifouille toujours l’intérieur du dedans. Un de mes rêves serait de remonter l’Amazone sur un vieux vapeur. Trop romantique ? Et alors ?
Pour revenir à « Une tourte… » (dans laquelle il n’y a pas de jungle, cherchez l’erreur !) l’attitude des colons de Nouvelle Australie est un parallèle avec une certaine Amérique d’aujourd’hui. Sûre d’elle-même, arrogante et impérialiste. Fière de pas grand-chose, en somme. Cela dit, ne confonds pas : je ne fais pas dans l’anti-américanisme primaire. Il y a là-bas (et je le sais pour y avoir zoné quelque temps) des gens formidables. Et puis, l’Amérique n’a pas le monopole des cons. Ça se saurait. Ce sont ceux qui oublient leurs origines qui me sont insupportables. A mon sens, on ne peut se tourner vers le futur qu’en s’appuyant sur le passé. Et le passé, ben il est commun. Merci petite Lucy. De là à faire de la mémorabilia larmoyante, je dis niet, Tovaritch !
La Terre est à tout le monde. C’est même pour ça qu’on l’appelle le « Monde ». Sans blague.

De même, « la lettre au père Noël » t’a permis de laisser libre cours à ton imagination avec humour sur les fantasmes des humains. A moins que ce ne soit aussi un clin d’oeil à Fredric Brown ? L’humour est-il important dans tes œuvres ?
Oups ! que de références ! Au risque de te décevoir, je crois n’avoir jamais lu de Brown (pas plus Frédéric que Dan, d’ailleurs !). Mais j’y songe, il y en a dans ma pile à lire – Frédéric, j’entends. Je fais, de ce pas, chauffer mes papilles liseuses. Oui, l’humour est important. Il est même vital. C’est le regretté Sheckley (avant Roland) qui m’avait fait découvrir que les éclats de rires peuvent être des armes de destruction massive (surtout quand on vise bien).
Et puis, il n’y a pas encore besoin de port d’arme pour faire de l’humour. Enfin, faisons gaffe quand même : ça peut venir !

Tu peux également être plus dramatique, disons plus sérieux, dans tes nouvelles. Il y a un quelque chose de nostalgique dans « G’Tarosh ou l’amère sève », dans laquelle tu distille une émotion certaine. As tu trouvé difficile de passer de l’humour au dramatique ou cela ne te pose t- il aucun problème ? Le message à faire passer est-il différent ?
La jungle, toujours la jungle… on est en plein dedans avec cette nouvelle. Une végétation bizarre, organique, vivante. « G’Tarosh… » était une commande, et le thème imposé (l’Arbre) ne m’avait pas semblé propice à l’humour. De plus, j’ai remanié plusieurs fois le texte avant la version définitive, ce qui a toujours tendance à engourdir mes zygomatiques ! Pour être franc, je ne « passe » pas de l’humour à l’émotion. Ça vient tout seul. Selon l’inspiration du moment, de ce que j’ai envie d’écrire et de comment je me sens. Ce n’est pas forcément le fruit d’une démarche réfléchie. Pour que ça fonctionne, il faut que ce soit un enchaînement naturel. Dans « Le chant des psychomorphes » il y a beaucoup de ces changements d’ambiance. Ils sont là, entre autres, pour renforcer la fragilité du personnage central. Quand au « message », s’il y en a un dans « G’Tarosh… », il est essentiellement écologiste. J’adore la salade. Si, si.
Enfin, « Helas Elias » a remporté le prix Merlin en 2005. Il y est question de manipulation d’esprit mais aussi du pouvoir. A l’instar de Roland C. Wagner, toujours au travers de l’humour, es-tu aussi engagé, ou du moins la critique politique peut-elle, d’après toi, avoir la littérature SF comme support ?
Bien sûr ! C’est même le support idéal. Un certain La Fontaine – au risque de se faire raccourcir - faisait bien passer ses messages au travers d’animaux parlants… alors n’était-ce point déjà de la SF ? Je vous le demande, chère assistance médusée !
Quant à savoir si la critique politique est consciente, c’est beaucoup dire en ce qui me concerne. Disons que certaines choses ont le don de faire passer mon énervographe dans la zone rouge. En bref, je suis plus anarchiste que contestataire ! Paradoxal ? Ben, tant mieux ! Ceci étant dit, je suis aussi un contemplatif, cherchez l’erreur (encore !). Roland a sans doute une plus grande culture politique que moi, (ce qui ne veut pas dire qu’il soit « politisé ») encore faudrait-il lui poser la question : — Cher Roland C., diriez-vous que la politique est partie intégrante de votre œuvre ? — Hum. La politique ? c’est pas assez… transparent.

