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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Anon
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Anon

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 14 juin 2018 à 1400

The social network...

Andrew Niccol a toujours su proposer des films s'appuyant sur des concepts alléchants propre à nous faire réfléchir sur la société, ainsi que des univers oppressants dans lesquels les individus sont complètement aliénés. Ceci dit, après plus de vingt ans de carrière, un constat s'impose : une majorité de ses films n'ont été que de gros pétards mouillés. Il ne reste en effet que Bienvenue à Gattaca (qui est un immense chef d'oeuvre), Lord of War (qui tire intelligemment son épingle du jeu) et The Truman Show (qu'il a écrit mais pas réalisé) pour rattraper les grosses déceptions que furent SimoneTime OutThe Good Kill ou l'affreux Les Âmes Vagabondes.

Vingt ans après Bienvenue à Gattaca, le réalisateur n'intéresse désormais plus grand monde. Et pourtant, chaque fois, ses films ont toujours un immense potentiel sur le papier. Anon ne fait pas exception à la règle : un excellent potentiel pour une exécution décevante (même s'il s'agit tout de même de son meilleur film depuis Lord of War). Le concept est ainsi intrigant. Anon se déroule dans une société ultra-connectée dans laquelle l'anonymat et la vie privée n'existent plus, un monde dans lequel les individus vivent dans une réalité augmentée permanente. Dans cet univers fasciste, une série de meurtres mystérieux commis par une personne "anonyme" risque de faire dérailler le système, et il appartient au héros de faire en sorte que rien ne change.

Anon a donc un énorme potentiel, et pour tout dire, il commence plutôt bien. Certes le film est cheap (cinq acteurs, quatre figurants, des CGI immondes, des décors vides, mais où sont passé les 20 millions de budget ?), mais le scénario s'appuie sur plein de petites idées intéressantes, tout en convoquant des références prestigieuses plutôt bien réutilisées (notamment le sous-estimé Strange Days). Mais si les choses s'engagent bien, elle montrent rapidement leurs limite : le scénario est répétitif et grille toutes ses cartouches en une heure, et les dix dernières minutes démontrent que Niccol n'a en fait aucune idée de ce qu'il raconte.

Il en résulte une certaine frustration, car en dépit du côté "épisode de Black Mirror", Anon aurait pu être bien plus que ça. Une nouvelle fois, Andrew Niccol n'a pas su quoi faire de son concept. ​Si Anon est clairement décevant, il n'en demeure cependant pas moins un minimum divertissant. On se laisse tout de même porter par l'enquête, et on retient au final toutes les bonnes idées disséminées ici et là dans le film. Bancal mais distrayant, c'est juste que j'aurai aimé un peu plus de la part du réalisateur de Bienvenue à Gattaca

La conclusion de

S'appuyant sur un concept intéressant, et porté par une première partie assez prenante, Anon s'avère au final être une petite déception. Parce qu'Andrew Niccol n'a visiblement aucune idée de ce qu'il nous raconte, tout l'édifice s'écoule misérablement lors d'un acte final aussi confus que sans intérêt. Il ne reste au final un long-métrage tout juste divertissant, aussi vite vu qu'oublié...

Que faut-il en retenir ?

  • Le concept de base,
  • De bonnes idées disséminées ici et là,
  • Une première partie intriguante et bien fichue,

Que faut-il oublier ?

  • Un final nullissime, qui n'a aucun sens,
  • Un film vraiment cheap.

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