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Critique du Jeu Vidéo : Hydrophobia

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 13 septembre 2014 à 16:00

Un véritable naufrage

Test de la version PS3 intitulée Hydrophobia : Prophecy.

La démocratisation des plates-formes de téléchargement permettent aujourd'hui aux développeurs indépendants d'éditer leurs propes productions. Parfois cette opportunité semble d'ailleurs être la dernière option possible pour sortir un titre voué à l'échec, à l'instar Hydrophobia.

Annoncé en 2007, le jeu des Mancuniens de Dark Energy mit donc quelques années à nous parvenir en téléchargement sur le XBLA (septembre 2010) puis sur PC (mai 2011) et enfin sur PS3 (novembre 2011). Ce décalage important ne s'explique pas seulement par un contrat d'exclusivité. En effet, la version 360 semble aujourd'hui être une bêta des deux autres, et ce notamment car des changements ont été apportés sur les deux autres versions (et le titre s'est accessoirement vu augmenté d'un « Prophecy »). Mais malgré cette ressortie améliorée, on ne peut s'empêcher de remarquer que les développeurs n'ont pas réussi à aller au bout de leur ambition, probablement par manque d'argent, peut-être par la perte/manque d'un partenariat avec un gros éditeur. Un échec qui obligea malheureusement le studio à fermer ses portes début 2012.

L'ambition des développeurs était de baser le jeu sur leur moteur interne intitulé « HydroEngine ». Celui-ci est ainsi chargé, comme son nom l'indique, de gérer l'eau de la manière la plus réaliste possible. Partant de cet impératif technique, a donc fallut broder une histoire. L'intrigue nous plonge donc dans un futur assez pessimiste où les théories de Malthus se sont réalisées. Les ressources de la planète n'ont pas été suffisantes pour supporter la croissance démographique. Cette situation a entraîné la créations de véritables villes flottantes vivant en marge dont le Queen of The World, financé par un grande grande corporation. Vous incarnez Kate Wilson, une ingénieure de maintenance du navire qui va vivre de l'intérieur l'attaque de terroristes appelés les Malthusiens. Ce faisant, ces derniers souhaitent rappeler au navire la situation dans laquelle la Terre se trouve réellement. Notre héroïne va donc devoir survivre dans un navire géant prenant l'eau et déjouer les plans des terroristes.


Kate va être seule dans son combat et sa survie. Le jeu prend ainsi le parti de la survie et de l'ambiance claustrophobe. La solitude va peser lorsqu'elle devra faire face à de nombreux ennemis, où la ruse doit l'emporter sur l'affrontement direct. Néanmoins la progression de l'intrigue se retrouve vite décousue et oublie de répondre à pas mal de questions. On a ainsi la sensation d'un univers à peine esquissé et de quelques trous dans le scénario. Il s'agit là d'un premier indice démontrant des ambitions revues à la baisse : les développeurs réussissent certes à rendre Kate attachante, mais la narration comporte un certain nombre de défauts, à l'instar de cette première demi-heure trop hachée de cut-scenes. En fait, seule la sensation de parcourir un navire envahit par les eaux fonctionne bien.

Le jeu se base beaucoup sur sa gestion de l'eau, et à ce niveau, il n'y a rien à redire, tant au niveau de sa texture que de ses mouvements ou encore de son interaction avec d'autres effets, comme l'électricité ou le feu. D'une manière générale, le jeu est techniquement supérieur à la moyenne des titres uniquement destinés au téléchargement et non supportés par un gros éditeur. Si la réalisation nous donne bien l'impression de parcourir un navire en détresse, avec ce qu'il faut d’inondations et d'explosions, les décors se révèlent au final trop répétitifs dans les trois-quarts du jeu (on a d'ailleurs souvent l'impression de traverser une même salle générée plusieurs fois). Là encore, on a l'impression que les développeurs voulaient nous proposer autre chose, tant au niveau des décors que des ennemis...


​Ainsi on se balade de salles en couloirs pour déverrouiller des portes, pour accéder à des zones ressemblant furieusement aux précédentes, et la progression se fait dans un mélange action/plates-formes qui rappelle bon nombre de TPS actuels, Uncharted en tête. Les phases de plates-formes sont très assistés et il faudra user du système de couverture lors des gunfights au gameplay très classique. Il faudra ici surtout tirer sur l'environnement comprenant des objets explosifs, électriques ou capables de faire se déverser de l'eau sur vos adversaires. De bonnes idées à la base, néanmoins cela s'avère vite répétitif et, faute à une IA à la ramasse et à des ennemis trop puissants, les scènes d'actions sont molles. On pourra enfin regretter une ambiance sonore manquant d'originalité (notamment la musique) ainsi que des doublages tout juste corrects.

Dark Energy a donc faire un condensé de ce qui marchait en apportant quelques plus (comme des portes à pirater sous forme de mini-jeux ou encore l'apparition de pouvoirs chez Kate comme le montrent les différents trailers). Et c'est là que les développeurs se sont tirés une balle dans le pied car les pouvoirs n'interviennent que dans la dernière demi-heure du jeu... On sent réellement le titre devait être bien plus long et ambitieux. En l'état, il ne faut que trois ou quatre heures pour le terminer, ce qui est plutôt honnête pour un jeu vendu à 8 euros. Si Hydrophobia est donc rempli de défauts, il reste malgré tout jouable et n'est surtout pas très cher...

58

Hydrophobia : Prophecy, dans sa version PS3, est un jeu qui n'arrive jamais à atteindre les ambitions que les développeurs ont fixées. La première heure de jeu laisse donc augurer une bonne surprise, tant au niveau de l'ambiance que d'une technique assez intéressante. Malheureusement, le titre se perd ensuite dans son scénario et dans des mécaniques de gameplay trop classiques et pas toujours bien huilées. Néanmoins, pour moins de 10 euros, il semble difficile d'être trop exigeant car la réalisation tient vraiment la route.

Critique de publiée le 13 septembre 2014.

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