Concernant le chant des psychomorphes, on sent que ton style a encore évolué. A l’inverse de tes nouvelles où j’ai eu l’impression que tu prenais ton temps pour les conclure, en terme de rythme notamment, ce roman est construit judicieusement pour alterner moments forts d’actions rapides et instants de réflexion. Ces pauses nous permettent, nous lecteurs, d’en savoir un peu plus sur cet anti-héros, ses angoisses et ses joies. J’ai particulièrement été emballé par l’emploi du présent, des phrases courtes. Résultat : on est dedans. Pourrais-tu nous expliquer un peu ta démarche ?
C’est un mode que j’aime utiliser pour les textes d’aventure. Je trouve qu’il s’y prête bien, même s’il limite (voire supprime) les possibilité d’intrigues parallèles. Ce style facilite l’identification du lecteur au personnage. Je suis, donc … ben, je suis ; en quelque sorte. J’adore plonger dans le vif du sujet. En l’écrivant, je me suis souvenu de mes lectures de jeunesse, notamment Peter Randa qui utilisait fréquement ce mode. Mais à la différence de lui, dont le but était surtout de privilégier l’action, je m’en sers pour approfondir les personnages qui gravitent autour du héros. Et, comme tu l’as fait remarquer, pour développer ses réflexions intimes. Ceci dit, il est évident que ça fluidifie le récit et, donc, l’action !
En comparaison de l’exercice de la nouvelle, n’est-ce pas difficile de tenir la distance d’un roman ? N’est-ce pas épuisant de s’astreindre à aller au bout de son idée avec les mêmes objectifs ?
Ça dépend. Principalement des objectifs. Plus le propos est ambitieux, plus l’effort est intense – en tout cas, pour moi. C’est comme tout (je sais : ça ne veut pas dire grand-chose, mais j’adore le placer !). En fait, je rumine l’histoire pendant parfois des semaines, en prenant des notes, avant de toucher le clavier. Mais, une fois lancé, le processus est relativement rapide. Parfois, c’est comme si les phrases s’affichaient à l’avance sur le clavier et que je n’avais plus qu’à taper sur les bonnes touches. Tu sais, comme ces synthétiseurs de la Redoute, qui allument des diodes au dessus des touches pour jouer tout Clayderman en une semaine !
Décidément, on fait dans les références musicales (Blunt puis Clayderman !)… Mais parle nous du héros. Il a un certain nombre de défauts, mais il a une sorte de révélation quand il se frotte à d’autres milieux. Puis il bourlingue, il a des aventures extraordinaires et une mission capitale pour l’avenir de nombreux humains. N’est-on pas tenté, quand on est écrivain, de se projeter dans son personnage et de vivre par procuration une autre vie, comme le font les acteurs au cinéma ? Il y a forcément un peu de toi dans Zear, non ?
Oui, forcément. Surtout dans la première partie, je crois. Une certaine façon de vivre dans une fuite en avant perpétuelle. Par contre, je n’ai jamais été fonctionnaire ! Au final, Zéar n’est pas si altruiste qu’on peut le croire. S’il s’engage dans ce micmac, c’est avant tout pour se dédouaner, même si, au fil du roman, il évolue dans sa manière de penser. Mais pour revenir à ta question, il est plus aisé (surtout à la première personne) de s’identifier au personnage. Et puis, c’est tout un pan de l’histoire qui devient du coup plus facile à écrire quand on est proche du personnage. L’esprit (de l’auteur) a alors tout le loisir de se concentrer sur le reste du récit. Ceci dit, Zéar n’est pas moi. Et réciproquement (voir même, lycée de Versailles !). J’ai trouvé intéressant d’avoir un héros qui ne soit pas flamboyant dès le deuxième paragraphe, je le voulais réel, imprévisible dans ses maladresses. Humain, quoi. Il est bien plus proche de monsieur-tout-le-monde que de Brucenold Schartzéwillis ! J’avais le souci du réalisme. Du côté humain, je veux dire. D’une façon générale, c’est une approche qui me convient, le réalisme. J’aime les histoires qui me font rêver tout en étant plausibles. On pourrait dire que je suis un cartésien onirique !
Ton deuxième roman « Les pierres du rêve » est sorti aux éditions Eons en e-book, puis sera publié en librairie en Janvier 2007, et même en BD. Peux-tu nous parler de ce roman et de l’adaptation en BD ?
« Les pierres du rêve » est né de l’envie de rendre un hommage à un style de cinéma – ou plutôt ses ambiances. Le film noir des années 30 à 60. Tout un univers qui était déjà, à l’époque, en décalage avec son temps. Les voitures avaient des ailerons et les bimbos des pare chocs ! Eclairés au néon, naviguaient quelques personnages peu recommandables. J’ai repris un peu de cet esprit, transposé au futur. Parce que l’homme restera toujours un gosse. Tout se passe dans un temps où la Chinamérica se déchire le monde avec l’Afrikeurope. Dérision, action, aventure, mondes parallèles et interlopes… le tout parsemé de réflexions sur la condition de ceux qui marchent debout. Sans oublier la dose de suspens en prime et un zeste d’amûûûr ! Nelson Burett n’est pas un privé comme les autres. Mais ça, il ne le sait pas encore…
La BD ? Ah Ah !!! je vous reconnais bien là, chers journalistes à l’affût du scoop ! J’ai dit « une BD », pas une « adaptation ». Le projet BD est basé sur une toute autre histoire. SF, bien évidemment, mais rien à voir avec celle-ci. À ce propos, je suis toujours en recherche d’un dessinateur aguerri pour cette commande (payée et tout, si si). Alors, camarades artistes, formez vos bataillons !… Vous pouvez me joindre ici, notre ami Oman fera suivre (c’est bien comme ça qu’on dit ?).

