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Critique du Roman : Les Jardins de la Lune
Les Jardins de la Lune >

Critique du Roman : Les Jardins de la Lune

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le jeudi 24 mai 2018 à 1800

Épique, dense et ambitieux !

Les éditions Leha nous avaient très agréablement surpris il y a quelques mois avec leur guide de l'imaginaire russe Star Marx qui avait des allures de background pour jeu de rôle délirant à la sauce soviet. Ces éditeurs ambitieux proposent depuis mai et en français le début d'une saga épique en 10 tomes qui a connu un immense succès dans le monde anglophone. Cette épopée est écrite par un rôliste et suite à une campagne devenu scénario de films (à une époque où Le Seigneur des Anneaux n'avaient pas encore ouvert la voie au grand écran) qui n'a pas abouti, Steven Erikson a décidé d'écrire un roman. Ce premier opus date de 1999 et n'est pourtant que le début d'une histoire médiévale fantastique impétueuse, sombre et tentaculaire. Déjà traduite en 21 langues et vendue à des millions d'exemplaires, cette saga est peu connue du public français et c’est bien dommage.

Le livre des Martyrs (in english, The Malazan Book of the Fallen, Le Livre Malazéen des Déchus) s'ouvre donc sur ce premier tome : Les Jardins de la Lune.


Superbe couverture de Marc Simonetti

Dans un monde où les civilisations ont prospéré puis se sont effondrées, l'Empire Malazéen dévore tout sur son passage. Le roman s'ouvre sur la dernière année de règne de l'Empereur Kellanved qui sera bientôt trahie par une femme dangereuse. Le jeune Ganoes Paran la rencontre alors qu'il observe de loin un quartier de miséreux brûler sous la puissance de la magie. Il a 12 ans, et décide qu'un jour il sera soldat. Il est un des innombrables personnages qui peuplent l'univers crée par Steven Erikson. Les années passent. C'est cette femme étrange qui dirige l'Empire désormais. Laseen, la nouvelle impératrice, une femme haïe et vénérée, la personne la plus puissante de ce monde, pense-t-on, est la créatrice d'un groupe de chasseur de sorcières, la Griffe, de véritables assassins. Son adjointe Lorn va bientôt prendre Paran sous son aile. Ainsi commence une intrigue riche et qui ne nous laissera pas respirer avant le premier tiers du livre. Nous voici plongé dans le siège de la cité de Pale vu par la seconde armée du Haut-Poing Dujek, vénéré par ses troupes et pressenti autrefois comme héritier de l'Empire. De nouvelles factions apparaissent, des intérêts divergent et tout un flot d'informations nous submerge sans trouver encore de sens. L'auteur l'annonce en préface, il ne ménage pas son lecteur, il faut mériter ce livre. Des dieux interviennent, des races inédites également dont les Tiste Andii descendus du ciel et particulièrement puissants. La magie est omniprésente, puissante et dérangeante. Elle se présente sous forme de garennes, de voies, labyrinthiques, permettant de voyager à travers des dimensions, d'invoquer, de transformer. Cela rappelle l'univers de Roger Zelazny, Le Cycle des Princes d'Ambre. L'ambiance crée par la présence de cette magie est très particulière, inquiétante et mystérieuse.

La seconde partie du livre, consacrée à la ville de Darujhistan, regroupe plusieurs histoires, certaines amoureuses et légères, d'autres plus politiques et encore d'autres aux conséquences divines. Les implications des actes de chaque personnage s'entremêlent et on commence à dénouer les fils d'une histoire tragique. La fin du livre laisse un goût amer, on veut en savoir plus maintenant qu'on commence à saisir les tenants et les aboutissants.

Les personnages très nombreux sont intéressants en tant qu'individu et dans les groupes dans lesquels ils s'imbriquent, j'ai beaucoup aimé cette vieille escouade de soldats abîmés par la guerre et résolus à aller jusqu'au bout, les Brûleurs de ponts qui accueillent en leur sein une jeune fille au regard de vieille sage et aux capacités de combat surprenantes. Cela rappelle La Compagnie noire de Glen Cook. Pour s'y retrouver dans ces différentes factions, un index des personnages en fin de livre est proposé et m'a été utile plusieurs fois pendant la lecture. Comme toute grande saga, on trouve aussi deux cartes dans le livre, des poèmes et extraits de chroniques en début de chapître. C'est une oeuvre ambitieuse autant du côté de l'auteur que pour le lecteur.

La conclusion de

Les Jardins de la Lune est le premier tome d'une saga magistrale de fantasy épique, Le livre des Martyrs. C'est un roman dense et dont l'entrée est difficile. L'intrigue est complexe car elle oppose différentes factions et de très nombreux personnages, y compris des dieux et des races différentes. La magie est omniprésente dans ce premier tome et crée une atmosphère particulière tout au long de la lecture. Si vous passez le premier tiers de l'ouvrage, vous serez récompensé !

Que faut-il en retenir ?

  • De la fantasy de haut vol, ambitieuse et magistrale 
  • Un univers exigeant, dense et profond
  • Une magie originale et perturbante basée sur les labyrinthes et les dimensions

Que faut-il oublier ?

  • Une entrée dans la saga obscure et qui ne répond pas à toutes les questions, il faut passer le premier tiers du livre.
  • Des personnages très nombreux à la Game of Throne

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