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Critique du Roman : Les Élémentaires
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Critique du Roman : Les Élémentaires

Avis critique rédigé par Kathleen A. le vendredi 14 avril 2017 à 08:52

Au sein des élements

Je suis Cassandra, une mage de feu aux pouvoirs incommensurables, mais mon incapacité à les canaliser m'oppose à mes semblables. Ma naissance a blessé ma mère et, depuis lors, la haine a grandi dans les yeux de mon père. J'ai brûlé les mains de mon oncle et fait peur à sa fille, Kiana, bien qu'elle m'apprécie, je redoute le jour où je la brûlerai aussi. J'ai ouï dire d'une cure qui pourrait me guérir, mon père a fini par céder, libéré -quelque part- que je parte loin d'ici, Kiana vient m'accompagner, cette idée me ravit . Mais malgré nos précautions, malgré nos protecteurs, quelqu'un semble motivé à ce qu'il m'arrive malheur. La route s'annonce ponctuée de dangers et remplie de menaces, et chaque jour qui passe augmente notre crainte de ne pas voir le jour prochain se lever...

Dans les tons chauds d'orangé et de jaune se révèle la silhouette d'une jeune femme aux cheveux flamboyants, l'image et les couleurs sont parfaitement choisies pour illustrer le roman. Les pages sont assez épaisses pour ne pas laisser le texte de la page suivante se voir en transparence et assez fines pour se tourner plus qu'aisément. Les chapitres sont très bien définis, le plus souvent séparés par des demi pages blanches ou une entière, pour systématiquement débuter sur la page de droite, ce qui donne une constance agréable à la fluidité de lecture.

Passons désormais au roman en lui-même. L'écriture est simple, très accessible dés le plus jeune âge de la jeune adolescence et c'est là où se situe le problème. On y parle d'acné, des premières menstruations, de l'incompréhension des premiers émois, ce qui me conforte dans l'idée de situer le roman pour la jeune adolescence, soit 10-12 ans. Sauf que la suite du roman ne continue pas du tout dans ce sens. On y retrouve des détails très sexualisés qui ne conviennent pas pour cet âge. Castlemore le conseille dés 15 ans (là où la FNAC le propose dés 13 ans), soit. C'est plus adapté en effet sauf que le choix d'écriture ne convient pour le coup plus. Quant aux sujets abordés, à 15-16 ans, loin sont les souvenirs des premiers boutons ou des premières règles. Vous me direz sans doute que, à leur âge, vous en aviez entendu d'autres, certes, mais je vais me permettre de joindre un extrait du livre pour soutenir mes paroles :

« Kiana se laissait caresser par le vent comme une femme abandonnée aux mains de son amant. L'excitation de Christian monta. Son esprit ouvrit le tiroir où il rangeait les souvenirs fugaces d'une féminité désirable. Alors que le manège tournait de plus en plus vite, les images qu'il évoquait quand il était seul dans sa chambre se superposèrent. Il se souvint des lavandières aux chemises humides, collées à la peau. Des filles de l'école, alanguies sur l'herbe, avec, dans le creux du décolleté, une perle de transpiration sur leur peau hâlée. De cette gamine qui lui avait permis de poser la main sur sa cuisse au spectacle de lamantin. De cette autre qu'il avait emmené danser et dont il avait frôlé la poitrine menue d'une main peu assurée. De Cassandra, nue, sortant de son baquet, qu'il avait entraperçue sans le vouloir au début de leur périple. Kiana offerte au vent. La caresse chaude de l'onde sur sa nuque. Une poitrine tendue sous une chemise blanche. Le creux d'un décolleté. Un sein sous sa main. Cassandra nue. Kiana offerte au vent. La caresse sur sa nuque comme un baiser dans le cou. Il devenait le vent. Le rire de Kiana. La joie de Kiana. Le plaisir de Kiana. Son plaisir. Son désir. Le vent montait dans son bas-ventre. Le vent tendait sa peau. Partout. Le désir se tendait. Il était le vent. Kiana s'offrait. Le vent glissait entre les doigts de Kiana. Il se mordit les lèvres. Il en voulait encore. Il mêla tous ces corps féminins en un seul. Kiana nue. Toutes ces sensations, tous ces moments de plaisir solitaire, son désir de femmes, tout effleurait sa peau sous les bourrasques vives »

Personnellement, je classerai bien plus volontiers ce texte dans un roman de Milady que dans un roman de Castlemore. Je comprends la volonté d'aborder tous les sujets de la jeune adolescence (jusqu'aux plaisirs solitaires et l'acte sexuel) mais entre cet extrait et celui qui viendra plus tard bien plus explicite de l'acte sexuel, mouais, bof. Pour continuer, je dirai pourtant que ce n'est finalement pas ça qui m'a le plus choqué. La femme est objectifié sans vergogne, le non-consentement sexuel est banalisé tout comme la torture des animaux (on notera principalement comme exemple le "jeu" où il faut décapiter un coq pendu par les pattes qui possède des renforcement de bois au niveau du cou pour que ce ne soit pas trop rapide/facile) et, comme pour couronner le tout, la morale de l'histoire nous apprend donc (attention spoil jusqu'à la fin de la phrase) que même si ton père a voulu te tuer/tuer ta fille, tu dois lui pardonner/te soumettre et rester vivre avec lui parce que sinon vous serez sans le sous. Non, vraiment, là, je ne sais plus trop quoi dire. Est-ce réellement les valeurs dans lesquelles je veux que mes enfants grandissent ?

30

Un roman ni intéressant ni éducatif, à oublier sans honte.

Critique de publiée le 14 avril 2017.

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