Pas de problème, SFU est aussi un vecteur d'information !^^ Pourquoi ce choix de l’e-book ? Est-ce une façon d’être à la pointe de la technologie, voire d’avoir un orteil dans les mondes futuristes que tu imagines ?
En fait, il s’agit d’un choix éditorial de Eons. Lorsqu’il m’ont signé en 2004 pour ma première nouvelle publiée (et je ne les remercierai jamais assez pour ça), ils m’ont exposé leur politique. En un mot : mettre un pied – plus qu’un orteil - dans le futur de l’édition. Ils sont, d’ailleurs, leader depuis 2005 sur le marché de l’e.book SFF. D’un point de vue plus prosaïque, en ce qui me concerne, ça fait plus de ventes ! En effet, après étude de l’historique, il apparaît que la clientèle e.book est différente de celle qui n’achète que du papier. Ça tombe plutôt bien : cette année, il fallait vraiment que je change ma Ferrari !
Après ce nouveau roman, quel est l’emploi du temps de Laurent Whale pour l’année 2007 -à part traîner sur les forums et sur les festivals littéraires, bien sûr !- ?
Pfff ! Traîner, traîner… Et alors ? Si j’aime ça ! ? Ecrire, évidemment. Finir un roman que j’ai en cours, puis la BD. Faire le tri dans mon coffre à idées pour finaliser (ou commencer) une rafale de nouvelles… Essayer les marchés étrangers, j’ai plusieurs contacts intéressants. Sortir un peu, voir des films, lire un max (comme d’hab’). Accueillir tout l’imprévu qui voudra bien se présenter. Tester de nouvelles bières, quelques Scotch aussi, en bonne compagnie. Et surtout, dégager du temps pour écrire encore, ce qui n’est pas forcément antinomique avec ce qui précède immédiatement !
Le mot de la fin ? Pour moi ce sera bravo et bonne continuation. Et la porte de SFU est grande ouverte pour nous faire part de tes nouveaux projets.
Ben pour moi, ce sera Druchtnykapss Fourytchn’ ESEFIU akouppips, ce qui, comme chacun sait, signifie (à peu de choses près et en Cassioppéen) : longue vie à SFU !

Bonus: petite Bio du Laurent Whale commun par Laurent Whale:
Né : Oui. Mais ça, on le savait. En l’an 1960 de l’Agitateur Involontaire.
Pourquoi : ça, si je le savais…
Où : Torquay, station balnéaire (ne riez pas) de la côte sud… de l’Angleterre.
Nationalité : Sujet de sa Très Gracieuse Majesté, en même temps que Sans Culotte d’adoption (cherchez bien).
Vie : dissolue, ici et là et un peu ailleurs. Plein de pays, plusieurs continents, des déserts, des jungles aussi. Quelques villes pourries et d’autres mieux. J’arrête là, sinon je vais me prendre pour un de mes personnages !
Dernier domicile connu : Sol III. Pour l’instant.
Signes particuliers : Je hais le foie de génisse.

email : lrwhale@yahoo.fr

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